Sergio Ramos a joué au poker menteur pendant presque une année avec le Real Madrid. Du haut de ses 671 matchs, plus de cent buts et quatre Champions League, entre autres, le stoppeur excentrique était devenu une icône au Santiago Bernabéu. Lors de la saison 2019/20, il avait même offert presque à lui seul le titre de champion d'Espagne au Real Madrid, son 22e titre au service des Blancos. Depuis le départ de Cristiano Ronaldo, Ramos était l'une des dernières grandes stars du Real et son lien avec les supporters était unique. Sur le terrain, il marquait régulièrement des buts importants et en évitait quelques uns en défense. En tant qu'être humain, il a personnalisé la grandeur du club Merengue comme personne d'autre. Ramos avait transcendé le statut de travailleur ou d'ouvrier dans la clinquante Casa Blanca. C'est donc pour toutes ces raisons que l'Andalou s'est senti lésé par l'offre du président Florentino Pérez qui ne souhaitait prolonger son contrat que d'un an, comme il l'avait toujours proposé à tous les mortels âgés de plus de trente ans. Ramos estimait qu'il avait droit à plus, comme il l'a laissé entendre à plusieurs reprises en public. Pérez n'a pas apprécié l'attitude de son capitaine et le puissant président n'a pas fait d'exception à sa règle d'or. Le fait que le défenseur et son entourage aient tenté de lui mettre la pression ne lui a pas plu. Il faut dire que les nombreux pépins physiques de Ramos n'ont pas non plus joué en sa faveur. Lors de ses six derniers mois dans la capitale espagnole, le vétéran a joué moins de 400 minutes de jeu. Lorsque ce dernier a finalement ravalé sa fierté et indiqué qu'il pourrait accepter l'offre d'un an, Pérez a été implacabl...

Sergio Ramos a joué au poker menteur pendant presque une année avec le Real Madrid. Du haut de ses 671 matchs, plus de cent buts et quatre Champions League, entre autres, le stoppeur excentrique était devenu une icône au Santiago Bernabéu. Lors de la saison 2019/20, il avait même offert presque à lui seul le titre de champion d'Espagne au Real Madrid, son 22e titre au service des Blancos. Depuis le départ de Cristiano Ronaldo, Ramos était l'une des dernières grandes stars du Real et son lien avec les supporters était unique. Sur le terrain, il marquait régulièrement des buts importants et en évitait quelques uns en défense. En tant qu'être humain, il a personnalisé la grandeur du club Merengue comme personne d'autre. Ramos avait transcendé le statut de travailleur ou d'ouvrier dans la clinquante Casa Blanca. C'est donc pour toutes ces raisons que l'Andalou s'est senti lésé par l'offre du président Florentino Pérez qui ne souhaitait prolonger son contrat que d'un an, comme il l'avait toujours proposé à tous les mortels âgés de plus de trente ans. Ramos estimait qu'il avait droit à plus, comme il l'a laissé entendre à plusieurs reprises en public. Pérez n'a pas apprécié l'attitude de son capitaine et le puissant président n'a pas fait d'exception à sa règle d'or. Le fait que le défenseur et son entourage aient tenté de lui mettre la pression ne lui a pas plu. Il faut dire que les nombreux pépins physiques de Ramos n'ont pas non plus joué en sa faveur. Lors de ses six derniers mois dans la capitale espagnole, le vétéran a joué moins de 400 minutes de jeu. Lorsque ce dernier a finalement ravalé sa fierté et indiqué qu'il pourrait accepter l'offre d'un an, Pérez a été implacable en la retirant. Le président merengue venait de sortir le grand jeu pour attirer David Alaba et ne lui avait pas offert un salaire royal pour le cantonner au banc.LE PARI PARISS'en est suivi des adieux émouvants pour Ramos. L'Espagnol a souligné à plusieurs reprises qu'il ne voulait pas du tout quitter le Real Madrid. Ce n'était que le début d'un semestre dramatique pour l'international espagnol. Pour commencer, le sélectionneur de la Roja, Luis Enrique, ne le reprenait pas dans sa sélection pour l'Euro, même lorsque la moitié de l'équipe a dû être mise en quarantaine en raison d'un cluster de coronavirus provoqué par Sergio Busquets. Sergio Ramos a donc eu tout l'été pour se préparer à sa nouvelle aventure en France. A Paris, les supporters ont été impressionnés par la venue d'une légende d'un ténor européen, ce qui leur confirmait la nouvelle aura du club. Un an plus tôt, Thiago Silva était parti par la petite porte. Le Brésilien était pourtant l'un des premiers éléments de renom attiré par le PSG version Qatar. Âgé de 35 ans lors de l'été 2020, la direction estimait qu'il avait fait son temps. Chelsea en a profité en l'attirant gratuitement à Stamford Bridge. Pour sa première année à Londres, le vétéran a remporté la Ligue des Champions en tant que titulaire, soit le trophée objet de tous les fantasmes dans la capitale française. Silva est toujours un joueur très apprécié à Londres. Il a disputé neuf matches cette saison (sous la direction d'un autre ancien du PSG, l'entraîneur Thomas Tuchel) au cours desquels Chelsea n'a encaissé que quatre buts. Récemment, Silva est revenu sur son départ de Paris. "Cela aurait pu et dû être différent. Ce n'est pas comme si j'avais été là pendant huit jours ou huit mois. Ce furent huit années au cours desquelles j'ai été l'un de ceux qui a permis au PSG d'atteindre son niveau actuel. Je n'ai rien contre Sergio Ramos en tant que personne mais lorsqu'il se voit proposer un contrat de deux ans en ayant le même âge que moi lors de mon départ forcé... Je n'en ai jamais parlé à personne, mais cela m'a rendu triste. C'est comme si je n'avais jamais compté pour le club."Thiago Silva voulait vraiment rester au PSG en 2020 mais Leonardo ne lui a pas donné cette chance. En janvier 2009, c'était pourtant le directeur technique brésilien de 52 ans qui avait fait venir le défenseur, qui évoluait alors à Fluminense au Brésil, à l'AC Milan. Leo a utilisé l'argument de la crise du coronavirus pour ne pas offrir de nouveau contrat à Silva. "La façon dont les choses se sont passées m'a vraiment vexé", a expliqué le défenseur de Chelsea quelques mois plus tard. "Je me trouvais en quarantaine avec ma famille au Brésil quand Leonardo m'a appelé. Il m'a d'abord demandé si je souhaitais continuer à jouer deux mois de plus pour terminer la saison. Mais, il a ensuite ajouté qu'après cela je ne serai pas prolongé. C'était une conversation inconfortable et brève. Cela aurait vraiment pu et dû se passer différemment." Après la mise à l'écart d'une de ses icônes, le PSG a vécu une saison compliquée au cours de laquelle il n'a non seulement pas gagné la désirée Coupe aux grandes oreilles et a aussi été détrôné en Ligue 1 par Lille. Le PSG manquait clairement de leadership et de structure dans son équipe. C'est pourquoi, lors de l'été écoulé, Leonardo est finalement revenu sur ses principes et a sauté sur l'occasion Sergio Ramos lorsqu'elle s'est présentée à lui. Mais ce choix n'était-il pas trop précipité alors que contrairement à Siva, la condition physique du défenseur espagnol semblait déjà être un point d'interrogation. Depuis sa présentation au Parc des Princes le 8 juillet dernier, Ramos n'a pas joué une seule minute pour le PSG, même pas en match amical. Ces dernières semaines, plusieurs indices ont laissé penser qu'il pourrait revenir rapidement, mais ce n'est toujours pas le cas. Selon la version officielle, l'Andalou souffre d'une blessure au mollet. Mais selon certains médias espagnols et français, la blessure et la condition générale du joueur seraient bien plus préoccupantes. "La rééducation de Sergio Ramos ne se déroulerait pas bien. Il y a beaucoup de doutes concernant sa blessure", a-t-on appris récemment dans le programme sportif El Larguero."Il n'est pas exclu que Ramos puisse faire ses premiers pas sous la vareuse parisienne dans un futur proche. Mais la question est surtout de savoir s'il pourra devenir un titulaire régulier. Et ça, on en est encore loin. Personne à Paris n'ose affirmer aujourd'hui que le défenseur central pourra disputer tous les matchs à partir de décembre. Le joueur est très affecté par la situation car il a toujours eu le contrôle de son corps. Mais ce n'est plus le cas maintenant. Ce qui l'inquiète le plus, c'est que sa jambe ne semble pas réagir positivement au traitement. C'est pour cette raison qu'on ne peut pas lui donner d'échéance concrète sur laquelle il pourrait se concentrer. Je doute sérieusement du fait qu'il puisse être considéré comme un titulaire du onze de base parisien dans un avenir proche. Et puis, les rumeurs ne se taisent pas facilement : est-ce que c'est seulement son mollet qui est touché ou est-ce que cela cache quelque chose d'autre ?"Sportivement, la perte de Ramos peut être compensée par Mauricio Pochettino. Avec Marquinhos et Presnel Kimpembe, le technicien argentin dispose d'un duo bien établi au Parc des Prince et disposant d'une belle expérience. Avec Thilo Kehrer et éventuellement Abdou Diallo et Danilo Pereira, le PSG dispose encore d'autres alternatives, même si elles n'ont pas la qualité et l'expérience de l'Andalou blessé. Mais ce sont surtout l'identité et l'image du club parisien qui ont été écornés par le dossier Ramos. L'éviction d'une icône du club comme Thiago Silva au profit d'un joueur tout aussi âgé et dans une condition physique moindre a des conséquences désastreuses sur le plan sportif. Sans oublier les finances... Car si le PSG peut compter sur le soutien du Qatar, le contrat de deux saisons de l'Espagnol lui coûte 25 millions d'euros, probablement investis à perte. Pour une telle somme, il est certain que les dirigeants parisiens auraient dû mieux étudier le dossier médical de leur nouvelle recrue. Si l'année 2021 a été dramatique pour Sergio Ramos, celui a montré à maintes reprises au cours de ses quinze dernières années de carrière qu'il avait le mental pour revenir plus fort après un coup dur. Mais aujourd'hui, il est face au défi le plus important de son immense carrière. Empêcher que celle-ci ne se termine dans l'anonymat sur un terrain d'entraînement désert à Paris.