Avec 13 Coupes aux grandes oreilles à son palmarès, le Real Madrid est le club le plus titré dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Liverpool est le troisième du palmarès avec six victoires à son actif, tout comme le Bayern Munich. Ce samedi soir, au stade de France, les deux clubs historiques du football continental vont s'affronter pour la troisième fois de leur histoire en finale de la C1. Un record !

Pour la petite histoire, on signalera que huit autres affiches finales de la Ligue des Champions ou Coupe des clubs champions européens se sont disputées à deux reprises : Real Madrid - Stade de Reims (1956 et 1959), AC Milan - Benfica (1963 et 1990), AC Milan - Ajax (1969 et 1995), Juventus - Ajax (1973 et 1996), Real Madrid - Juventus (1998 et 2017), AC Milan - Liverpool (2005 et 2007), FC Barcelone - Manchester United (2009 et 2011) et Real Madrid - Atlético Madrid (2014 et 2016).

Retour sur les deux précédents entre le Liverpool et le Real Madrid.

27 mai 1981, Liverpool - Real Madrid 1-0, Parc des Princes, Paris

Il faut remonter à 41 ans pour trouver la trace d'un premier duel entre Reds et Merengue lors du dernier match de la compétition. Coïncidence ou pas, c'était aussi à Paris, mais pas au stade de France. Le Parc des Princes, l'antre du PSG, accueille les deux géants européens, histoire de célébrer comme il se doit le quart de siècle de la compétition. En 1956, le Real l'avait emporté sur cette même pelouse de la capitale française contre le Stade de Reims. Mais ce 27 mai, l'histoire ne va pas se répéter. On évoquera d'abord un petit incident qui est intervenu à quelques minutes du coup d'envoi. Bob Paisley, le coach anglais râle dans son coin. La faute à un problème de sponsor. Ses joueurs sont contraints de masquer avec un ruban adhésif noir l'équipementier figurant sur leur maillot. Le foot business n'en est encore pourtant qu'à ses balbutiements.

Alan Kennedy, l'unique buteur d'une finale de 1981 bien terme au niveau du spectacle., iStock
Alan Kennedy, l'unique buteur d'une finale de 1981 bien terme au niveau du spectacle. © iStock

Malgré cela, on s'attendait à une finale de haut vol entre les deux ténors. Mais de spectacle, il n'en sera finalement pas question. Dans un match très fermé, c'est finalement Alan Kennedy qui va devenir le héros de la soirée parisienne en allant tromper le gardien madrilène Agustin Rodriguez d'une terrible frappe croisée du pied gauche. "Nous n'avions pas peur d'eux, bien au contraire. Nous avions été en finale plusieurs fois, nous savions de quoi il s'agissait. C'est eux qui étaient inexpérimentés", racontait en 2018 Terry McDermott, ancien milieu de terrain de Liverpool et meilleur buteur de la compétition cette année-là, dans un entretien à l'AFP. Victorieux de la C1 en 1977, 78, les Anglais possédaient en effet plus d'armes pour dominer le football continental.

Liverpool soulevait ainsi la troisième Coupe aux grandes oreilles de son histoire alors que le Real Madrid restait bloqué à six trophées. Les Reds n'attendront que trois ans pour remporter leur prochaine Coupe du côté de Rome contre l'AS locale. Les Merengue devront faire preuve de patience puisqu'ils attendront 1998 pour revenir au sommet du football européen,... 32 ans après leur dernier sacre. C'est la Juventus qui sera la victime de ce retour au premier plan de la Casa Blanca.

Real Madrid : Agustin, Camacho, Sabido, Navajas, Cortes, Del Bosque, Stielicke, Angel, Juanito, Santillana, Cunnigham. Entraîneur : Vujadin Boskov.

Liverpool : Clemence, Neal, A. Kennedy, Thompson, Hansen, Souness, McDermott, Lee, R. Kennedy, Dalglish, Johnson. Entraîneur : Bob Paisley.

But: 82e A. Kennedy (1-0)

26 mai 2018, Real Madrid - Liverpool 3-1, stade olympique, Kiev

Il y a quatre ans, Kiev n'était en guerre et accueillait l'épilogue de la plus grande compétition de clubs, six ans après avoir été l'hôte de la finale de l'Euro des nations. Ce duel restera celui de deux hommes : Loris Karius et Gareth Bale. Préféré à Simon Mignolet pour défendre les buts des Scousers, l'Allemand amené par Jürgen Klopp va connaître une soirée catastrophique et précipiter la chute des siens contre les Merengue de Cristiano Ronaldo et Zinédine Zidane.

La situation a d'ailleurs bien changé par rapport à 1981 puisque Madrid a retrouvé l'habitude de la victoire en Champions League en étant le double tenant du titre.

Le début de match est tendu et Mohamed Salah est contraint de sortir en raison d'une blessure à l'épaule, victime d'une prise de judo de Sergio Ramos. Ensuite, Karius, se plaint d'un coup de coude du même Ramos. L'ancien dernier rempart de Mayence choisit de rester sur le terrain mais se verra diagnostiquer une commotion cérébrale quelques jours après le match.

Monté à l'heure de jeu, Bale va être décisif avec un doublé dans la nuit de Kiev., iStock
Monté à l'heure de jeu, Bale va être décisif avec un doublé dans la nuit de Kiev. © iStock

Est-ce que ce choc a décidé de l'issue du match ? Difficile à dire car Karius n'était pas non plus réputé pour être le gardien le plus fiable de la compétition. Il commettra en tout cas deux bourdes en quelques minutes avec une relance à la main ratée qui va être interceptée par l'attaquant du Real Karim Benzema pour l'ouverture du score (51e). Ensuite, il va se trouer sur une frappe lointaine de Gareth Bale, qui lui a inexplicablement échappé des mains (83e).

Entre les deux, en revanche, il ne pourra rien sur un retourné acrobatique génial de ce même Bale qui intervenait moins de dix minutes après l'égalisation Liverpuldienne signée Sadio Mané.

Le gaucher gallois n'était présent sur la pelouse ukrainienne que depuis quelques minutes puisqu'il venait de remplacer Isco, un choix de Zidane qui ne s'était pas avéré payant. Mais le Français rectifiera le tir avec brio.

Quatre ans après Kiev, dix-huit des acteurs présents ce jour-là sur le terrain se retrouveront au stade de France, même si tous n'auront pas droit au même temps de jeu. Il s'agit de Trent Alexander-Arnold, Virgil van Dijk, Andrew Robertson, Jordan Henderson, James Milner, Mohamed Salah, Roberto Firmino, Sadio Mané du côté anglais et de Marcelo, Dani Carvajal, Casemiro, Toni Kroos, Luka Modric, Gareth Bale, Karim Benzema, Isco, Nacho Fernandez et Marco Asensio

C'était la dernière fois que le Real remportait la Coupe aux grandes oreilles, douze mois avant que Liverpool ne l'imite, grâce notamment à un but de Divock Origi.

Après la Decimotercera (la treizième), Ronaldo quittera le Santiago Bernabeu pour la Juventus. Zidane ne prolongera pas non plus son bail dans la capitale espagnole, même s'il reviendra pour un deuxième mandat un peu moins d'une année plus tard.

Qui brillera ce samedi au coeur de la nuit de Saint-Denis ?

Real Madrid: Navas, Dani Carvajal (37' Nacho), Varane, Sergio Ramos, Marcelo; Kroos, Casemiro, Modric, Isco (61' Bale); Ronaldo, Benzema (89' Asensio). Entraîneur: Zinédine Zidane.

Liverpool:Karius, Alexander-Arnold, Lovren, van Dijk, Robertson, Milner (83'Can), Henderson, Wijnaldum; Salah (31'Lallana), Firmino, Mané. Entraîneur: Jürgen Klopp

Avec 13 Coupes aux grandes oreilles à son palmarès, le Real Madrid est le club le plus titré dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Liverpool est le troisième du palmarès avec six victoires à son actif, tout comme le Bayern Munich. Ce samedi soir, au stade de France, les deux clubs historiques du football continental vont s'affronter pour la troisième fois de leur histoire en finale de la C1. Un record !Pour la petite histoire, on signalera que huit autres affiches finales de la Ligue des Champions ou Coupe des clubs champions européens se sont disputées à deux reprises : Real Madrid - Stade de Reims (1956 et 1959), AC Milan - Benfica (1963 et 1990), AC Milan - Ajax (1969 et 1995), Juventus - Ajax (1973 et 1996), Real Madrid - Juventus (1998 et 2017), AC Milan - Liverpool (2005 et 2007), FC Barcelone - Manchester United (2009 et 2011) et Real Madrid - Atlético Madrid (2014 et 2016).Retour sur les deux précédents entre le Liverpool et le Real Madrid.Il faut remonter à 41 ans pour trouver la trace d'un premier duel entre Reds et Merengue lors du dernier match de la compétition. Coïncidence ou pas, c'était aussi à Paris, mais pas au stade de France. Le Parc des Princes, l'antre du PSG, accueille les deux géants européens, histoire de célébrer comme il se doit le quart de siècle de la compétition. En 1956, le Real l'avait emporté sur cette même pelouse de la capitale française contre le Stade de Reims. Mais ce 27 mai, l'histoire ne va pas se répéter. On évoquera d'abord un petit incident qui est intervenu à quelques minutes du coup d'envoi. Bob Paisley, le coach anglais râle dans son coin. La faute à un problème de sponsor. Ses joueurs sont contraints de masquer avec un ruban adhésif noir l'équipementier figurant sur leur maillot. Le foot business n'en est encore pourtant qu'à ses balbutiements.Malgré cela, on s'attendait à une finale de haut vol entre les deux ténors. Mais de spectacle, il n'en sera finalement pas question. Dans un match très fermé, c'est finalement Alan Kennedy qui va devenir le héros de la soirée parisienne en allant tromper le gardien madrilène Agustin Rodriguez d'une terrible frappe croisée du pied gauche. "Nous n'avions pas peur d'eux, bien au contraire. Nous avions été en finale plusieurs fois, nous savions de quoi il s'agissait. C'est eux qui étaient inexpérimentés", racontait en 2018 Terry McDermott, ancien milieu de terrain de Liverpool et meilleur buteur de la compétition cette année-là, dans un entretien à l'AFP. Victorieux de la C1 en 1977, 78, les Anglais possédaient en effet plus d'armes pour dominer le football continental. Liverpool soulevait ainsi la troisième Coupe aux grandes oreilles de son histoire alors que le Real Madrid restait bloqué à six trophées. Les Reds n'attendront que trois ans pour remporter leur prochaine Coupe du côté de Rome contre l'AS locale. Les Merengue devront faire preuve de patience puisqu'ils attendront 1998 pour revenir au sommet du football européen,... 32 ans après leur dernier sacre. C'est la Juventus qui sera la victime de ce retour au premier plan de la Casa Blanca.Real Madrid : Agustin, Camacho, Sabido, Navajas, Cortes, Del Bosque, Stielicke, Angel, Juanito, Santillana, Cunnigham. Entraîneur : Vujadin Boskov.Liverpool : Clemence, Neal, A. Kennedy, Thompson, Hansen, Souness, McDermott, Lee, R. Kennedy, Dalglish, Johnson. Entraîneur : Bob Paisley.But: 82e A. Kennedy (1-0)Il y a quatre ans, Kiev n'était en guerre et accueillait l'épilogue de la plus grande compétition de clubs, six ans après avoir été l'hôte de la finale de l'Euro des nations. Ce duel restera celui de deux hommes : Loris Karius et Gareth Bale. Préféré à Simon Mignolet pour défendre les buts des Scousers, l'Allemand amené par Jürgen Klopp va connaître une soirée catastrophique et précipiter la chute des siens contre les Merengue de Cristiano Ronaldo et Zinédine Zidane. La situation a d'ailleurs bien changé par rapport à 1981 puisque Madrid a retrouvé l'habitude de la victoire en Champions League en étant le double tenant du titre.Le début de match est tendu et Mohamed Salah est contraint de sortir en raison d'une blessure à l'épaule, victime d'une prise de judo de Sergio Ramos. Ensuite, Karius, se plaint d'un coup de coude du même Ramos. L'ancien dernier rempart de Mayence choisit de rester sur le terrain mais se verra diagnostiquer une commotion cérébrale quelques jours après le match.Est-ce que ce choc a décidé de l'issue du match ? Difficile à dire car Karius n'était pas non plus réputé pour être le gardien le plus fiable de la compétition. Il commettra en tout cas deux bourdes en quelques minutes avec une relance à la main ratée qui va être interceptée par l'attaquant du Real Karim Benzema pour l'ouverture du score (51e). Ensuite, il va se trouer sur une frappe lointaine de Gareth Bale, qui lui a inexplicablement échappé des mains (83e). Entre les deux, en revanche, il ne pourra rien sur un retourné acrobatique génial de ce même Bale qui intervenait moins de dix minutes après l'égalisation Liverpuldienne signée Sadio Mané.Le gaucher gallois n'était présent sur la pelouse ukrainienne que depuis quelques minutes puisqu'il venait de remplacer Isco, un choix de Zidane qui ne s'était pas avéré payant. Mais le Français rectifiera le tir avec brio.Quatre ans après Kiev, dix-huit des acteurs présents ce jour-là sur le terrain se retrouveront au stade de France, même si tous n'auront pas droit au même temps de jeu. Il s'agit de Trent Alexander-Arnold, Virgil van Dijk, Andrew Robertson, Jordan Henderson, James Milner, Mohamed Salah, Roberto Firmino, Sadio Mané du côté anglais et de Marcelo, Dani Carvajal, Casemiro, Toni Kroos, Luka Modric, Gareth Bale, Karim Benzema, Isco, Nacho Fernandez et Marco AsensioC'était la dernière fois que le Real remportait la Coupe aux grandes oreilles, douze mois avant que Liverpool ne l'imite, grâce notamment à un but de Divock Origi. Après la Decimotercera (la treizième), Ronaldo quittera le Santiago Bernabeu pour la Juventus. Zidane ne prolongera pas non plus son bail dans la capitale espagnole, même s'il reviendra pour un deuxième mandat un peu moins d'une année plus tard. Qui brillera ce samedi au coeur de la nuit de Saint-Denis ?Real Madrid: Navas, Dani Carvajal (37' Nacho), Varane, Sergio Ramos, Marcelo; Kroos, Casemiro, Modric, Isco (61' Bale); Ronaldo, Benzema (89' Asensio). Entraîneur: Zinédine Zidane.Liverpool:Karius, Alexander-Arnold, Lovren, van Dijk, Robertson, Milner (83'Can), Henderson, Wijnaldum; Salah (31'Lallana), Firmino, Mané. Entraîneur: Jürgen Klopp