"C'est assez logique", explique à l'AFP Alexandre Marles, ancien directeur de la performance du Paris SG (2013-14). Car comme le souligne le docteur Jean-Jacques Amprino, ancien médecin de l'Olympique Lyonnais (2000-08), "lorsqu'un joueur approche ou dépasse la cinquantaine de matches (joués en intégralité) par année, il est dans le rouge".

"A un moment donné, quelle que soit la qualité du préparateur physique ou du staff médical, il y a une surchauffe", souligne-t-il à l'AFP.

Plus de trois semaines déjà ont passé depuis la séance de tirs aux buts victorieuse du Real Madrid en Ligue des champions. Mais pour Sergio Ramos, impérial face au portier de l'Atletico Madrid avec son contre-pied parfait, cela semble une éternité. Quant à son coéquipier Cristiano Ronaldo, il n'a su se monter décisif qu'après 237 minutes sans marquer et un penalty manqué...

Et ce ne sont pas les seuls à avoir montré des signes de fatigue dans le dernier geste lors du premier tour de l'Euro. Zlatan Ibrahimovic, Robert Lewandowski, David Alaba ou Kevin De Bruyne, les autres vedettes attendues du tournoi, ne sont pas parvenus à débloquer leur compteur, au grand désarroi de leurs sélectionneurs.

Faire tourner

"Je n'ai pas de réponse sur la performance décevante de De Bruyne. Il est fatigué après une saison éprouvante", avait notamment déploré Marc Wilmots, après la prestation insipide de son meneur de jeu contre l'Italie (défaite 2-0).

Comment dès lors remettre sur pied des organismes déjà éprouvés avant chaque grande compétition comme l'Euro ou la Coupe du Monde? S'il n'existe pas de formule miracle selon les spécialistes, la conduite de l'effectif peut faire la différence.

"Si l'entraîneur a des matches dans la compétition où il peut se permettre de faire tourner, à supposer qu'il estime rencontrer une équipe un peu plus à sa portée, il le fait. Mais ce n'est pas toujours facile", remarque le docteur Amprino.

Antoine Griezmann et Paul Pogba, les deux éléments clés de l'équipe de France, ont ainsi été ménagés par Didier Deschamps, en ne disputant pas l'intégralité des trois matches de poules.

L'autre facteur déterminant est la gestion de la récupération entre les rencontres, qui s'enchaînent tous les 3-4 jours. "L'important c'est déjà de faire des soins, passer entre les mains des kinés, ostéopathes, et faire éventuellement des bains froids", rappelle Alexandre Marles, membre du staff de l'équipe de France durant l'Euro-2012.

La "chance" de la blessure

Et si Gareth Bale ou Dimitri Payet font partie des joueurs les plus performants de l'Euro, l'explication est toute simple. Le Gallois et le Français, respectivement touchés au mollet et la cheville cette saison, ont eu la "chance" d'être frappés par une blessure, ce "mal nécessaire qui permet de mettre les joueurs au repos", explique le docteur Amprino.

Pour les plus résistants, qui s'apprêtent à aller au bout de la compétition et voir leurs vacances grignotées, le péril pointe. Un tel parcours à rallonge risque d'"hypothéquer en grande partie la saison à venir", selon M. Marles, pour qui "les joueurs sont d'un état parfois pire en septembre-octobre par rapport celui dans lequel ils étaient à l'Euro ou une Coupe du monde".

"C'est assez logique", explique à l'AFP Alexandre Marles, ancien directeur de la performance du Paris SG (2013-14). Car comme le souligne le docteur Jean-Jacques Amprino, ancien médecin de l'Olympique Lyonnais (2000-08), "lorsqu'un joueur approche ou dépasse la cinquantaine de matches (joués en intégralité) par année, il est dans le rouge"."A un moment donné, quelle que soit la qualité du préparateur physique ou du staff médical, il y a une surchauffe", souligne-t-il à l'AFP.Plus de trois semaines déjà ont passé depuis la séance de tirs aux buts victorieuse du Real Madrid en Ligue des champions. Mais pour Sergio Ramos, impérial face au portier de l'Atletico Madrid avec son contre-pied parfait, cela semble une éternité. Quant à son coéquipier Cristiano Ronaldo, il n'a su se monter décisif qu'après 237 minutes sans marquer et un penalty manqué...Et ce ne sont pas les seuls à avoir montré des signes de fatigue dans le dernier geste lors du premier tour de l'Euro. Zlatan Ibrahimovic, Robert Lewandowski, David Alaba ou Kevin De Bruyne, les autres vedettes attendues du tournoi, ne sont pas parvenus à débloquer leur compteur, au grand désarroi de leurs sélectionneurs.Faire tourner "Je n'ai pas de réponse sur la performance décevante de De Bruyne. Il est fatigué après une saison éprouvante", avait notamment déploré Marc Wilmots, après la prestation insipide de son meneur de jeu contre l'Italie (défaite 2-0). Comment dès lors remettre sur pied des organismes déjà éprouvés avant chaque grande compétition comme l'Euro ou la Coupe du Monde? S'il n'existe pas de formule miracle selon les spécialistes, la conduite de l'effectif peut faire la différence."Si l'entraîneur a des matches dans la compétition où il peut se permettre de faire tourner, à supposer qu'il estime rencontrer une équipe un peu plus à sa portée, il le fait. Mais ce n'est pas toujours facile", remarque le docteur Amprino.Antoine Griezmann et Paul Pogba, les deux éléments clés de l'équipe de France, ont ainsi été ménagés par Didier Deschamps, en ne disputant pas l'intégralité des trois matches de poules.L'autre facteur déterminant est la gestion de la récupération entre les rencontres, qui s'enchaînent tous les 3-4 jours. "L'important c'est déjà de faire des soins, passer entre les mains des kinés, ostéopathes, et faire éventuellement des bains froids", rappelle Alexandre Marles, membre du staff de l'équipe de France durant l'Euro-2012.La "chance" de la blessureEt si Gareth Bale ou Dimitri Payet font partie des joueurs les plus performants de l'Euro, l'explication est toute simple. Le Gallois et le Français, respectivement touchés au mollet et la cheville cette saison, ont eu la "chance" d'être frappés par une blessure, ce "mal nécessaire qui permet de mettre les joueurs au repos", explique le docteur Amprino.Pour les plus résistants, qui s'apprêtent à aller au bout de la compétition et voir leurs vacances grignotées, le péril pointe. Un tel parcours à rallonge risque d'"hypothéquer en grande partie la saison à venir", selon M. Marles, pour qui "les joueurs sont d'un état parfois pire en septembre-octobre par rapport celui dans lequel ils étaient à l'Euro ou une Coupe du monde".