On n'a pas reconnu Chelsea: l'arrière-garde des Blues, qui s'est fait transpercer cinq fois par le relégable West Bromwich Albion, a beaucoup rappelé certaines prestations défensives de l'ère Frank Lampard.

Manque de fixation du porteur du ballon, marquage lâche, placement hasardeux, absence totale de cohésion... Impossible de reconnaître l'équipe qui avait gardé sa cage inviolée lors de 12 des 14 matches précédents, dont les deux du huitième de finale contre l'Atlético Madrid (1-0, 2-0).

Malgré de lourds investissements du club cet été résolument orientés vers le secteur offensif, avec Timo Werner, Kai Havertz ou Hakim Ziyech, l'ex-entraîneur du Paris SG s'était attaché à rendre la forteresse bleue imprenable à son arrivée.

Il avait tout de suite opté pour un système à trois centraux, et deux pistons qui ne comptent pas leur efforts sur les côtés, sans oublier la présence rassurante d'un N'Golo Kanté devant la défense.

Des choix difficiles pour Tuchel

Absent samedi lors de la déroute à Stamford Bridge - il sera au mieux présent sur le banc mercredi -, le champion du monde français a beaucoup manqué à son équipe et le carton rouge reçu pour son retour par Thiago Silva au bout d'une demi-heure de jeu, n'a rien arrangé.

Ce fait de jeu est loin de tout expliquer, même si on peut relever que les 7 buts encaissés par le Chelsea de Tuchel l'ont été quand il n'était pas sur le terrain.

En relançant des joueurs comme Antonio Rüdiger et Andrea Christensen dans l'axe, l'Allemand avait jusque-là obtenu des résultats plus que satisfaisants, même lorsque Silva s'était blessé en février contre Tottenham, ratant les 7 journées suivantes et les huitième de C1.

Dans ce match aller "à l'extérieur" - notion toute relative, l'aller comme le retour se disputant à Séville en raison des restrictions de circulation liées à la pandémie de Covid-19 -, Chelsea devra vite retrouver son assurance.

Tuchel a des choix difficiles à faire.

Les deux avertissements reçus par Silva peuvent être imputés à un manque de rythme après une assez longue absence et, à 36 ans, c'est compréhensible, mais peut-être rédhibitoire pour un match avec un tel enjeu.

Porto sans peur et sans pression

Antonio Rüdiger, qui avait assuré un intérim honorable dans le rôle de patron de la défense, n'a pas été aligné lors de deux des trois derniers matches et sa séance d'entraînement de dimanche a été écourtée après un accrochage avec le gardien Kepa.

Quant à Kurt Zouma, sa responsabilité - même s'il n'était seul - dans le naufrage de samedi, ne plaide pas vraiment en sa faveur, alors que Tuchel lui faisait déjà beaucoup moins confiance que Lampard.

En face d'eux, ils trouveront un Porto qui ne doute plus de rien après son incroyable qualification face à la Juventus, arrachée dans la prolongation à Turin (2-1, 2-3).

Distancée par le Sporting en championnat, l'équipe de Sergio Conceiçao est la moins bien classée des 8 équipes encore en course à l'indice UEFA, derrière Chelsea, mais elle a bien moins de pression.

Franchir les quarts de la C1 pour la première fois depuis que José Mourinho avait emmené les "Dragons" à la victoire finale en 2003-2004 serait déjà un bel exploit, alors que les Londoniens nourrissent des ambitions bien plus élevées.

La bonne nouvelle pour les Blues concerne les suspensions de l'Iranien Mehdi Taremi et du milieu Sergio Oliveira, qui émoussent sensiblement le potentiel offensif des Portugais. Mais l'impératif défensif reste le même: Chelsea doit resserrer sa garde.

On n'a pas reconnu Chelsea: l'arrière-garde des Blues, qui s'est fait transpercer cinq fois par le relégable West Bromwich Albion, a beaucoup rappelé certaines prestations défensives de l'ère Frank Lampard.Manque de fixation du porteur du ballon, marquage lâche, placement hasardeux, absence totale de cohésion... Impossible de reconnaître l'équipe qui avait gardé sa cage inviolée lors de 12 des 14 matches précédents, dont les deux du huitième de finale contre l'Atlético Madrid (1-0, 2-0).Malgré de lourds investissements du club cet été résolument orientés vers le secteur offensif, avec Timo Werner, Kai Havertz ou Hakim Ziyech, l'ex-entraîneur du Paris SG s'était attaché à rendre la forteresse bleue imprenable à son arrivée.Il avait tout de suite opté pour un système à trois centraux, et deux pistons qui ne comptent pas leur efforts sur les côtés, sans oublier la présence rassurante d'un N'Golo Kanté devant la défense.Des choix difficiles pour TuchelAbsent samedi lors de la déroute à Stamford Bridge - il sera au mieux présent sur le banc mercredi -, le champion du monde français a beaucoup manqué à son équipe et le carton rouge reçu pour son retour par Thiago Silva au bout d'une demi-heure de jeu, n'a rien arrangé.Ce fait de jeu est loin de tout expliquer, même si on peut relever que les 7 buts encaissés par le Chelsea de Tuchel l'ont été quand il n'était pas sur le terrain.En relançant des joueurs comme Antonio Rüdiger et Andrea Christensen dans l'axe, l'Allemand avait jusque-là obtenu des résultats plus que satisfaisants, même lorsque Silva s'était blessé en février contre Tottenham, ratant les 7 journées suivantes et les huitième de C1.Dans ce match aller "à l'extérieur" - notion toute relative, l'aller comme le retour se disputant à Séville en raison des restrictions de circulation liées à la pandémie de Covid-19 -, Chelsea devra vite retrouver son assurance.Tuchel a des choix difficiles à faire.Les deux avertissements reçus par Silva peuvent être imputés à un manque de rythme après une assez longue absence et, à 36 ans, c'est compréhensible, mais peut-être rédhibitoire pour un match avec un tel enjeu.Porto sans peur et sans pressionAntonio Rüdiger, qui avait assuré un intérim honorable dans le rôle de patron de la défense, n'a pas été aligné lors de deux des trois derniers matches et sa séance d'entraînement de dimanche a été écourtée après un accrochage avec le gardien Kepa.Quant à Kurt Zouma, sa responsabilité - même s'il n'était seul - dans le naufrage de samedi, ne plaide pas vraiment en sa faveur, alors que Tuchel lui faisait déjà beaucoup moins confiance que Lampard.En face d'eux, ils trouveront un Porto qui ne doute plus de rien après son incroyable qualification face à la Juventus, arrachée dans la prolongation à Turin (2-1, 2-3).Distancée par le Sporting en championnat, l'équipe de Sergio Conceiçao est la moins bien classée des 8 équipes encore en course à l'indice UEFA, derrière Chelsea, mais elle a bien moins de pression.Franchir les quarts de la C1 pour la première fois depuis que José Mourinho avait emmené les "Dragons" à la victoire finale en 2003-2004 serait déjà un bel exploit, alors que les Londoniens nourrissent des ambitions bien plus élevées.La bonne nouvelle pour les Blues concerne les suspensions de l'Iranien Mehdi Taremi et du milieu Sergio Oliveira, qui émoussent sensiblement le potentiel offensif des Portugais. Mais l'impératif défensif reste le même: Chelsea doit resserrer sa garde.