Josep Guardiola face à Jürgen Klopp, c'est une rencontre que tous les amoureux de football et de tactiques attendent avec impatience. Il y a quelques années, Pep avait décidé de faire reculer Kévin De Bruyne sur l'échiquier pour faire du Belge, le meneur de jeu reculé de son équipe, avec le succès que l'on connait. Jürgen Klopp, lui, a décidé de donner un nouveau rôle à Roberto Firmino dans son trio d'attaque. Aujourd'hui, il utilise encore ce rôle d'attaquant reculé, avec le Brésilien ou Diogo Jota. Cela donne des espaces à Mohammed Salah et Sadio Mané, à charge pour les deux ailiers africains de marquer les buts. Une recette utilisée et aménagée aujourd'hui par Guardiola pour faire rayonner les nombreux milieux de terrain mis à sa disposition.

Diogo Jota accompagne désormais plus souvent Mo Salah et Sadio Mané au sein de l'attaque de Liverpool que Roberto Firmino., iStock
Diogo Jota accompagne désormais plus souvent Mo Salah et Sadio Mané au sein de l'attaque de Liverpool que Roberto Firmino. © iStock

À City, huit joueurs différents en pointe

Car l'entraineur citizen doit composer avec une multitude de joueurs qui peuvent occuper les places au milieu de terrain ou sur les côtés. Ce qui n'est pas pour déplaire au Catalan qui espère un jour parvenir à créer une équipe de onze milieux de terrain. À l'entame de la saison, Guardiola pouvait compter sur dix milieux de terrain à vocation offensive : Ferran Torres, Ilkay Gündogan, Bernardo Silva, Phil Foden, Jack Grealish, Gabriel Jesus, Kévin De Bruyne, Riyad Mahrez ou encore le jeune Cole Palmer. Huit d'entre eux ont déjà occupé le poste le plus avancé de l'équipe, en championnat ou en Champions League. Contrairement à la saison dernière, Gündogan ou Kévin de Bruyne n'ont pas joué dans le rôle d'attaquant en retrait. À Liverpool, ce sont Roberto Firmino, Diogo Jota, Alex-Oxlade Chamberlain, Divock Origi ou Takumi Minamino qui ont été placé à ce poste. L'arrivée de Luis Diaz a même obligé Klopp à recentrer Sadio Mané profitant de trois joueurs qui manient aussi bien le ballon que la profondeur.

Créateurs d'espace

Précurseur dans son Barça avec Lionel Messi dans le rôle d'attaquant de décrochage, Pep Guardiola a ouvert la voie aux autres entraineurs. Cesc Fabregas suivait en 2012, et aujourd'hui, le rôle de l'attaquant est devenu plus large que de pousser le ballon au fond du but. Harry Kane, Karim Benzema, Firmino, tous ces attaquants décrochent davantage. D'abord pour se créer un espace entre la ligne défensive et les milieux de terrain. Ensuite, pour produire un trou pour l'ailier, chargé de faire la différence, seul ou par la passe.

Phil Foden est passé maître dans l'art de passer par des trous de souris., iStock
Phil Foden est passé maître dans l'art de passer par des trous de souris. © iStock

L'attaquant d'aujourd'hui ne cherche plus le contact avec son défenseur qui se retrouve en mauvaise posture. Laisser un Phil Foden ou Diogo Jota avec un peu de liberté ? Il ne leur faut qu'une demi seconde pour trouver le trou de souris qui fait la différence, comme l'Anglais l'a prouvé mardi soir. Sortir dessus ? C'est laisser un espace dans leur dos. Bernardo Silva, Gündogan ou De Bruyne ne vont pas se faire prier pour s'y engouffrer. En créant ce surnombre dans l'entrejeu, les joueurs les plus avancés ont réduit l'influence de l'espace entre les deux défenseurs centraux.

La différence vient des côtés

Maitres de la passe, ces attaquants deviennent des distributeurs avancés, en créant le décalage pour un ailier ou un milieu de terrain qui se sera faufilé dans l'espace créé entre le défenseur central et le défenseur latéral. Les qualités de placement et de déplacement et les facilités en un contre un font la différence. Il suffit de voir les meilleurs buteurs dans chaque équipe : Mahrez, Sterling et De Bruyne pour les Sky Blues ; Salah, Jota et Mané chez les Reds. À Liverpool, les courses de Mohammed Salah et Sadio Mané sont plutôt des courses en diagonale, vers le but. Le but est double. Faire la différence seul, ou offrir un espace à Robertson ou à Alexander-Arnold. Excellents passeurs, avec respectivement dix et onze passes décisives à leur actif, ils sont isolés et peuvent servir un des trois attaquants dans le rectangle. À City, les ailiers sont très proches de la ligne de touche. Une fois le point d'appui trouvé dans l'axe, la course en profondeur dans le dos du latéral leur permet d'enrouler une frappe, ou de centrer fort, dans la surface. Si le choc du week-end est indécis, une chose est certaine : avec un Liverpool invincible en 2022 en Premier League et un Manchester City, toujours leader, le match de ce dimanche s'annonce sans n°9, mais pas sans spectacle.

Josep Guardiola face à Jürgen Klopp, c'est une rencontre que tous les amoureux de football et de tactiques attendent avec impatience. Il y a quelques années, Pep avait décidé de faire reculer Kévin De Bruyne sur l'échiquier pour faire du Belge, le meneur de jeu reculé de son équipe, avec le succès que l'on connait. Jürgen Klopp, lui, a décidé de donner un nouveau rôle à Roberto Firmino dans son trio d'attaque. Aujourd'hui, il utilise encore ce rôle d'attaquant reculé, avec le Brésilien ou Diogo Jota. Cela donne des espaces à Mohammed Salah et Sadio Mané, à charge pour les deux ailiers africains de marquer les buts. Une recette utilisée et aménagée aujourd'hui par Guardiola pour faire rayonner les nombreux milieux de terrain mis à sa disposition. Car l'entraineur citizen doit composer avec une multitude de joueurs qui peuvent occuper les places au milieu de terrain ou sur les côtés. Ce qui n'est pas pour déplaire au Catalan qui espère un jour parvenir à créer une équipe de onze milieux de terrain. À l'entame de la saison, Guardiola pouvait compter sur dix milieux de terrain à vocation offensive : Ferran Torres, Ilkay Gündogan, Bernardo Silva, Phil Foden, Jack Grealish, Gabriel Jesus, Kévin De Bruyne, Riyad Mahrez ou encore le jeune Cole Palmer. Huit d'entre eux ont déjà occupé le poste le plus avancé de l'équipe, en championnat ou en Champions League. Contrairement à la saison dernière, Gündogan ou Kévin de Bruyne n'ont pas joué dans le rôle d'attaquant en retrait. À Liverpool, ce sont Roberto Firmino, Diogo Jota, Alex-Oxlade Chamberlain, Divock Origi ou Takumi Minamino qui ont été placé à ce poste. L'arrivée de Luis Diaz a même obligé Klopp à recentrer Sadio Mané profitant de trois joueurs qui manient aussi bien le ballon que la profondeur.Précurseur dans son Barça avec Lionel Messi dans le rôle d'attaquant de décrochage, Pep Guardiola a ouvert la voie aux autres entraineurs. Cesc Fabregas suivait en 2012, et aujourd'hui, le rôle de l'attaquant est devenu plus large que de pousser le ballon au fond du but. Harry Kane, Karim Benzema, Firmino, tous ces attaquants décrochent davantage. D'abord pour se créer un espace entre la ligne défensive et les milieux de terrain. Ensuite, pour produire un trou pour l'ailier, chargé de faire la différence, seul ou par la passe. L'attaquant d'aujourd'hui ne cherche plus le contact avec son défenseur qui se retrouve en mauvaise posture. Laisser un Phil Foden ou Diogo Jota avec un peu de liberté ? Il ne leur faut qu'une demi seconde pour trouver le trou de souris qui fait la différence, comme l'Anglais l'a prouvé mardi soir. Sortir dessus ? C'est laisser un espace dans leur dos. Bernardo Silva, Gündogan ou De Bruyne ne vont pas se faire prier pour s'y engouffrer. En créant ce surnombre dans l'entrejeu, les joueurs les plus avancés ont réduit l'influence de l'espace entre les deux défenseurs centraux. Maitres de la passe, ces attaquants deviennent des distributeurs avancés, en créant le décalage pour un ailier ou un milieu de terrain qui se sera faufilé dans l'espace créé entre le défenseur central et le défenseur latéral. Les qualités de placement et de déplacement et les facilités en un contre un font la différence. Il suffit de voir les meilleurs buteurs dans chaque équipe : Mahrez, Sterling et De Bruyne pour les Sky Blues ; Salah, Jota et Mané chez les Reds. À Liverpool, les courses de Mohammed Salah et Sadio Mané sont plutôt des courses en diagonale, vers le but. Le but est double. Faire la différence seul, ou offrir un espace à Robertson ou à Alexander-Arnold. Excellents passeurs, avec respectivement dix et onze passes décisives à leur actif, ils sont isolés et peuvent servir un des trois attaquants dans le rectangle. À City, les ailiers sont très proches de la ligne de touche. Une fois le point d'appui trouvé dans l'axe, la course en profondeur dans le dos du latéral leur permet d'enrouler une frappe, ou de centrer fort, dans la surface. Si le choc du week-end est indécis, une chose est certaine : avec un Liverpool invincible en 2022 en Premier League et un Manchester City, toujours leader, le match de ce dimanche s'annonce sans n°9, mais pas sans spectacle.