Le salaire moyen est de 210.000 euros par an, assurance groupe comprise, en Belgique. Avez-vous envie de jouer pour ce montant ?

Nicolas Lombaerts : À la fin de ma carrière. J'ai commencé à un salaire encore inférieur et, à mon départ, j'atteignais à peu près ce montant. Je ne crois pas que des joueurs du Zenit gagnent aussi peu, hormis quelques jeunes qui viennent d'être repris dans le noyau A.

Peu de gens gagnent 5 millions par an.

Si je pouvais les gagner... Les joueurs n'en parlent pas mais je ne figure pas parmi les gros salaires.

Vous avez appris combien Axel Witsel et Hulk coûtaient, ce qui a provoqué un tel émoi que certains joueurs russes, chez vous, ont été écartés de l'équipe à un moment donné ?

On a gonflé l'affaire. Denisov n'a jamais dit quelque chose contre Witsel ou Hulk ni refusé de leur serrer la main. Axel me dit qu'il se plaît ici et je ne pense pas qu'il ait envie de partir.

Les Russes et les étrangers mangent à des tables séparées depuis toujours. Je suis à la table des étrangers, même si je m'entends bien avec les Russes. Witsel a coûté cher mais je ne pense pas qu'il gagne davantage que Denisov, Kerzakov ou Zhirkov.

Le Zenit a failli être exclu du championnat et doit jouer un match à guichets fermés à cause des supporters.

Le gardien moscovite a fait du cinéma car il n'a pas été touché. Nos supporters sont les plus fanatiques de Russie. Ils sont nombreux à nous accompagner en déplacement. Vingt bus ont été bloqués dans une tempête de neige, sur la route de Moscou. Ils ont dû faire demi-tour mais 3.000 personnes nous attendaient quand même à Moscou, à 800 kilomètres de Saint-Pétersbourg. Une fois, 10.000 personnes nous ont accompagnés.

Les joueurs de couleur constituent-ils un problème en Russie ?

Si c'était le cas, ils ne seraient pas aussi nombreux. Le Zenit a l'équipe la plus russe et c'est notre force car ces joueurs forment la moitié de l'équipe nationale. Il faut aligner quatre Russes à chaque match mais nous en avons généralement six, sept ou huit. C'est différent ailleurs et je suis souvent confronté à des avants étrangers, généralement noirs.

Le Zenit a-t-il un public raciste?

A en juger par la popularité de Hulk et de Witsel, non. Vous devriez voir combien de supporters sollicitent un autographe de ces deux-là.

Par Geert Foutré

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine

Le salaire moyen est de 210.000 euros par an, assurance groupe comprise, en Belgique. Avez-vous envie de jouer pour ce montant ?Nicolas Lombaerts : À la fin de ma carrière. J'ai commencé à un salaire encore inférieur et, à mon départ, j'atteignais à peu près ce montant. Je ne crois pas que des joueurs du Zenit gagnent aussi peu, hormis quelques jeunes qui viennent d'être repris dans le noyau A.Peu de gens gagnent 5 millions par an.Si je pouvais les gagner... Les joueurs n'en parlent pas mais je ne figure pas parmi les gros salaires.Vous avez appris combien Axel Witsel et Hulk coûtaient, ce qui a provoqué un tel émoi que certains joueurs russes, chez vous, ont été écartés de l'équipe à un moment donné ?On a gonflé l'affaire. Denisov n'a jamais dit quelque chose contre Witsel ou Hulk ni refusé de leur serrer la main. Axel me dit qu'il se plaît ici et je ne pense pas qu'il ait envie de partir. Les Russes et les étrangers mangent à des tables séparées depuis toujours. Je suis à la table des étrangers, même si je m'entends bien avec les Russes. Witsel a coûté cher mais je ne pense pas qu'il gagne davantage que Denisov, Kerzakov ou Zhirkov. Le Zenit a failli être exclu du championnat et doit jouer un match à guichets fermés à cause des supporters.Le gardien moscovite a fait du cinéma car il n'a pas été touché. Nos supporters sont les plus fanatiques de Russie. Ils sont nombreux à nous accompagner en déplacement. Vingt bus ont été bloqués dans une tempête de neige, sur la route de Moscou. Ils ont dû faire demi-tour mais 3.000 personnes nous attendaient quand même à Moscou, à 800 kilomètres de Saint-Pétersbourg. Une fois, 10.000 personnes nous ont accompagnés.Les joueurs de couleur constituent-ils un problème en Russie ?Si c'était le cas, ils ne seraient pas aussi nombreux. Le Zenit a l'équipe la plus russe et c'est notre force car ces joueurs forment la moitié de l'équipe nationale. Il faut aligner quatre Russes à chaque match mais nous en avons généralement six, sept ou huit. C'est différent ailleurs et je suis souvent confronté à des avants étrangers, généralement noirs.Le Zenit a-t-il un public raciste?A en juger par la popularité de Hulk et de Witsel, non. Vous devriez voir combien de supporters sollicitent un autographe de ces deux-là.Par Geert FoutréRetrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine