Luis Suarez opère un virage à 180 degrés. Cet été, il voulait à tout prix quitter Liverpool, septième seulement. L'équipe n'ayant pas réussi à se qualifier pour une rencontre européenne, une formation évoluant en Ligue des Champions, Arsenal, s'est présentée avec une enveloppe d'environ 50 millions d'euros et, d'après son manager, l'Uruguayen aurait soi-disant obtenu, dans un premier temps, son bon de sortie. Avant que la direction des Reds ne fasse volte-face. Suarez s'est rebellé mais la direction n'a pas bronché.

Six mois plus tard, Suarez, qui fêtera ses 27 ans en janvier, est le troisième joueur le mieux payé de Premier League. Seuls Wayne Rooney et Robin van Persie perçoivent davantage. On ignore les sommes exactes mais le salaire de Suarez aurait été quasiment doublé. Il touche actuellement 143.000 euros par semaine mais dès la saison prochaine, il devrait en percevoir 240.000. Pendant quatre ans et demi. Liverpool, qui n'avait plus été aussi bien classé depuis la Noël 2008, a renoué avec l'élite absolue et indique clairement ses ambitions, en offrant un tel contrat à son joueur star. Le club se refuse encore à parler du titre, car le manager, Brendan Rodgers, juge un tel bond en avant irréaliste et pointe toujours Manchester City comme grandissime favori mais il juge toutefois être en mesure de mettre fin à une absence de trois ans de la Ligue des Champions. Après tout, le club a entamé sa remontée il y a un an : en 2013, une seule équipe a surpassé les Reds : Arsenal.

Si l'on dit autant de bien aujourd'hui du buteur uruguayen, c'est aussi parce que depuis son retour à la compétition lors de la 6e journée de Premier League, son attitude exemplaire sur le terrain contraste avec sa réputation de " Bad Boy ". Réputation dont il a hérité un soir de juillet 2010, lorsqu'il arrêta un tir de Dominic Adiyiah sur la ligne, grâce à sa main, pour sauver son équipe. Grâce (à cause) de ce geste, l'Uruguay était qualifié pour les demi-finales. En octobre 2011, il fut cette fois accusé d'avoir tenu des propos racistes envers Patrice Evra et écopa de 8 matchs de suspension. Cette affaire fit beaucoup de bruit en Uruguay. De nombreuses figures sportives et politiques avaient montré leur soutien envers le natif de Salto, y compris le Premier Ministre. En avril dernier, pire encore, Suarez mordit Branislav Ivanovic. La sanction fut à la hauteur de ce geste fou : 10 matchs de suspension. Malgré tout, Arsenal était quand même disposé à embrigader le joueur pour une somme-record, qu'il a finalement déboursée pour enrôler Mesut Ozil.

Le nouveau contrat de Suarez est une plume au chapeau de Brendan Rodgers, fustigé l'été dernier parce qu'il ne voulait pas laisser partir son capricieux attaquant, mais aussi au couvre-chef du manager personnel du joueur, qui a bien mené les tractations. Cet homme, Pere Guardiola, le frère de Pep, reste par ailleurs sur une excellente année, d'un point de vue financier. Avec l'aide de l'Italien Giovanni Branchini, en bons termes avec Karl-Heinz Rummenigge, il a négocié le contrat de son frère au Bayern, pas à la demande du champion d'Allemagne mais parce que Guardiola trouvait le Bayern et sa philosophie très attrayants. C'est encore lui qui a transféré Thiago Alcantara en Bavière - un deal de 25 millions d'euros. Et maintenant, il a doublé les chiffres du contrat de Suarez. Pas mal comme étrennes !

Par Peter T'kint et David Cusumano

Luis Suarez opère un virage à 180 degrés. Cet été, il voulait à tout prix quitter Liverpool, septième seulement. L'équipe n'ayant pas réussi à se qualifier pour une rencontre européenne, une formation évoluant en Ligue des Champions, Arsenal, s'est présentée avec une enveloppe d'environ 50 millions d'euros et, d'après son manager, l'Uruguayen aurait soi-disant obtenu, dans un premier temps, son bon de sortie. Avant que la direction des Reds ne fasse volte-face. Suarez s'est rebellé mais la direction n'a pas bronché.Six mois plus tard, Suarez, qui fêtera ses 27 ans en janvier, est le troisième joueur le mieux payé de Premier League. Seuls Wayne Rooney et Robin van Persie perçoivent davantage. On ignore les sommes exactes mais le salaire de Suarez aurait été quasiment doublé. Il touche actuellement 143.000 euros par semaine mais dès la saison prochaine, il devrait en percevoir 240.000. Pendant quatre ans et demi. Liverpool, qui n'avait plus été aussi bien classé depuis la Noël 2008, a renoué avec l'élite absolue et indique clairement ses ambitions, en offrant un tel contrat à son joueur star. Le club se refuse encore à parler du titre, car le manager, Brendan Rodgers, juge un tel bond en avant irréaliste et pointe toujours Manchester City comme grandissime favori mais il juge toutefois être en mesure de mettre fin à une absence de trois ans de la Ligue des Champions. Après tout, le club a entamé sa remontée il y a un an : en 2013, une seule équipe a surpassé les Reds : Arsenal.Si l'on dit autant de bien aujourd'hui du buteur uruguayen, c'est aussi parce que depuis son retour à la compétition lors de la 6e journée de Premier League, son attitude exemplaire sur le terrain contraste avec sa réputation de " Bad Boy ". Réputation dont il a hérité un soir de juillet 2010, lorsqu'il arrêta un tir de Dominic Adiyiah sur la ligne, grâce à sa main, pour sauver son équipe. Grâce (à cause) de ce geste, l'Uruguay était qualifié pour les demi-finales. En octobre 2011, il fut cette fois accusé d'avoir tenu des propos racistes envers Patrice Evra et écopa de 8 matchs de suspension. Cette affaire fit beaucoup de bruit en Uruguay. De nombreuses figures sportives et politiques avaient montré leur soutien envers le natif de Salto, y compris le Premier Ministre. En avril dernier, pire encore, Suarez mordit Branislav Ivanovic. La sanction fut à la hauteur de ce geste fou : 10 matchs de suspension. Malgré tout, Arsenal était quand même disposé à embrigader le joueur pour une somme-record, qu'il a finalement déboursée pour enrôler Mesut Ozil.Le nouveau contrat de Suarez est une plume au chapeau de Brendan Rodgers, fustigé l'été dernier parce qu'il ne voulait pas laisser partir son capricieux attaquant, mais aussi au couvre-chef du manager personnel du joueur, qui a bien mené les tractations. Cet homme, Pere Guardiola, le frère de Pep, reste par ailleurs sur une excellente année, d'un point de vue financier. Avec l'aide de l'Italien Giovanni Branchini, en bons termes avec Karl-Heinz Rummenigge, il a négocié le contrat de son frère au Bayern, pas à la demande du champion d'Allemagne mais parce que Guardiola trouvait le Bayern et sa philosophie très attrayants. C'est encore lui qui a transféré Thiago Alcantara en Bavière - un deal de 25 millions d'euros. Et maintenant, il a doublé les chiffres du contrat de Suarez. Pas mal comme étrennes ! Par Peter T'kint et David Cusumano