"Les statistiques, c'est comme les minijupes. Ça donne une idée, mais ça cache l'essentiel." Cette phrase n'aura peut-être jamais été aussi appropriée dans le monde du football que pour cette demi-finale retour de Ligue des Champions qui opposera ce soir le Bayern de Munich au Real de Madrid. Dans l'Allianz Arena, bien malin est celui qui sera capable de deviner qui sortira triomphant de cette confrontation entre ces deux géants du football.



Dans ce cas de figure, les statistiques disent une chose et son contraire. Avant le match, aller opposant les deux équipes, Guardiola était invaincu à Santiago Bernabeu (cinq victoires et deux nuls), mais il a pourtant été défait grâce à un but de Benzema. De plus, le Bayern a perdu le match malgré une possession de balle de 72%, ce qui n'était encore jamais arrivé cette saison.


D'un côté, le pourcentage de chance d'arriver en finale est évalué à 59% pour le Real sur base des 853 cas précédents en Coupe d'Europe depuis 1970-1971. Avec un goal à domicile et en plus sans encaisser, les hommes d'Ancelotti peuvent voir venir et ne sont pas obligés de se découvrir, ce qui leur convient parfaitement vu leur efficacité redoutable en reconversion offensive. Le trio de la BBC, s'il est aligné ce soir, pourrait faire mal dans ce schéma.


Cependant, ce qui a fait la force du Real à l'aller c'est justement cette absence de Bale. Cela a permis aux Merengues de s'aligner en 4-4-2 avec un Cristiano Ronaldo devant délivré de ses tâches défensives. Cela laissait aussi la place à un autre joueur (Isco en l'occurrence) capable de faire le pressing sur le milieu de terrain du Bayern et de l'empêcher de construire. De plus, avec la présence de Ronaldo en plus dans l'axe, Lahm et Kroos devaient beaucoup reculer ce qui a considérablement gêné la construction du jeu bavarois.



Du côté du Bayern, on promet aux Espagnols le même enfer qu'ils ont vécu à Dortmund et que Barcelone avait enduré l'an passé à l'Allianz Arena (4-0). Le Bayern est également une des bêtes noires du Real. En cinq demi-finales, les Munichois ont éliminé les Madrilènes à quatre reprises (1976, 1987, 2001 et 2012) tandis que les Galactiques de 2000 étaient parvenus à prendre la mesure du Bayern.



En 21 matchs de C1 entre les deux équipes depuis 1976, le Bayern l'a emporté à onze reprises pour 8 défaites et deux matchs nuls. Avec une différence de but de +6 (33 pour et 27 contre) les Allemands mènent aussi à ce niveau. Dans la composition de Guardiola, on peut s'attendre à un repositionnement de Lahm à l'arrière droit et l'arrivée de Javi Martinez au milieu. Dès sa montée au jeu, l'espagnol avait apporté sa présence dans le milieu du terrain et avait largement facilité le jeu du Rekordmeister. En pointe par contre, Mandzukic n'a pas convaincu et c'est Thomas Müller qui pourrait débuter le match à sa place. L'autre alternative serait de le placer en meneur de jeu à la place de Kroos.



Le match s'annonce en tout cas explosif et passionnant. D'autant plus lorsque l'on sait qu'Ancelotti n'a jamais perdu contre le Bayern de Munich. Mais le match aller a bien montré que cette demi-finale était celle des grandes premières

"Les statistiques, c'est comme les minijupes. Ça donne une idée, mais ça cache l'essentiel." Cette phrase n'aura peut-être jamais été aussi appropriée dans le monde du football que pour cette demi-finale retour de Ligue des Champions qui opposera ce soir le Bayern de Munich au Real de Madrid. Dans l'Allianz Arena, bien malin est celui qui sera capable de deviner qui sortira triomphant de cette confrontation entre ces deux géants du football. Dans ce cas de figure, les statistiques disent une chose et son contraire. Avant le match, aller opposant les deux équipes, Guardiola était invaincu à Santiago Bernabeu (cinq victoires et deux nuls), mais il a pourtant été défait grâce à un but de Benzema. De plus, le Bayern a perdu le match malgré une possession de balle de 72%, ce qui n'était encore jamais arrivé cette saison. D'un côté, le pourcentage de chance d'arriver en finale est évalué à 59% pour le Real sur base des 853 cas précédents en Coupe d'Europe depuis 1970-1971. Avec un goal à domicile et en plus sans encaisser, les hommes d'Ancelotti peuvent voir venir et ne sont pas obligés de se découvrir, ce qui leur convient parfaitement vu leur efficacité redoutable en reconversion offensive. Le trio de la BBC, s'il est aligné ce soir, pourrait faire mal dans ce schéma. Cependant, ce qui a fait la force du Real à l'aller c'est justement cette absence de Bale. Cela a permis aux Merengues de s'aligner en 4-4-2 avec un Cristiano Ronaldo devant délivré de ses tâches défensives. Cela laissait aussi la place à un autre joueur (Isco en l'occurrence) capable de faire le pressing sur le milieu de terrain du Bayern et de l'empêcher de construire. De plus, avec la présence de Ronaldo en plus dans l'axe, Lahm et Kroos devaient beaucoup reculer ce qui a considérablement gêné la construction du jeu bavarois. Du côté du Bayern, on promet aux Espagnols le même enfer qu'ils ont vécu à Dortmund et que Barcelone avait enduré l'an passé à l'Allianz Arena (4-0). Le Bayern est également une des bêtes noires du Real. En cinq demi-finales, les Munichois ont éliminé les Madrilènes à quatre reprises (1976, 1987, 2001 et 2012) tandis que les Galactiques de 2000 étaient parvenus à prendre la mesure du Bayern. En 21 matchs de C1 entre les deux équipes depuis 1976, le Bayern l'a emporté à onze reprises pour 8 défaites et deux matchs nuls. Avec une différence de but de +6 (33 pour et 27 contre) les Allemands mènent aussi à ce niveau. Dans la composition de Guardiola, on peut s'attendre à un repositionnement de Lahm à l'arrière droit et l'arrivée de Javi Martinez au milieu. Dès sa montée au jeu, l'espagnol avait apporté sa présence dans le milieu du terrain et avait largement facilité le jeu du Rekordmeister. En pointe par contre, Mandzukic n'a pas convaincu et c'est Thomas Müller qui pourrait débuter le match à sa place. L'autre alternative serait de le placer en meneur de jeu à la place de Kroos. Le match s'annonce en tout cas explosif et passionnant. D'autant plus lorsque l'on sait qu'Ancelotti n'a jamais perdu contre le Bayern de Munich. Mais le match aller a bien montré que cette demi-finale était celle des grandes premières