Sur papier, c'était sûrement la confrontation la plus sexy, mais paradoxalement aussi la plus disproportionnée, de ces quarts de finale de la C1 cuvée 2013-2014. La plus sexy car le Bayern et United, c'est 18 Coupes d'Europe à eux deux: onze pour les Allemands et sept pour Manchester. La plus disproportionnée au vu du jeu proposé par les deux équipes. D'un côté, un Bayern inarrêtable en championnat comme en CL et de l'autre, un ManU qui depuis le départ du chef de la meute, Ferguson, se morfond à la 7e place de la Premier League, à 17 longueurs du leader liverpuldien.

Mais voilà, le match aller a laissé la place pour les espoirs les plus fous dans la bande de Moyes. Pourtant, avec 75% de possession de balle et 16 tirs pour le Bayern, contre 6 pour Manchester, les hommes de Guardiola ont dominé outrageusement ce match. Seulement, le Bayern a encaissé un but sur corner par Vidic et n'a pas pu totalement profiter des errements défensifs de Jones, qui paraissait pourtant plus enclin à offrir une passe décisive aux Bavarois qu'à défendre son but.

De plus, la situation des deux équipes a sensiblement changé depuis une semaine. Manchester s'est imposé 0-4 à Newcastle tandis que le Bayern a subi son premier revers en Bundesliga depuis le 28 octobre 2012. Ça fait peut-être rire Jupp Heynckes, mais pas Guardiola qui a très mal pris cette défaite en perfectionniste qu'il est. Cette contre-performance du Rekordmeister est cependant à relativiser tant le onze de base pour ce match à Augsbourg avait été modifié pour donner du temps de jeu à des jeunes et des remplaçants.

Toujours est-il que Manchester garde un espoir de qualification pour ce match retour. Celui-ci est sans doute aussi petit qu'une déclaration de Patrice Evra, mais il existe. Ce qui pourrait faire le plus mal aux Red Devils, c'est l'absence de Juan Mata. L'Espagnol qui a déjà disputé la C1 avec Chelsea n'est pas qualifié pour cette rencontre. Une belle tuile quand on sait qu'il est l'homme le plus décisif de United pour le moment en championnat. Le Bayern devra lui faire sans Schweinsteiger, exclu au match aller pour deux jaunes.

Mais si l'on veut être totalement réaliste, Manchester reste un oiseau pour le chat. La formation de Guardiola totalise tout de même 128 buts marqués en 46 matchs toutes compétitions confondues, donc 2,8 goals par match. Une statistique qui peut calmer les espoirs des plus grands rêveurs. Mais rappelez-vous, la dernière équipe à s'être imposée à l'Allianz Arena était aussi mancunienne... sauf qu'il s'agissait de City.

Les clés du match:

L'assise défensive sera primordiale pour les deux équipes. Il s'agira de jouer regroupé pour Manchester tout en imprimant un gros pressing sur le porteur du ballon afin d'empêcher les "Catalans allemands" de combiner comme ils en ont l'habitude.

Pour le Bayern, il faudra faire attention dans le dos des défenseurs en contre-attaque, surtout face à un joueur rapide comme Welbeck et un Rooney qui peut faire la différence. Pour le reste, les individualités bavaroises que sont Ribéry, Robben et Gotze devront répondre présents. La seule incertitude concerne la pointe de l'attaque du Bayern: à l'aller, Guardiola avait préféré Müller à Mandzukic, mais cela n'avait pas porté ses fruits tandis que la montée du Croate avait été convaincante. Il semble donc prioritaire pour débuter la rencontre.

Sur papier, c'était sûrement la confrontation la plus sexy, mais paradoxalement aussi la plus disproportionnée, de ces quarts de finale de la C1 cuvée 2013-2014. La plus sexy car le Bayern et United, c'est 18 Coupes d'Europe à eux deux: onze pour les Allemands et sept pour Manchester. La plus disproportionnée au vu du jeu proposé par les deux équipes. D'un côté, un Bayern inarrêtable en championnat comme en CL et de l'autre, un ManU qui depuis le départ du chef de la meute, Ferguson, se morfond à la 7e place de la Premier League, à 17 longueurs du leader liverpuldien. Mais voilà, le match aller a laissé la place pour les espoirs les plus fous dans la bande de Moyes. Pourtant, avec 75% de possession de balle et 16 tirs pour le Bayern, contre 6 pour Manchester, les hommes de Guardiola ont dominé outrageusement ce match. Seulement, le Bayern a encaissé un but sur corner par Vidic et n'a pas pu totalement profiter des errements défensifs de Jones, qui paraissait pourtant plus enclin à offrir une passe décisive aux Bavarois qu'à défendre son but. De plus, la situation des deux équipes a sensiblement changé depuis une semaine. Manchester s'est imposé 0-4 à Newcastle tandis que le Bayern a subi son premier revers en Bundesliga depuis le 28 octobre 2012. Ça fait peut-être rire Jupp Heynckes, mais pas Guardiola qui a très mal pris cette défaite en perfectionniste qu'il est. Cette contre-performance du Rekordmeister est cependant à relativiser tant le onze de base pour ce match à Augsbourg avait été modifié pour donner du temps de jeu à des jeunes et des remplaçants. Toujours est-il que Manchester garde un espoir de qualification pour ce match retour. Celui-ci est sans doute aussi petit qu'une déclaration de Patrice Evra, mais il existe. Ce qui pourrait faire le plus mal aux Red Devils, c'est l'absence de Juan Mata. L'Espagnol qui a déjà disputé la C1 avec Chelsea n'est pas qualifié pour cette rencontre. Une belle tuile quand on sait qu'il est l'homme le plus décisif de United pour le moment en championnat. Le Bayern devra lui faire sans Schweinsteiger, exclu au match aller pour deux jaunes. Mais si l'on veut être totalement réaliste, Manchester reste un oiseau pour le chat. La formation de Guardiola totalise tout de même 128 buts marqués en 46 matchs toutes compétitions confondues, donc 2,8 goals par match. Une statistique qui peut calmer les espoirs des plus grands rêveurs. Mais rappelez-vous, la dernière équipe à s'être imposée à l'Allianz Arena était aussi mancunienne... sauf qu'il s'agissait de City. Les clés du match: L'assise défensive sera primordiale pour les deux équipes. Il s'agira de jouer regroupé pour Manchester tout en imprimant un gros pressing sur le porteur du ballon afin d'empêcher les "Catalans allemands" de combiner comme ils en ont l'habitude. Pour le Bayern, il faudra faire attention dans le dos des défenseurs en contre-attaque, surtout face à un joueur rapide comme Welbeck et un Rooney qui peut faire la différence. Pour le reste, les individualités bavaroises que sont Ribéry, Robben et Gotze devront répondre présents. La seule incertitude concerne la pointe de l'attaque du Bayern: à l'aller, Guardiola avait préféré Müller à Mandzukic, mais cela n'avait pas porté ses fruits tandis que la montée du Croate avait été convaincante. Il semble donc prioritaire pour débuter la rencontre.