Oui, Anderlecht va gagner à Lisbonne

- C'est un Benfica en reconstruction, qui reste sur trois finales perdues la saison passée, qui s'apprête à accueillir Anderlecht ce mardi soir (voir notre article). Contre l'avis de plusieurs personnes du conseil d'administration, le président du club a maintenu le coach Jorge Jesus à la tête de l'équipe non seulement maintenant, mais déjà à l'issue de la saison 2011-2012, lorsqu'il avait perdu le titre au profit d'une équipe de Porto pourtant bien faible. Or les observateurs estiment généralement que Jesus manque de classe et de lucidité dans les moments les plus importants. Et au niveau des transferts, ce n'est pas mieux. Le club a investi plus de 36 millions cet été. Et ce qui est inquiétant, c'est que la plupart des joueurs qu'il a transférés... ne jouent pas. Trois d'entre eux, acquis pour un total de 14,5 millions, ont même déjà été prêtés.

- L'attaque des Mauves pète la forme. Anderlecht a déjà inscrit 26 goals en championnat cette saison, en seulement sept journées. Cela fait 3,71 buts par match, soit la meilleure moyenne d'Europe. Il faut remonter à l'époque des Köller, Radzinski, Goor et Baseggio pour retrouver une ligne offensive aussi prolifique à ce stade de la compétition domestique. Et le danger peut venir de presque partout. Mitrovic (2 buts) a pratiquement fait l'unanimité à la pointe de l'attaque en un match et demi. Suarez (6 buts) retrouve son meilleur niveau. Acheampong (3 buts) est virevoltant sur son flanc gauche. Et Bruno a déjà planté 5 goals. Sans oublier que Kljestan, pourtant milieu def, a déjà scoré 4 fois.

- La défense benfiquiste est prenable. Les problèmes défensifs connus la saison dernière ne semblent pas résolus. Sur la gauche, Malgarejo a été remplacé par Cortez, qui avait tout joué jusqu'ici en championnat, mais doit céder sa place à Guilherme Siqueira, qui vient d'arriver de Grenade. Dans l'axe, Luisão a encore un an de plus et, à droite, Maxi Pereira commet toujours autant de fautes. Quant à Artur Morães, le gardien, il reste capable du meilleur comme du pire.

Non, Anderlecht va perdre

- Benfica ne joue pas dans la même cour. Malgré les problèmes que l'on peut lui trouver, l'équipe de Lisbonne demeure bien supérieure à celle de Bruxelles. Que ce soit la défense, le milieu de terrain ou l'attaque, tous les compartiments de jeu recèlent plus de talent et/ou d'expérience. Le bilan de Benfica en coupes d'Europe ces dernières saisons n'est même pas comparable à celui du Sporting. 2012/2013: finale de l'Europa League, 2011/2012: OE de finale de la Ligue des Champions, 2010/2011: demi-finale de l'EL, 2009/2010: OE de finale de l'EL. Sur la même période, le meilleur résultat des Mauves est un huitième de finale d'EL en 2009/2010...

- La défense mauve est trop friable. Déjà 10 buts encaissés en championnat en sept journées, une stat indigne du champion en titre. Le duo Kouyaté-Mbemba devrait être aligné dans l'axe par John van den Brom et Nuytinck, qui ne réalise pas un très bon début de saison, laissé sur le banc. Si la paire est parvenue à garder le zéro derrière face à (un faible) Malines et a déjà montré de belles choses, l'expérience risque cependant de lui faire défaut ce soir. Face à des joueurs du calibre de Cardozo, Lima ou encore Matic, la moindre erreur risque de se payer cash.

- L'Estadio da Luz. Le superbe stade de Benfica ne sera qu'à moitié plein ce soir, mais cela fera tout de même 35.000 fans portugais pour soutenir les Aigles, contre 663 supporters mauves. Les Anderlechtois, peu habitués à ce genre d'ambiance, devront faire abstraction de la pression des tribunes pour espérer ramener quelque chose de ce déplacement périlleux.

Oui, Anderlecht va gagner à Lisbonne - C'est un Benfica en reconstruction, qui reste sur trois finales perdues la saison passée, qui s'apprête à accueillir Anderlecht ce mardi soir (voir notre article). Contre l'avis de plusieurs personnes du conseil d'administration, le président du club a maintenu le coach Jorge Jesus à la tête de l'équipe non seulement maintenant, mais déjà à l'issue de la saison 2011-2012, lorsqu'il avait perdu le titre au profit d'une équipe de Porto pourtant bien faible. Or les observateurs estiment généralement que Jesus manque de classe et de lucidité dans les moments les plus importants. Et au niveau des transferts, ce n'est pas mieux. Le club a investi plus de 36 millions cet été. Et ce qui est inquiétant, c'est que la plupart des joueurs qu'il a transférés... ne jouent pas. Trois d'entre eux, acquis pour un total de 14,5 millions, ont même déjà été prêtés. - L'attaque des Mauves pète la forme. Anderlecht a déjà inscrit 26 goals en championnat cette saison, en seulement sept journées. Cela fait 3,71 buts par match, soit la meilleure moyenne d'Europe. Il faut remonter à l'époque des Köller, Radzinski, Goor et Baseggio pour retrouver une ligne offensive aussi prolifique à ce stade de la compétition domestique. Et le danger peut venir de presque partout. Mitrovic (2 buts) a pratiquement fait l'unanimité à la pointe de l'attaque en un match et demi. Suarez (6 buts) retrouve son meilleur niveau. Acheampong (3 buts) est virevoltant sur son flanc gauche. Et Bruno a déjà planté 5 goals. Sans oublier que Kljestan, pourtant milieu def, a déjà scoré 4 fois. - La défense benfiquiste est prenable. Les problèmes défensifs connus la saison dernière ne semblent pas résolus. Sur la gauche, Malgarejo a été remplacé par Cortez, qui avait tout joué jusqu'ici en championnat, mais doit céder sa place à Guilherme Siqueira, qui vient d'arriver de Grenade. Dans l'axe, Luisão a encore un an de plus et, à droite, Maxi Pereira commet toujours autant de fautes. Quant à Artur Morães, le gardien, il reste capable du meilleur comme du pire. Non, Anderlecht va perdre - Benfica ne joue pas dans la même cour. Malgré les problèmes que l'on peut lui trouver, l'équipe de Lisbonne demeure bien supérieure à celle de Bruxelles. Que ce soit la défense, le milieu de terrain ou l'attaque, tous les compartiments de jeu recèlent plus de talent et/ou d'expérience. Le bilan de Benfica en coupes d'Europe ces dernières saisons n'est même pas comparable à celui du Sporting. 2012/2013: finale de l'Europa League, 2011/2012: OE de finale de la Ligue des Champions, 2010/2011: demi-finale de l'EL, 2009/2010: OE de finale de l'EL. Sur la même période, le meilleur résultat des Mauves est un huitième de finale d'EL en 2009/2010... - La défense mauve est trop friable. Déjà 10 buts encaissés en championnat en sept journées, une stat indigne du champion en titre. Le duo Kouyaté-Mbemba devrait être aligné dans l'axe par John van den Brom et Nuytinck, qui ne réalise pas un très bon début de saison, laissé sur le banc. Si la paire est parvenue à garder le zéro derrière face à (un faible) Malines et a déjà montré de belles choses, l'expérience risque cependant de lui faire défaut ce soir. Face à des joueurs du calibre de Cardozo, Lima ou encore Matic, la moindre erreur risque de se payer cash. - L'Estadio da Luz. Le superbe stade de Benfica ne sera qu'à moitié plein ce soir, mais cela fera tout de même 35.000 fans portugais pour soutenir les Aigles, contre 663 supporters mauves. Les Anderlechtois, peu habitués à ce genre d'ambiance, devront faire abstraction de la pression des tribunes pour espérer ramener quelque chose de ce déplacement périlleux.