A l'annonce du décès de son aîné mercredi, Messi a déploré "un jour très triste pour tous les Argentins et pour le football". "Il nous laisse mais il ne s'en va pas, parce que Diego est éternel. Je garde en moi tous les beaux moments vécus avec lui et voudrais en profiter pour transmettre mes condoléances à toute sa famille et amis", a-t-il témoigné sur Instagram à côté de deux photos des deux hommes ensemble.

Petits (1,69 m pour Messi, 1,65 pour Maradona), gauchers, dribbleurs de génie, champions du monde des moins de 20 ans, et très vite numéros 10 de la sélection argentine. La comparaison avec Maradona s'est imposée dès les premières prouesses de la "Pulga" avec le FC Barcelone.

Le mimétisme est saisissant quand lors d'un match sans enjeu de Coupe du Roi en 2007, Messi reproduit point par point la chevauchée fantastique de Maradona en quart de finale du Mondial-1986, match d'anthologie contre l'Angleterre dont il passe en revue des joueurs transformés en plots d'entraînement avant d'ajuster Peter Shilton.

La comparaison a commencé très tôt. Messi n'est encore qu'un jeune très prometteur quand, à la télévision argentine, son père raconte en présence de Maradona comment le timide attaquant de Rosario aux cheveux longs regardait, tout petit, les exploits du "Pibe de Oro" sur une cassette.

Et rapidement, tandis que le sage Messi empile les buts, les Ballons d'Or et les titres au Barça, le club de sa vie, l'Argentine qu'il a quittée adolescent commence à se demander s'il ne va pas ringardiser son aîné et ses excès en tout genre. Pas de quoi perturber, dans un premier temps, la relation entre les deux.

Pendant son bail de sélectionneur de l'Argentine (2008-2010), Maradona conforte Messi en titulaire indiscutable de l'Albiceleste, lui fait travailler ses coups francs à l'entraînement, et élude en public les questions sur le débat stérile mais passionné qui divise les Argentins: qui est le meilleur des deux?

- "Il est argentin ou suédois ?" -

"Vous ne me ferez jamais dire un mot à l'encontre de Messi", jure Maradona la main sur le coeur en 2012. Mais à mesure que les années passent, "Diego" se montre plus acerbe envers "Leo", n'hésitant pas à appuyer là où ça fait mal: sur les échecs de Messi avec l'équipe nationale, qui font grincer des dents en Argentine. Car contrairement à Maradona, réputé avoir remporté le Mondial-1986 "à lui tout seul", Messi a perdu trois finales en trois ans avec l'Albiceleste (Mondial-2014, Copa América 2015 et 2016), s'éteignant à chaque fois dans les rencontres décisives, comme face à la France lors du dernier Mondial en Russie (défaite 4-3).

"C'est logique de lui tomber dessus, c'est facile. On a le meilleur joueur du monde, qui peut marquer quatre buts contre la Real Sociedad, il vient ici et ne touche pas le ballon. A un moment, on se demande: mais putain, il est argentin ou suédois?", s'emporte le volcanique "Diez" après la finale de la Copa América 2015, perdue face au Chili.

Et il finit par l'accabler de coups bas sur le plateau d'une émission mexicaine en 2018, en lui reprochant de manquer de caractère.

"C'est inutile de vouloir faire un chef d'un homme qui va aux toilettes 20 fois avant un match", glose Maradona, ajoutant que hors du terrain, la Pulga préfère "jouer à la Playstation plutôt que parler aux joueurs".

Un mois plus tard, il niera l'avoir critiqué et le couvrira à nouveau d'éloges... "Moi, Messi, je l'adore!"

A l'annonce du décès de son aîné mercredi, Messi a déploré "un jour très triste pour tous les Argentins et pour le football". "Il nous laisse mais il ne s'en va pas, parce que Diego est éternel. Je garde en moi tous les beaux moments vécus avec lui et voudrais en profiter pour transmettre mes condoléances à toute sa famille et amis", a-t-il témoigné sur Instagram à côté de deux photos des deux hommes ensemble. Petits (1,69 m pour Messi, 1,65 pour Maradona), gauchers, dribbleurs de génie, champions du monde des moins de 20 ans, et très vite numéros 10 de la sélection argentine. La comparaison avec Maradona s'est imposée dès les premières prouesses de la "Pulga" avec le FC Barcelone.Le mimétisme est saisissant quand lors d'un match sans enjeu de Coupe du Roi en 2007, Messi reproduit point par point la chevauchée fantastique de Maradona en quart de finale du Mondial-1986, match d'anthologie contre l'Angleterre dont il passe en revue des joueurs transformés en plots d'entraînement avant d'ajuster Peter Shilton.La comparaison a commencé très tôt. Messi n'est encore qu'un jeune très prometteur quand, à la télévision argentine, son père raconte en présence de Maradona comment le timide attaquant de Rosario aux cheveux longs regardait, tout petit, les exploits du "Pibe de Oro" sur une cassette.Et rapidement, tandis que le sage Messi empile les buts, les Ballons d'Or et les titres au Barça, le club de sa vie, l'Argentine qu'il a quittée adolescent commence à se demander s'il ne va pas ringardiser son aîné et ses excès en tout genre. Pas de quoi perturber, dans un premier temps, la relation entre les deux.Pendant son bail de sélectionneur de l'Argentine (2008-2010), Maradona conforte Messi en titulaire indiscutable de l'Albiceleste, lui fait travailler ses coups francs à l'entraînement, et élude en public les questions sur le débat stérile mais passionné qui divise les Argentins: qui est le meilleur des deux?- "Il est argentin ou suédois ?" - "Vous ne me ferez jamais dire un mot à l'encontre de Messi", jure Maradona la main sur le coeur en 2012. Mais à mesure que les années passent, "Diego" se montre plus acerbe envers "Leo", n'hésitant pas à appuyer là où ça fait mal: sur les échecs de Messi avec l'équipe nationale, qui font grincer des dents en Argentine. Car contrairement à Maradona, réputé avoir remporté le Mondial-1986 "à lui tout seul", Messi a perdu trois finales en trois ans avec l'Albiceleste (Mondial-2014, Copa América 2015 et 2016), s'éteignant à chaque fois dans les rencontres décisives, comme face à la France lors du dernier Mondial en Russie (défaite 4-3)."C'est logique de lui tomber dessus, c'est facile. On a le meilleur joueur du monde, qui peut marquer quatre buts contre la Real Sociedad, il vient ici et ne touche pas le ballon. A un moment, on se demande: mais putain, il est argentin ou suédois?", s'emporte le volcanique "Diez" après la finale de la Copa América 2015, perdue face au Chili.Et il finit par l'accabler de coups bas sur le plateau d'une émission mexicaine en 2018, en lui reprochant de manquer de caractère."C'est inutile de vouloir faire un chef d'un homme qui va aux toilettes 20 fois avant un match", glose Maradona, ajoutant que hors du terrain, la Pulga préfère "jouer à la Playstation plutôt que parler aux joueurs".Un mois plus tard, il niera l'avoir critiqué et le couvrira à nouveau d'éloges... "Moi, Messi, je l'adore!"