"Un doublé mardi après celui de l'aller, la déviation du talon à l'origine du 1-0, deux caviars pour Lautaro: un show sans fin, un océan de qualité", énumérait mercredi la Gazzetta dello Sport, au diapason d'une presse italienne saluant le match de "Big Rom", de nouveau "sauveur" des Nerazzurri (dixit la Repubblica).

Mais au-delà de ses buts précieux, qui entretiennent le petit espoir d'un printemps européen pour l'Inter, la télévision italienne insistait davantage encore sur l'attitude du Belge, alpaguant et replaçant ses partenaires à grands renforts de gestes. Comme une illustration de l'influence grandissante d'un joueur qui n'est plus seulement un attaquant physique et efficace.

"Un leader ? Je suis juste l'un des 25 joueurs du groupe. Il y a beaucoup de joueurs qui ont davantage d'expérience que moi", a évacué l'intéressé après le match, dans un italien quasi-parfait, travaillé notamment auprès de son frère Jordan, ex-joueur de la Lazio Rome. "Je veux juste aider l'équipe à gagner, c'est ma seule motivation au quotidien."

Physique de rugbyman

Modeste, certes. Mais s'il est un joueur qui "aide" un peu plus l'Inter Milan que les autres, depuis plus d'un an, c'est bien l'international belge.

Lors de sa première saison milanaise, il a inscrit 34 buts toutes compétitions confondues, égalant la performance du Brésilien Ronaldo lors de ses débuts nerazzurri (1997-98). Même si son but contre son camp en finale de la Ligue Europa contre Séville (2-3), en août, avait conclu ce premier exercice réussi sur une note plus amère.

Pour la seconde, "Big Rom" est reparti sur de bonnes bases avec déjà 11 buts en 12 matches, dont 4 en 4 rencontres de C1.

Son jeu, basé sur son physique de rugbyman (1,91 m, 95 kg) et sa vitesse, a gagné en épure et en efficacité. Dos au but, l'ex-attaquant formé aux joutes de la Premier League (Everton, Manchester United) est devenu un bloc quasiment impossible à bouger pour les défenseurs. Mais une fois lancé dans l'espace, il est aussi difficile à suivre et adroit devant la cage.

Cette palette complète -remiseur, passeur et finisseur- est trop souvent la seule arme de l'Inter Milan cette saison mais elle a fait très mal à Mönchengladbach mardi.

"Cheville ouvrière"

"Tout le monde sait ce qu'il va se passer, personne ne peut l'empêcher", a constaté le Spiegel.

"Lukaku est la cheville ouvrière de l'attaque milanaise. Un avant-centre qui façonne le jeu, probablement le seul attaquant de ce format en Europe qui interprète son rôle d'une manière aussi extraordinaire", selon DW (média de la radio Deutsche Welle).

Lukaku lui-même reconnaît ses progrès: "Je joue depuis un an et demi le meilleur football de ma carrière, je dois remercier l'encadrement", admet l'attaquant qui, à 27 ans, a encore de beaux jours devant lui.

L'entraîneur Antonio Conte ne s'attarde pas sur les performances individuelles mais sait ce qu'il doit à son "géant" belge: "Je demande à tous les joueurs de progresser individuellement pour que toute l'équipe grandisse et puisse viser quelque chose d'ambitieux".

Car il le sait: l'Inter, même relancée en championnat grâce à sa belle victoire à Sassuolo (3-0) et toujours "en vie" en Ligue des champions avant la dernière journée à domicile face au Shakhtar Donetsk, reste fragile.

"On progresse, mais à 3-1 ce match (contre Mönchengladbach, NDLR) aurait dû être terminé, or ils ont marqué et on a la chance que le but du 3-3 soit refusé pour hors-jeu", a rappelé mardi Romelu Lukaku. "On doit encore progresser, j'espère que cette victoire va donner de la force à l'équipe."

"Un doublé mardi après celui de l'aller, la déviation du talon à l'origine du 1-0, deux caviars pour Lautaro: un show sans fin, un océan de qualité", énumérait mercredi la Gazzetta dello Sport, au diapason d'une presse italienne saluant le match de "Big Rom", de nouveau "sauveur" des Nerazzurri (dixit la Repubblica). Mais au-delà de ses buts précieux, qui entretiennent le petit espoir d'un printemps européen pour l'Inter, la télévision italienne insistait davantage encore sur l'attitude du Belge, alpaguant et replaçant ses partenaires à grands renforts de gestes. Comme une illustration de l'influence grandissante d'un joueur qui n'est plus seulement un attaquant physique et efficace. "Un leader ? Je suis juste l'un des 25 joueurs du groupe. Il y a beaucoup de joueurs qui ont davantage d'expérience que moi", a évacué l'intéressé après le match, dans un italien quasi-parfait, travaillé notamment auprès de son frère Jordan, ex-joueur de la Lazio Rome. "Je veux juste aider l'équipe à gagner, c'est ma seule motivation au quotidien." Physique de rugbymanModeste, certes. Mais s'il est un joueur qui "aide" un peu plus l'Inter Milan que les autres, depuis plus d'un an, c'est bien l'international belge.Lors de sa première saison milanaise, il a inscrit 34 buts toutes compétitions confondues, égalant la performance du Brésilien Ronaldo lors de ses débuts nerazzurri (1997-98). Même si son but contre son camp en finale de la Ligue Europa contre Séville (2-3), en août, avait conclu ce premier exercice réussi sur une note plus amère.Pour la seconde, "Big Rom" est reparti sur de bonnes bases avec déjà 11 buts en 12 matches, dont 4 en 4 rencontres de C1.Son jeu, basé sur son physique de rugbyman (1,91 m, 95 kg) et sa vitesse, a gagné en épure et en efficacité. Dos au but, l'ex-attaquant formé aux joutes de la Premier League (Everton, Manchester United) est devenu un bloc quasiment impossible à bouger pour les défenseurs. Mais une fois lancé dans l'espace, il est aussi difficile à suivre et adroit devant la cage.Cette palette complète -remiseur, passeur et finisseur- est trop souvent la seule arme de l'Inter Milan cette saison mais elle a fait très mal à Mönchengladbach mardi. "Cheville ouvrière""Tout le monde sait ce qu'il va se passer, personne ne peut l'empêcher", a constaté le Spiegel. "Lukaku est la cheville ouvrière de l'attaque milanaise. Un avant-centre qui façonne le jeu, probablement le seul attaquant de ce format en Europe qui interprète son rôle d'une manière aussi extraordinaire", selon DW (média de la radio Deutsche Welle). Lukaku lui-même reconnaît ses progrès: "Je joue depuis un an et demi le meilleur football de ma carrière, je dois remercier l'encadrement", admet l'attaquant qui, à 27 ans, a encore de beaux jours devant lui. L'entraîneur Antonio Conte ne s'attarde pas sur les performances individuelles mais sait ce qu'il doit à son "géant" belge: "Je demande à tous les joueurs de progresser individuellement pour que toute l'équipe grandisse et puisse viser quelque chose d'ambitieux".Car il le sait: l'Inter, même relancée en championnat grâce à sa belle victoire à Sassuolo (3-0) et toujours "en vie" en Ligue des champions avant la dernière journée à domicile face au Shakhtar Donetsk, reste fragile."On progresse, mais à 3-1 ce match (contre Mönchengladbach, NDLR) aurait dû être terminé, or ils ont marqué et on a la chance que le but du 3-3 soit refusé pour hors-jeu", a rappelé mardi Romelu Lukaku. "On doit encore progresser, j'espère que cette victoire va donner de la force à l'équipe."