Gérard Houllier, ancien sélectionneur de l'équipe de France, fait partie de cette commission technique de la FIFA. Selon lui, le public s'étonne, car il ne retient que la deuxième mi-temps de la finale. L'ex-entraîneur de Liverpool soutient que, au regard de l'ensemble de la compétition, cette récompense est méritée: "il (Messi) a été l'homme le plus important pour son équipe."


Houllier précise un peu les critères qui ont fait la différence entre La Pulga et ses concurrents: "Messi a été plus que décisif lors des quatre premiers matches. L'analyse prend aussi en compte le fait qu'il était capitaine d'une équipe soudée. Une formation qui a bien joué ensemble. Chose qu'on n'avait plus vue depuis longtemps en Argentine. Il a été plus que décisif dans ce collectif et sa mise en place".


Être capitaine constitue donc un critère pour être élu meilleur joueur du tournoi. On se souvient effectivement qu'Oliver Kahn, Zinédine Zidane ou encore Diego Forlan portaient le brassard lors des éditions précédentes. Robben, Muller, Neymar, James Rodriguez, non. Messi, un choix cohérent donc ? Oui et non, car quand on parle de capitanat dans le chef de Lionel Messi, deux mots reviennent souvent: symbolique et protocolaire. Les plus attentifs ont en effet compris que le vrai capitaine, le vrai patron sur le terrain lors du Mondial, c'était Javier Mascherano, comme l'illustre cette photo.


Qu'à cela ne tienne, selon Gérard Houiller tous les membres de la commission étaient d'accord pour le choix final. Quant aux moins bonnes performances de Lionel Messi à partir des huitièmes de finale, elles ont une explication: "Sur l'ensemble de la Coupe du monde, la commission était unanime pour que Lionel Messi remporte le trophée. Je pense aussi que l'opinion du public était assez 'biaisée' par les plans anti-Messi des équipes adverses, qui l'ont beaucoup gêné. Pourtant, il a presque toujours réussi à s'en sortir."


En d'autres termes, pour Gérard Houiller et la commission technique de la FIFA, quand Messi a bien joué, c'était parce qu'il est le meilleur. Et quand il avait un coup de moins bien, c'était à cause des tactiques adverses, mais il est tout de même le meilleur. Vivement l'attribution du Ballon d'Or du Mondial 2018, juste pour voir...

Eric L. (st.)

Gérard Houllier, ancien sélectionneur de l'équipe de France, fait partie de cette commission technique de la FIFA. Selon lui, le public s'étonne, car il ne retient que la deuxième mi-temps de la finale. L'ex-entraîneur de Liverpool soutient que, au regard de l'ensemble de la compétition, cette récompense est méritée: "il (Messi) a été l'homme le plus important pour son équipe." Houllier précise un peu les critères qui ont fait la différence entre La Pulga et ses concurrents: "Messi a été plus que décisif lors des quatre premiers matches. L'analyse prend aussi en compte le fait qu'il était capitaine d'une équipe soudée. Une formation qui a bien joué ensemble. Chose qu'on n'avait plus vue depuis longtemps en Argentine. Il a été plus que décisif dans ce collectif et sa mise en place". Être capitaine constitue donc un critère pour être élu meilleur joueur du tournoi. On se souvient effectivement qu'Oliver Kahn, Zinédine Zidane ou encore Diego Forlan portaient le brassard lors des éditions précédentes. Robben, Muller, Neymar, James Rodriguez, non. Messi, un choix cohérent donc ? Oui et non, car quand on parle de capitanat dans le chef de Lionel Messi, deux mots reviennent souvent: symbolique et protocolaire. Les plus attentifs ont en effet compris que le vrai capitaine, le vrai patron sur le terrain lors du Mondial, c'était Javier Mascherano, comme l'illustre cette photo. Qu'à cela ne tienne, selon Gérard Houiller tous les membres de la commission étaient d'accord pour le choix final. Quant aux moins bonnes performances de Lionel Messi à partir des huitièmes de finale, elles ont une explication: "Sur l'ensemble de la Coupe du monde, la commission était unanime pour que Lionel Messi remporte le trophée. Je pense aussi que l'opinion du public était assez 'biaisée' par les plans anti-Messi des équipes adverses, qui l'ont beaucoup gêné. Pourtant, il a presque toujours réussi à s'en sortir." En d'autres termes, pour Gérard Houiller et la commission technique de la FIFA, quand Messi a bien joué, c'était parce qu'il est le meilleur. Et quand il avait un coup de moins bien, c'était à cause des tactiques adverses, mais il est tout de même le meilleur. Vivement l'attribution du Ballon d'Or du Mondial 2018, juste pour voir...Eric L. (st.)