Allons-nous vivre le même scénario qu'au match aller ? Avec un Mourinho qui se prend pour un menuisier en érigeant un mur devant son but digne de la muraille de Chine. À l'aller, le football négatif et intelligent de Chelsea avait paralysé une rencontre qui n'a jamais vraiment débuté. En maître tacticien, Mourinho avait forcé l'Atlético à jouer contre-nature en leur donnant le ballon. Tout surpris d'avoir ce drôle de rond de cuir qu'ils ne possèdent généralement que très rarement dans leurs pieds, les Colchoneros avaient déjoué et s'étaient entêtés à balancer des centres pour chercher la tête de Raúl Garcia ou de Diego Costa. Du pain béni pour la défense à six de Chelsea et même pour John Terry qui pourrait jouer jusqu'à ses 40 ans comme ça.


Allons-nous assister à un bis repetita jusqu'au bout de l'ennui ou cette demi-finale va-t-elle enfin débuter avec 90 minutes de retard ? Difficile à dire, surtout avec Mourinho. À Stamford Bridge, le Portugais est presque invincible et malgré la défaite récente face à Sunderland, le Special One semble encore bénéficier d'un certains aura dans ce stade. Une certitude : le match devrait être plus enlevé et offensif qu'à l'aller. Lors de tous les matchs au sommet que Chelsea a disputé cette année, que ce soit en Premier League ou en Ligue des Champions, le schéma de jeu a été le même : deux milieux défensifs, qui devraient être David Luiz et Ramires vu les suspensions de Lampard et Mikel et la non-qualification de Matic, et trois milieux offensifs derrière un attaquant de pointe. Ce schéma semble déjà plus propice au jeu que celui du match aller, d'autant plus que Chelsea devra marquer au moins un but.


Mais pour avoir un bon match de foot, il faut deux équipes. La semaine dernière, Diego Simeone a lui aussi été beaucoup trop prudent et n'a pas osé se livrer face aux contre-attaques de Chelsea. Résultat : deux équipes qui déjouent, produisent un schéma de jeu qui bannit la créativité et comptent sur une erreur de l'adversaire ou un ballon qui retombe bien pour pouvoir marquer. Sauf que pour bannir toutes les erreurs individuelles et jouer en bloc pour réduire le facteur chance, Mourinho que Simeone sont les plus forts. Les deux coachs sont peut-être les plus grands tacticiens en ce moment dans la planète foot avec Carlo Ancelotti. Sauf que ce dernier arrive à produire du jeu.


La demi-finale de ce soir devrait donc être fermée mais surement moins que celle du match aller. Chelsea devra aller plus souvent et plus rapidement de l'avant tandis que l'Atlético pourrait bien tenter de profiter des éventuelles brèches que les velléités offensives londoniennes pourraient offrir.
La différence pourrait aussi se faire par la présence d'Eden Hazard sur le terrain. On se rend compte en effet que lorsqu'il n'est pas aligné, Chelsea perd en créativité et n'a plus ce grain de folie qui peut compter pour pouvoir marquer.

Allons-nous vivre le même scénario qu'au match aller ? Avec un Mourinho qui se prend pour un menuisier en érigeant un mur devant son but digne de la muraille de Chine. À l'aller, le football négatif et intelligent de Chelsea avait paralysé une rencontre qui n'a jamais vraiment débuté. En maître tacticien, Mourinho avait forcé l'Atlético à jouer contre-nature en leur donnant le ballon. Tout surpris d'avoir ce drôle de rond de cuir qu'ils ne possèdent généralement que très rarement dans leurs pieds, les Colchoneros avaient déjoué et s'étaient entêtés à balancer des centres pour chercher la tête de Raúl Garcia ou de Diego Costa. Du pain béni pour la défense à six de Chelsea et même pour John Terry qui pourrait jouer jusqu'à ses 40 ans comme ça. Allons-nous assister à un bis repetita jusqu'au bout de l'ennui ou cette demi-finale va-t-elle enfin débuter avec 90 minutes de retard ? Difficile à dire, surtout avec Mourinho. À Stamford Bridge, le Portugais est presque invincible et malgré la défaite récente face à Sunderland, le Special One semble encore bénéficier d'un certains aura dans ce stade. Une certitude : le match devrait être plus enlevé et offensif qu'à l'aller. Lors de tous les matchs au sommet que Chelsea a disputé cette année, que ce soit en Premier League ou en Ligue des Champions, le schéma de jeu a été le même : deux milieux défensifs, qui devraient être David Luiz et Ramires vu les suspensions de Lampard et Mikel et la non-qualification de Matic, et trois milieux offensifs derrière un attaquant de pointe. Ce schéma semble déjà plus propice au jeu que celui du match aller, d'autant plus que Chelsea devra marquer au moins un but. Mais pour avoir un bon match de foot, il faut deux équipes. La semaine dernière, Diego Simeone a lui aussi été beaucoup trop prudent et n'a pas osé se livrer face aux contre-attaques de Chelsea. Résultat : deux équipes qui déjouent, produisent un schéma de jeu qui bannit la créativité et comptent sur une erreur de l'adversaire ou un ballon qui retombe bien pour pouvoir marquer. Sauf que pour bannir toutes les erreurs individuelles et jouer en bloc pour réduire le facteur chance, Mourinho que Simeone sont les plus forts. Les deux coachs sont peut-être les plus grands tacticiens en ce moment dans la planète foot avec Carlo Ancelotti. Sauf que ce dernier arrive à produire du jeu. La demi-finale de ce soir devrait donc être fermée mais surement moins que celle du match aller. Chelsea devra aller plus souvent et plus rapidement de l'avant tandis que l'Atlético pourrait bien tenter de profiter des éventuelles brèches que les velléités offensives londoniennes pourraient offrir. La différence pourrait aussi se faire par la présence d'Eden Hazard sur le terrain. On se rend compte en effet que lorsqu'il n'est pas aligné, Chelsea perd en créativité et n'a plus ce grain de folie qui peut compter pour pouvoir marquer.