1. Tu t'es déchiré le tendon d'Achille début juillet, mais tu as repris l'entraînement en janvier. Où en es-tu?
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1. Tu t'es déchiré le tendon d'Achille début juillet, mais tu as repris l'entraînement en janvier. Où en es-tu? Je suis tout à fait prêt à rejouer et je suis vraiment soulagé. J'ai déjà disputé deux matches amicaux avec les Espoirs sans ressentir la moindre douleur. Un troisième a été annulé à cause d'un nombre trop important de contaminations. L'entraîneur, Thierry Laurey, avec lequel je m'entends bien, doit prendre la décision. Je l'ai tenu au courant de mon état. En tout cas, je me sens prêt à rejouer au plus haut niveau, même si je suis conscient de manquer de rythme. L'équipe vient de prendre quatre points sur six contre Monaco et Lille, avec Eiji Kawashima, qui a supplanté Bingourou Kamara. L'entraîneur n'a donc pas de raison de changer de gardien. La saison passée, on a loupé de peu un billet européen à cause de l'arrêt de la Ligue 1. Après un moins bon départ et une période difficile, on est mal classés. Le top 10 est désormais notre objectif. Je regrette surtout qu'on ne puisse pas viser plus haut cette saison. 2. Tu es lié au club depuis juillet 2018 et ton contrat a été prolongé jusqu'en 2024. Sous quels aspects as-tu progressé en France? J'ai acquis de l'expérience, déjà. Avec l'âge, on peut et on veut faire preuve de leadership. Je dirige mieux ma défense. Je reste sur deux bonnes saisons, régulières, avec une victoire en Coupe de la Ligue en prime, mais regarder en arrière n'a guère de sens. Seuls le présent et l'avenir comptent. Je jouis d'un profond respect au club, je suis en confiance. Strasbourg est très ambitieux. Quand le stade est comble, il accueille 28.000 personnes et l'ambiance est fantastique. Le stade va être agrandi la saison prochaine, car en temps normal, toutes les places sont vendues. Strasbourg a suffisamment de potentiel pour s'implanter chaque année dans le top 6. Je me sens donc très bien en Alsace. 3. Es-tu régulièrement en contact avec Roberto Martínez et Erwin Lemmens, l'entraîneur des gardiens en sélection? Le sélectionneur s'est manifesté rapidement quand je me suis blessé, ce qui m'a énormément encouragé. Il m'a assuré que je reviendrais plus fort. Erwin Lemmens m'envoie régulièrement des messages. Ce soutien me fait vraiment plaisir. Ça signifie que j'ai fait bonne impression au sélectionneur et à Erwin. Ils savent ce dont je suis capable. Ils peuvent toujours compter sur moi s'ils en ont besoin. 4. Hendrik Van Crombrugge (Anderlecht) est hors de combat, suite à une blessure au dos. Avant l'EURO, il ne faut donc pas que Thibaut Courtois, Simon Mignolet ou Koen Casteels se blesse. Est-ce un défi supplémentaire pour toi? Pour être franc, je n'y pense absolument pas pour le moment. C'est inutile d'anticiper les faits. Tout ce que j'espère, c'est de pouvoir rejouer parmi l'élite le plus rapidement possible et éventuellement de pouvoir vivre quelque chose de beau en fin de saison. D'autre part, je sais que tout peut aller très vite dès que je redeviendrai titulaire ici. La Ligue 1 est un des cinq grands championnats européens et est donc suivie attentivement. Mais je dois d'abord réintégrer l'équipe, à un bon niveau. Je brûle de refaire mes preuves, en tout cas. 5. Tu continues à suivre de près le championnat de Belgique. Pourquoi le Club Bruges va-t-il être bientôt sacré champion en Pro League? L'avance qu'il possède est suffisamment éloquente. Le club et le noyau sont stables et consistants. Bruges est parvenu à s'attacher ses piliers, comme Hans Vanaken et Ruud Vormer, pour une longue période. Il enrôle au bon moment des joueurs qui apportent une plus-value, comme Noa Lang et Bas Dost. Le Club sort vraiment du lot.