Arsène Wenger avait déclaré que c'était la pire blessure qu'il ait vue de toute sa carrière. Un médecin avait dit à Santi Cazorla qu'il pourrait être heureux s'il parvenait à remarcher dans son jardin. Pourtant, l'Espagnol rejoue depuis le début de cette saison à Villarreal et il en est même le meilleur footballeur. Longtemps, on a quand même cru que le médian, maintenant âgé de 33 ans, ne rejouerait plus. Il vient de raconter son combat au Guardian.

Tout a commencé durant un match amical de l'Espagne contre le Chili en septembre 2013. Il s'est fracturé un os de la cheville dans un contact. Sans gravité mais en novembre 2015, il a également été touché aux ligaments du genou. Il a continué à jouer malgré la douleur, jusqu'au match d'Arsenal contre Ludogorets en octobre 2016. " La mi-temps a été très pénible car mes muscles se sont refroidis. Je suis remonté sur le terrain en boitillant. J'avais très mal ", témoigne-t-il. " Le soir, j'ai pleuré. C'en était trop, je devais arrêter. "

La suite a été un calvaire de dix opérations et 636 jours sans football. Initialement, les médecins anglais se trouvaient face à un mystère. La plaie à la cheville de Cazorla se rouvrait constamment. " Du pus s'en écoulait la nuit. Les médecins me recousaient mais la cicatrice se rouvrait et le pus continuait à sortir. On m'a fait une transplantation de peau mais sans voir ce qui se passait en dessous du derme. Une bactérie dévorait les tissus. "

Cazorla s'est finalement tourné vers Mikel Sanchez, un chirurgien de Vitoria. " J'en avais marre. J'avais été opéré sans arrêt depuis deux ou trois mois. Je me suis donc rendu à Vitoria et là, on a trouvé trace de bactéries : deux dans le tendon, une dans l'os. Le médecin ne savait cependant pas l'ampleur réelle des dégâts infligés au tendon. " Dix centimètres étaient rongés et l'os était en mauvais état aussi. " Le médecin pouvait y enfoncer un doigt : il avait la consistance de la plasticine. C'est encore plus dangereux. "

On a redouté de devoir l'amputer mais Cazorla s'est battu, même s'il a souvent été tenter de renoncer. Il s'est astreint à une longue revalidation, seul, car sa femme Ursula et leurs deux enfants étaient restés à Londres. " Enzo, mon fils de huit ans, me demandait sans cesse si je pourrais rejouer. Je lui répondais que oui, bien sûr. Maintenant, il me voit jouer et je suis heureux de l'apercevoir dans la tribune. "

Arsène Wenger avait déclaré que c'était la pire blessure qu'il ait vue de toute sa carrière. Un médecin avait dit à Santi Cazorla qu'il pourrait être heureux s'il parvenait à remarcher dans son jardin. Pourtant, l'Espagnol rejoue depuis le début de cette saison à Villarreal et il en est même le meilleur footballeur. Longtemps, on a quand même cru que le médian, maintenant âgé de 33 ans, ne rejouerait plus. Il vient de raconter son combat au Guardian. Tout a commencé durant un match amical de l'Espagne contre le Chili en septembre 2013. Il s'est fracturé un os de la cheville dans un contact. Sans gravité mais en novembre 2015, il a également été touché aux ligaments du genou. Il a continué à jouer malgré la douleur, jusqu'au match d'Arsenal contre Ludogorets en octobre 2016. " La mi-temps a été très pénible car mes muscles se sont refroidis. Je suis remonté sur le terrain en boitillant. J'avais très mal ", témoigne-t-il. " Le soir, j'ai pleuré. C'en était trop, je devais arrêter. " La suite a été un calvaire de dix opérations et 636 jours sans football. Initialement, les médecins anglais se trouvaient face à un mystère. La plaie à la cheville de Cazorla se rouvrait constamment. " Du pus s'en écoulait la nuit. Les médecins me recousaient mais la cicatrice se rouvrait et le pus continuait à sortir. On m'a fait une transplantation de peau mais sans voir ce qui se passait en dessous du derme. Une bactérie dévorait les tissus. " Cazorla s'est finalement tourné vers Mikel Sanchez, un chirurgien de Vitoria. " J'en avais marre. J'avais été opéré sans arrêt depuis deux ou trois mois. Je me suis donc rendu à Vitoria et là, on a trouvé trace de bactéries : deux dans le tendon, une dans l'os. Le médecin ne savait cependant pas l'ampleur réelle des dégâts infligés au tendon. " Dix centimètres étaient rongés et l'os était en mauvais état aussi. " Le médecin pouvait y enfoncer un doigt : il avait la consistance de la plasticine. C'est encore plus dangereux. " On a redouté de devoir l'amputer mais Cazorla s'est battu, même s'il a souvent été tenter de renoncer. Il s'est astreint à une longue revalidation, seul, car sa femme Ursula et leurs deux enfants étaient restés à Londres. " Enzo, mon fils de huit ans, me demandait sans cesse si je pourrais rejouer. Je lui répondais que oui, bien sûr. Maintenant, il me voit jouer et je suis heureux de l'apercevoir dans la tribune. "