Jason Denayer a disputé toute la rencontre dans la défense centrale avec la formation française. En demi-finale, le 19 août dans le même stade, les Gones affronteront le Bayern Munich large vainqueur du FC Barcelone (2-8) vendredi.

Sans surprise, les Citizens ont monopolisé le ballon en début de match, tablant sur les centres précis de De Bruyne et Lyon a misé sur ses transitions offensives rapides. Cela n'a pas généré de nombreux tirs au but, celui trop central du défenseur lyonnais Fernando Marçal a été l'unique pendant un bon moment (11e). Dans la foulée, Lyon a trop avancé et sur une perte de balle, De Bruyne a projeté Raheem Sterling dans la profondeur mais Denayer a repoussé l'international anglais (21e). Appliqué derrière et vif devant, Lyon a bien démarré. Lancé dans le dos de la défense, Karl Toko Ekambi est repris par Eric Garcia devant la surface alors qu'Ederson était sorti, Cornet, qui a suivi, a repris du gauche pour mettre le ballon au fond (24e, 0-1).

City n'était pas très dangereux même si après un débordement de Joao Cancelo côté gauche, Anthony Lopes a dû intervenir deux fois d'abord en repoussant le ballon du défenseur des Skyblues et puis, en contrant une tentative d'Ilkay Gündogan à bout portant aux six mètres (31e). S'il avait fait preuve d'une pointe de maladresse sur la première phase, le gardien portugais des Gones a capté une frappe de Rodri sur un centre en retrait de Sterling (43e).

Il n'y a a eu aucun changement de part et d'autre à la pause mais City s'est fait plus pressant et Lopes a sauvé son camp en se jetant à l'horizontale sur une frappe cadrée de De Bruyne (60e). Le gardien des Gones n'a pas eu la même chance quand Sterling a effacé Denayer avant de donner le ballon en retrait au Diable Rouge, qui a égalisé d'un plat du pied croisé (69e, 1-1).

Peu après, Rudi Garcia a sorti Memphis Depay, son capitaine peu prolifique, par Dembélé (75e). Une montée au jeu fracassante et heureuse: parfaitement servi dans le dos de la défense de City par Houssem Aouar, l'attaquant a ajusté Ederson en lui enfilant le ballon entre les jambes (79e, 1-2).

Lyon faisait le dos rond et a poussé un fameux soupir de soulagement quand Sterling, seul face au but à six mètres, a placé son tir au-dessus de la barre (86e). Dembélé, lui, a retrouvé toutes ses sensations en reprenant à bout portant un ballon qu'Ederson a relâché sur une frappe d'Aouar (87e, 1-3).

Lyon retrouvera le Bayern en demi-finale comme en 2010. Cette année-là, les Bavarois avaient gagné (1-0, 3-0) avant de perdre la finale 2-0 contre l'Inter Milan de José Mourinho.

De Bruyne : "On donne deux cadeaux à Lyon"

"La déception est toujours très grande. Nous n'avons pas joué comme nous aurions dû le faire", a déclaré Kevin De Bruyne à Sky après l'élimination 1-3 de Manchester City par Lyon, samedi soir en quarts de finale de la Ligue des champions de football.

"L'entraîneur avait un plan, mais nous n'avons pas trouvé beaucoup d'options. En deuxième mi-temps, nous avons fait un bon match, mais ensuite nous donnons deux cadeaux à Lyon", a commenté le capitaine des Citizens dont le but égalisateur à la 69e minute s'est avéré inutile.

Lyon "mérite d'être là", estime son gardien Anthony Lopes

Anthony Lopes (gardien de l'Olympique lyonnais, vainqueur de Manchester City 3-1 en quarts de finale de Ligue des champions, au micro de RMC Sport): C'est incroyable car on est clairement l'équipe surprise. Le système nous a fait énormément de bien, jouer à cinq derrière quand on défend et exploiter les ailes quand on attaque. On est énormement heureux, énormément satisfait du match."

"On a quand même battu cette grande équipe de Manchester City, on mérite d'être là. On joue au football pour vivre des matches comme celui-ci. Je ne pense pas qu'il y a beaucoup de personnes qui s'attendaient à ce qu'on soit là. Mais on continue notre petit bonhomme de chemin."

"Ce groupe a su se transcender, se regrouper", a analysé Jean-Michel Aulas le président lyonnais. "Ce sont de bons joueurs mais seul le côté psychologique, transcendental, nous manquait. Je crois que cette compétition arrive au bon moment. On vit des moments fantastiques parce qu'ils sont supplémentaires par rapport à ce qu'on avait imaginé. Je suis très heureux ce soir, c'est formidable d'avoir su enchaîner une qualification contre la Juve, qui était l'un des favoris, puis contre Manchester City qui vient d'éliminer Madrid. Manchester City, on le sait, c'est une puissance fantastique. On sent bien que normalement cette équipe aurait dû passer. C'est un exploit mais c'est aussi peut-être une résonance par rapport à tout ce que nous avons vécu ces derniers mois. On a l'impression que les joueurs se sont emparés de cette injustice qui nous a cloués à dix matches de la fin à une 7e place qui n'est pas européenne, alors que depuis 24 ans nous étions européens. On fait des résultats, il fallait battre cette équipe de Manchester qui était revenue à 1-1. Trouver les ressources, avec un excellent coaching de Rudi (Garcia) pour faire en sorte de marquer un deuxième puis un troisième but, c'est quelque chose d'inimaginable et qui nous remplit vraiment de joie. (...) Donc voilà, c'est un immense exploit, bravo à Rudi, à +Juni+ (le directeur sportif, ndlr) qui a su rester l'instigateur de cette culture de la gagne et de cette solidarité, et aux joueurs qui ont été magnifiques."

Jason Denayer a disputé toute la rencontre dans la défense centrale avec la formation française. En demi-finale, le 19 août dans le même stade, les Gones affronteront le Bayern Munich large vainqueur du FC Barcelone (2-8) vendredi.Sans surprise, les Citizens ont monopolisé le ballon en début de match, tablant sur les centres précis de De Bruyne et Lyon a misé sur ses transitions offensives rapides. Cela n'a pas généré de nombreux tirs au but, celui trop central du défenseur lyonnais Fernando Marçal a été l'unique pendant un bon moment (11e). Dans la foulée, Lyon a trop avancé et sur une perte de balle, De Bruyne a projeté Raheem Sterling dans la profondeur mais Denayer a repoussé l'international anglais (21e). Appliqué derrière et vif devant, Lyon a bien démarré. Lancé dans le dos de la défense, Karl Toko Ekambi est repris par Eric Garcia devant la surface alors qu'Ederson était sorti, Cornet, qui a suivi, a repris du gauche pour mettre le ballon au fond (24e, 0-1). City n'était pas très dangereux même si après un débordement de Joao Cancelo côté gauche, Anthony Lopes a dû intervenir deux fois d'abord en repoussant le ballon du défenseur des Skyblues et puis, en contrant une tentative d'Ilkay Gündogan à bout portant aux six mètres (31e). S'il avait fait preuve d'une pointe de maladresse sur la première phase, le gardien portugais des Gones a capté une frappe de Rodri sur un centre en retrait de Sterling (43e). Il n'y a a eu aucun changement de part et d'autre à la pause mais City s'est fait plus pressant et Lopes a sauvé son camp en se jetant à l'horizontale sur une frappe cadrée de De Bruyne (60e). Le gardien des Gones n'a pas eu la même chance quand Sterling a effacé Denayer avant de donner le ballon en retrait au Diable Rouge, qui a égalisé d'un plat du pied croisé (69e, 1-1). Peu après, Rudi Garcia a sorti Memphis Depay, son capitaine peu prolifique, par Dembélé (75e). Une montée au jeu fracassante et heureuse: parfaitement servi dans le dos de la défense de City par Houssem Aouar, l'attaquant a ajusté Ederson en lui enfilant le ballon entre les jambes (79e, 1-2). Lyon faisait le dos rond et a poussé un fameux soupir de soulagement quand Sterling, seul face au but à six mètres, a placé son tir au-dessus de la barre (86e). Dembélé, lui, a retrouvé toutes ses sensations en reprenant à bout portant un ballon qu'Ederson a relâché sur une frappe d'Aouar (87e, 1-3). Lyon retrouvera le Bayern en demi-finale comme en 2010. Cette année-là, les Bavarois avaient gagné (1-0, 3-0) avant de perdre la finale 2-0 contre l'Inter Milan de José Mourinho. "La déception est toujours très grande. Nous n'avons pas joué comme nous aurions dû le faire", a déclaré Kevin De Bruyne à Sky après l'élimination 1-3 de Manchester City par Lyon, samedi soir en quarts de finale de la Ligue des champions de football. "L'entraîneur avait un plan, mais nous n'avons pas trouvé beaucoup d'options. En deuxième mi-temps, nous avons fait un bon match, mais ensuite nous donnons deux cadeaux à Lyon", a commenté le capitaine des Citizens dont le but égalisateur à la 69e minute s'est avéré inutile.Anthony Lopes (gardien de l'Olympique lyonnais, vainqueur de Manchester City 3-1 en quarts de finale de Ligue des champions, au micro de RMC Sport): C'est incroyable car on est clairement l'équipe surprise. Le système nous a fait énormément de bien, jouer à cinq derrière quand on défend et exploiter les ailes quand on attaque. On est énormement heureux, énormément satisfait du match." "On a quand même battu cette grande équipe de Manchester City, on mérite d'être là. On joue au football pour vivre des matches comme celui-ci. Je ne pense pas qu'il y a beaucoup de personnes qui s'attendaient à ce qu'on soit là. Mais on continue notre petit bonhomme de chemin." "Ce groupe a su se transcender, se regrouper", a analysé Jean-Michel Aulas le président lyonnais. "Ce sont de bons joueurs mais seul le côté psychologique, transcendental, nous manquait. Je crois que cette compétition arrive au bon moment. On vit des moments fantastiques parce qu'ils sont supplémentaires par rapport à ce qu'on avait imaginé. Je suis très heureux ce soir, c'est formidable d'avoir su enchaîner une qualification contre la Juve, qui était l'un des favoris, puis contre Manchester City qui vient d'éliminer Madrid. Manchester City, on le sait, c'est une puissance fantastique. On sent bien que normalement cette équipe aurait dû passer. C'est un exploit mais c'est aussi peut-être une résonance par rapport à tout ce que nous avons vécu ces derniers mois. On a l'impression que les joueurs se sont emparés de cette injustice qui nous a cloués à dix matches de la fin à une 7e place qui n'est pas européenne, alors que depuis 24 ans nous étions européens. On fait des résultats, il fallait battre cette équipe de Manchester qui était revenue à 1-1. Trouver les ressources, avec un excellent coaching de Rudi (Garcia) pour faire en sorte de marquer un deuxième puis un troisième but, c'est quelque chose d'inimaginable et qui nous remplit vraiment de joie. (...) Donc voilà, c'est un immense exploit, bravo à Rudi, à +Juni+ (le directeur sportif, ndlr) qui a su rester l'instigateur de cette culture de la gagne et de cette solidarité, et aux joueurs qui ont été magnifiques."