"Si vous êtes venus voir un entraîneur abattu et effondré, vous vous êtes trompés d'endroit": apparu lundi en conférence de presse un peu plus combatif que ces derniers jours, Lopetegui sait néanmoins que son avenir s'écrit en pointillés après une série noire de cinq matches sans succès, dont quatre défaites.

Les médias espagnols jugent que son limogeage n'est qu'une question de temps. Ce pourrait être après Plzen, après le clasico de Liga dimanche à Barcelone, ou au mieux à la fin de cette saison de transition post-Zidane et post-Ronaldo, malgré un contrat paraphé jusqu'en 2021 cet été.

"Je serai encore l'entraîneur demain", s'est rassuré le technicien basque (52 ans) avant ce match européen déjà crucial en vue de la qualification en huitièmes.

Mais la suite est moins claire. "Je ne peux rien confirmer au-delà du moment actuel", a-t-il reconnu lors de ce qui pourrait être l'une de ses dernières apparitions au centre d'entraînement de Valdedebas. "Si vous me demandez ce qui arrivera dans un mois, un an, deux ans, je ne sais pas."

- "Nous allons nous battre" -

Le calendrier serré du Real a contribué à sauver la tête de Lopetegui, très menacé après une nouvelle défaite subie samedi contre Levante en Championnat d'Espagne (2-1): difficile de changer d'entraîneur 48 heures avant Plzen, et pas facile pour l'éventuel remplaçant de débuter dimanche dans l'atmosphère brûlante du Camp Nou.

Samedi après Levante, Lopetegui était apparu morose et soucieux devant les journalistes. Lundi, il n'avait pas retrouvé son sourire, mais son ton et ses mots étaient un peu plus pugnaces.

"Ne me parlez pas de suppositions", a lancé l'ancien gardien de but merengue à un journaliste trop insistant.

"J'ai appris dans ce club à me battre, depuis toujours. C'est l'ADN de ce club et j'ai été marqué au fer rouge. Nous allons nous battre pour renverser la situation. Elle n'est pas rose mais nous avons le temps de changer ça."

Peut-il redresser la barre ? Il faudra pour cela que le Real se remette à marquer: le but de Marcelo samedi a été le premier inscrit par l'équipe de Lopetegui après huit longues heures de mutisme...

Ses joueurs, surtout le bloc d'internationaux espagnols qui l'ont côtoyé comme sélectionneur de la Roja, continuent en tout cas de le soutenir, à l'image du capitaine Sergio Ramos ou du meneur de jeu Isco, apparu très remonté lundi en salle de presse.

- Ramos échaudé -

"Je ne crois pas que la presse ait le pouvoir de faire renvoyer l'entraîneur du Real", a lancé le milieu offensif andalou. "La polémique que vous (les journalistes) voulez créer, elle n'existe pas dans le vestiaire. (...) Nous sommes tranquilles, le +Mister+ a toute notre confiance comme nous avons la confiance du +Mister+."

Malgré tout, certains détails trahissent la tension de l'équipe triple championne d'Europe en titre.

Le groupe madrilène, quasiment au complet en l'absence du seul Dani Carvajal, s'est entraîné sous le soleil lundi à Valdebebas. Non sans orages: échaudé par un coup au visage lors d'un exercice, Ramos s'en est pris au jeune défenseur Sergio Reguilon, en dégageant avec colère un ballon dans sa direction. Et le capitaine a dû s'excuser sur Twitter ("Je n'aurais pas dû réagir comme ça") alors que l'image tournait en boucle à la télévision...

La question du possible successeur de Lopetegui agite aussi beaucoup les médias espagnols qui peinent à s'accorder sur un nom pour être le 13e entraîneur de l'ère Florentino Pérez (2000-2006 puis depuis 2009).

On évoque notamment l'Italien Antonio Conte (ex-Chelsea), l'actuel sélectionneur de la Belgique, l'Espagnol Roberto Martinez, ou encore l'entraîneur de la réserve merengue, l'Argentin Santiago Solari.

Et pendant ce temps, Julen Lopetegui se débat pour sauver sa tête...

"Si vous êtes venus voir un entraîneur abattu et effondré, vous vous êtes trompés d'endroit": apparu lundi en conférence de presse un peu plus combatif que ces derniers jours, Lopetegui sait néanmoins que son avenir s'écrit en pointillés après une série noire de cinq matches sans succès, dont quatre défaites.Les médias espagnols jugent que son limogeage n'est qu'une question de temps. Ce pourrait être après Plzen, après le clasico de Liga dimanche à Barcelone, ou au mieux à la fin de cette saison de transition post-Zidane et post-Ronaldo, malgré un contrat paraphé jusqu'en 2021 cet été."Je serai encore l'entraîneur demain", s'est rassuré le technicien basque (52 ans) avant ce match européen déjà crucial en vue de la qualification en huitièmes.Mais la suite est moins claire. "Je ne peux rien confirmer au-delà du moment actuel", a-t-il reconnu lors de ce qui pourrait être l'une de ses dernières apparitions au centre d'entraînement de Valdedebas. "Si vous me demandez ce qui arrivera dans un mois, un an, deux ans, je ne sais pas."- "Nous allons nous battre" -Le calendrier serré du Real a contribué à sauver la tête de Lopetegui, très menacé après une nouvelle défaite subie samedi contre Levante en Championnat d'Espagne (2-1): difficile de changer d'entraîneur 48 heures avant Plzen, et pas facile pour l'éventuel remplaçant de débuter dimanche dans l'atmosphère brûlante du Camp Nou.Samedi après Levante, Lopetegui était apparu morose et soucieux devant les journalistes. Lundi, il n'avait pas retrouvé son sourire, mais son ton et ses mots étaient un peu plus pugnaces. "Ne me parlez pas de suppositions", a lancé l'ancien gardien de but merengue à un journaliste trop insistant."J'ai appris dans ce club à me battre, depuis toujours. C'est l'ADN de ce club et j'ai été marqué au fer rouge. Nous allons nous battre pour renverser la situation. Elle n'est pas rose mais nous avons le temps de changer ça."Peut-il redresser la barre ? Il faudra pour cela que le Real se remette à marquer: le but de Marcelo samedi a été le premier inscrit par l'équipe de Lopetegui après huit longues heures de mutisme...Ses joueurs, surtout le bloc d'internationaux espagnols qui l'ont côtoyé comme sélectionneur de la Roja, continuent en tout cas de le soutenir, à l'image du capitaine Sergio Ramos ou du meneur de jeu Isco, apparu très remonté lundi en salle de presse.- Ramos échaudé -"Je ne crois pas que la presse ait le pouvoir de faire renvoyer l'entraîneur du Real", a lancé le milieu offensif andalou. "La polémique que vous (les journalistes) voulez créer, elle n'existe pas dans le vestiaire. (...) Nous sommes tranquilles, le +Mister+ a toute notre confiance comme nous avons la confiance du +Mister+."Malgré tout, certains détails trahissent la tension de l'équipe triple championne d'Europe en titre.Le groupe madrilène, quasiment au complet en l'absence du seul Dani Carvajal, s'est entraîné sous le soleil lundi à Valdebebas. Non sans orages: échaudé par un coup au visage lors d'un exercice, Ramos s'en est pris au jeune défenseur Sergio Reguilon, en dégageant avec colère un ballon dans sa direction. Et le capitaine a dû s'excuser sur Twitter ("Je n'aurais pas dû réagir comme ça") alors que l'image tournait en boucle à la télévision...La question du possible successeur de Lopetegui agite aussi beaucoup les médias espagnols qui peinent à s'accorder sur un nom pour être le 13e entraîneur de l'ère Florentino Pérez (2000-2006 puis depuis 2009).On évoque notamment l'Italien Antonio Conte (ex-Chelsea), l'actuel sélectionneur de la Belgique, l'Espagnol Roberto Martinez, ou encore l'entraîneur de la réserve merengue, l'Argentin Santiago Solari.Et pendant ce temps, Julen Lopetegui se débat pour sauver sa tête...