Dans la capitale française, le diable se cache dans les détails, au point que la victoire contre Leipzig mardi dernier (1-0), la première des trois "finales" à gagner pour se qualifier pour les huitièmes, est passée au second plan.

Derrière le résultat positif, la maigre qualité de jeu laisse planer des inquiétudes, qui accompagnent d'ombres le déplacement dans la tanière des "Red Devils", vainqueur à l'aller à Paris (2-1).

Les coéquipiers de Neymar et Kylian Mbappé n'ont pas connu la préparation idéale avant un nouveau rendez-vous crucial.

Certes, sur un plan comptable, ils restent maîtres de leur destin.

Un carton plein lors des deux dernières journées, avec une ultime affiche contre le Basaksehir Istanbul le 8 décembre, sera synonyme de huitièmes pour le finaliste sortant, qui s'est juré cet été de vite retrouver les sommets européens.

Mais le Paris SG, qui paie ses deux défaites lors de la phase aller, n'a pas de marge non plus. Un nouveau revers mercredi, cumulé à une victoire de Leipzig en Turquie, le placerait au bord d'un gouffre, puisque le club allemand n'aura besoin ensuite que d'un seul point, face à des Anglais déjà qualifiés, pour le pousser hors de la phase finale.

Un scénario inimaginable pour le club, qui a toujours réussi à se sortir du piège des groupes depuis l'arrivée de ses riches propriétaires qatariens en 2011.

"Jouer davantage en équipe"

Le recrutement à prix d'or en 2017 de "Ney" et "Kyky", plus de 400 M EUR à eux deux, devait agir comme une garantie pour éviter ce genre d'accident sportif et financier. Or, en ce moment, les deux superstars traversent une période difficile qui incarne la fragilité de leur équipe.

Le jeune champion du monde français reste sur huit matches de C1 sans marquer, une série inédite pour ce monstre de statistiques. Il a aussi été muet en championnat contre Bordeaux, où il a montré autant de maladresse que d'agacement.

"C'est une question de temps. Ça va arriver", a réagi son entraîneur Thomas Tuchel, interrogé sur la possibilité que Mbappé, à une seule unité de la barre symbolique des 100 buts en club, cogite trop.

Pour le Brésilien, s'il a marqué sur penalty contre Leipzig et face à Bordeaux, c'est plutôt le manque d'animation offensive qui le met en porte-à-faux.

Après la victoire sans saveur contre Leipzig, Neymar a lui-même déploré un "match timide" samedi, soulignant qu'il fallait "jouer davantage en équipe, sinon ça (allait) être difficile."

Cavani en forme

Plus globalement, Tuchel a pointé du doigt l'absence "d'attitude, d'efforts, de discipline" de ses joueurs, qui ont concédé trop d'occasions à l'actuelle troisième pire attaque du championnat de France... "Je ne suis pas inquiet pour Manchester", a-t-il pourtant assuré.

Avec la défaite à Monaco (3-2), puis les matches poussifs contre Leipzig et Bordeaux, Paris a enchaîné trois copies bien en-dessous de ses standards habituels.

Si Mauro Icardi a déclaré forfait, les retours de Keylor Navas et Marquinhos, ménagés, ou la présence de Marco Verratti (absent à l'aller) lui offrent des raisons d'espérer mieux à Old Trafford, où son équipe avait brillé lors de sa dernière visite, en février 2019, en huitième de finale aller (2-0).

Mais en face, les "Red Devils" restent sur deux cartons à domicile, à huis clos, en C1 (5-0, et 4-1), et leur dernier succès en Championnat, à Southampton samedi (3-2), a aussi réveillé quelques souvenirs.

Edinson Cavani, le meilleur buteur de l'histoire du PSG parti cet été, a signé un doublé et une passe décisive pour montrer qu'il était en forme avant ces retrouvailles, lui qui avait été absent au Parc des Princes. De quoi alimenter tous les mauvais rêves pour les Parisiens.

Dans la capitale française, le diable se cache dans les détails, au point que la victoire contre Leipzig mardi dernier (1-0), la première des trois "finales" à gagner pour se qualifier pour les huitièmes, est passée au second plan.Derrière le résultat positif, la maigre qualité de jeu laisse planer des inquiétudes, qui accompagnent d'ombres le déplacement dans la tanière des "Red Devils", vainqueur à l'aller à Paris (2-1).Les coéquipiers de Neymar et Kylian Mbappé n'ont pas connu la préparation idéale avant un nouveau rendez-vous crucial.Certes, sur un plan comptable, ils restent maîtres de leur destin. Un carton plein lors des deux dernières journées, avec une ultime affiche contre le Basaksehir Istanbul le 8 décembre, sera synonyme de huitièmes pour le finaliste sortant, qui s'est juré cet été de vite retrouver les sommets européens.Mais le Paris SG, qui paie ses deux défaites lors de la phase aller, n'a pas de marge non plus. Un nouveau revers mercredi, cumulé à une victoire de Leipzig en Turquie, le placerait au bord d'un gouffre, puisque le club allemand n'aura besoin ensuite que d'un seul point, face à des Anglais déjà qualifiés, pour le pousser hors de la phase finale.Un scénario inimaginable pour le club, qui a toujours réussi à se sortir du piège des groupes depuis l'arrivée de ses riches propriétaires qatariens en 2011."Jouer davantage en équipe"Le recrutement à prix d'or en 2017 de "Ney" et "Kyky", plus de 400 M EUR à eux deux, devait agir comme une garantie pour éviter ce genre d'accident sportif et financier. Or, en ce moment, les deux superstars traversent une période difficile qui incarne la fragilité de leur équipe.Le jeune champion du monde français reste sur huit matches de C1 sans marquer, une série inédite pour ce monstre de statistiques. Il a aussi été muet en championnat contre Bordeaux, où il a montré autant de maladresse que d'agacement."C'est une question de temps. Ça va arriver", a réagi son entraîneur Thomas Tuchel, interrogé sur la possibilité que Mbappé, à une seule unité de la barre symbolique des 100 buts en club, cogite trop.Pour le Brésilien, s'il a marqué sur penalty contre Leipzig et face à Bordeaux, c'est plutôt le manque d'animation offensive qui le met en porte-à-faux.Après la victoire sans saveur contre Leipzig, Neymar a lui-même déploré un "match timide" samedi, soulignant qu'il fallait "jouer davantage en équipe, sinon ça (allait) être difficile."Cavani en formePlus globalement, Tuchel a pointé du doigt l'absence "d'attitude, d'efforts, de discipline" de ses joueurs, qui ont concédé trop d'occasions à l'actuelle troisième pire attaque du championnat de France... "Je ne suis pas inquiet pour Manchester", a-t-il pourtant assuré.Avec la défaite à Monaco (3-2), puis les matches poussifs contre Leipzig et Bordeaux, Paris a enchaîné trois copies bien en-dessous de ses standards habituels.Si Mauro Icardi a déclaré forfait, les retours de Keylor Navas et Marquinhos, ménagés, ou la présence de Marco Verratti (absent à l'aller) lui offrent des raisons d'espérer mieux à Old Trafford, où son équipe avait brillé lors de sa dernière visite, en février 2019, en huitième de finale aller (2-0).Mais en face, les "Red Devils" restent sur deux cartons à domicile, à huis clos, en C1 (5-0, et 4-1), et leur dernier succès en Championnat, à Southampton samedi (3-2), a aussi réveillé quelques souvenirs.Edinson Cavani, le meilleur buteur de l'histoire du PSG parti cet été, a signé un doublé et une passe décisive pour montrer qu'il était en forme avant ces retrouvailles, lui qui avait été absent au Parc des Princes. De quoi alimenter tous les mauvais rêves pour les Parisiens.