Quels mots ont bien pu être échangés ? Quels gestes ont bien pu être posés ? Encore à ce jour, difficile de vraiment savoir pourquoi ce 5 juillet 2017, à onze jours de l'ouverture de l'EURO organisé chez le voisin néerlandais, le sélectionneur Ives Serneels annonce que Kassandra Missipo est virée du groupe des Red Flames pour "raisons disciplinaires". À cette époque, la Belgique connaît un joli coup de projo suite à cette première participation à un tournoi international. La milieu de terrain, elle, retourne à la maison sans voir les Pays-Bas.

Trois ans et demi se sont écoulés. Une période au cours de laquelle la joueuse a eu le temps de remporter une Coupe de Belgique avec Gand, se réconcilier avec la sélection en grattant une place de titulaire au numéro 6, obtenir son diplôme de communication et un transfert à Anderlecht, le meilleur club du pays. Bref, de grandir, à l'image des ambitions d'une équipe passée de la 22e à la 17e place au ranking FIFA dans le même laps de temps, et qui vise le top 8 européen d'ici 2024 en étant dixième actuellement.

"Ne pas aller à l'EURO aurait été un désastre."

Heleen Jaques

Dans cette optique, annoncée en grandes pompes par l'Union belge dans la foulée d'un Mondial manqué dans la douleur, mais qui restera un tournant dans l'histoire de la discipline pour sa popularité auprès du public, une qualification pour l'EURO 2022 était "un must", de l'aveu même de Tine De Caigny, double buteuse face aux Suissesses lors de l'ultime rencontre de ces éliminatoires. Pour ne pas louper une deuxème fois le train en marche après le douloureux échec mondialiste, d'abord. Pour ne pas "perdre" de futures joueuses en manque de modèles mis en vitrine à l'occasion d'un grand tournoi international, ensuite. Pour justifier les gros moyens mis à disposition de l'équipe nationale au cours des dernières années, enfin. "Ne pas aller à l'EURO aurait été un désastre", explique Heleen Jaques, 32 ans, qui depuis 2007 a vécu de l'intérieur les années qui ont mené les Flames jusqu'à cette nouvelle étape de leur propre process avant de raccrocher le maillot national dans la foulée de la qualif'.

Encore fallait-il battre la Suisse. Une équipe plus expérimentée et dotée de belles individualités, qui s'est érigée en némésis des Red Flames ces deux dernières années, sortant notamment la Belgique en barrages pour la Coupe du monde 2019. Ou en baromètre, c'est selon. Dans son groupe qualificatif pour l'EURO, la seule équipe à se hisser au niveau des joueuses de Serneels était bel et bien la sélection helvète. Celle-ci avait révélé les faiblesses belges à l'aller, fin septembre, lors d'un match où les Flames s'étaient laissé marcher sur les pieds quasi une heure durant. Pas le genre de prestations qu'on attend d'un squad qui aspire à rejoindre les étoiles européennes. Comme si déclic devait encore se faire pour la bande à Tessa Wullaert, et que les déclarations ambitieuses restaient désespérément bloquées dans les crampons noir-jaune-rouge.

Sur le terrain louvaniste, dans un Den Dreef qui sonnait désespérement creux, on a bien cru revivre le même scénario, saupoudré d'une coupure de courant survenue une minute à peine après le coup d'envoi. Mais après dix minutes de jeu, il n'y a pas que la lumière qui est réapparue dans l'antre d'OHL. La flamme s'est également rallumée sur le pré. Celle d'un groupe talentueux et de plus en plus étoffé, qui ne cesse de vanter la symbiose qui existe entre ses membres. Un noyau jeune (24,7 ans de moyenne d'âge), mais où la maturité grandit et les caps s'accumulent (57 de moyenne pour le onze de base de ce mardi), laissant entrevoir des perspectives plus glorieuses qu'aux Pays-Bas.

Parmi cet effectif, on retrouve donc Kassie Missipo. Elle n'a pas marqué, ni délivré de passes décisives. Elle a fait ce qu'elle sait faire : arracher, s'arracher, mettre le pied, relancer. Elle a brillé, elle aussi. Décidément, juillet 2017 est bien loin...

Quels mots ont bien pu être échangés ? Quels gestes ont bien pu être posés ? Encore à ce jour, difficile de vraiment savoir pourquoi ce 5 juillet 2017, à onze jours de l'ouverture de l'EURO organisé chez le voisin néerlandais, le sélectionneur Ives Serneels annonce que Kassandra Missipo est virée du groupe des Red Flames pour "raisons disciplinaires". À cette époque, la Belgique connaît un joli coup de projo suite à cette première participation à un tournoi international. La milieu de terrain, elle, retourne à la maison sans voir les Pays-Bas.Trois ans et demi se sont écoulés. Une période au cours de laquelle la joueuse a eu le temps de remporter une Coupe de Belgique avec Gand, se réconcilier avec la sélection en grattant une place de titulaire au numéro 6, obtenir son diplôme de communication et un transfert à Anderlecht, le meilleur club du pays. Bref, de grandir, à l'image des ambitions d'une équipe passée de la 22e à la 17e place au ranking FIFA dans le même laps de temps, et qui vise le top 8 européen d'ici 2024 en étant dixième actuellement. Dans cette optique, annoncée en grandes pompes par l'Union belge dans la foulée d'un Mondial manqué dans la douleur, mais qui restera un tournant dans l'histoire de la discipline pour sa popularité auprès du public, une qualification pour l'EURO 2022 était "un must", de l'aveu même de Tine De Caigny, double buteuse face aux Suissesses lors de l'ultime rencontre de ces éliminatoires. Pour ne pas louper une deuxème fois le train en marche après le douloureux échec mondialiste, d'abord. Pour ne pas "perdre" de futures joueuses en manque de modèles mis en vitrine à l'occasion d'un grand tournoi international, ensuite. Pour justifier les gros moyens mis à disposition de l'équipe nationale au cours des dernières années, enfin. "Ne pas aller à l'EURO aurait été un désastre", explique Heleen Jaques, 32 ans, qui depuis 2007 a vécu de l'intérieur les années qui ont mené les Flames jusqu'à cette nouvelle étape de leur propre process avant de raccrocher le maillot national dans la foulée de la qualif'.Encore fallait-il battre la Suisse. Une équipe plus expérimentée et dotée de belles individualités, qui s'est érigée en némésis des Red Flames ces deux dernières années, sortant notamment la Belgique en barrages pour la Coupe du monde 2019. Ou en baromètre, c'est selon. Dans son groupe qualificatif pour l'EURO, la seule équipe à se hisser au niveau des joueuses de Serneels était bel et bien la sélection helvète. Celle-ci avait révélé les faiblesses belges à l'aller, fin septembre, lors d'un match où les Flames s'étaient laissé marcher sur les pieds quasi une heure durant. Pas le genre de prestations qu'on attend d'un squad qui aspire à rejoindre les étoiles européennes. Comme si déclic devait encore se faire pour la bande à Tessa Wullaert, et que les déclarations ambitieuses restaient désespérément bloquées dans les crampons noir-jaune-rouge.Sur le terrain louvaniste, dans un Den Dreef qui sonnait désespérement creux, on a bien cru revivre le même scénario, saupoudré d'une coupure de courant survenue une minute à peine après le coup d'envoi. Mais après dix minutes de jeu, il n'y a pas que la lumière qui est réapparue dans l'antre d'OHL. La flamme s'est également rallumée sur le pré. Celle d'un groupe talentueux et de plus en plus étoffé, qui ne cesse de vanter la symbiose qui existe entre ses membres. Un noyau jeune (24,7 ans de moyenne d'âge), mais où la maturité grandit et les caps s'accumulent (57 de moyenne pour le onze de base de ce mardi), laissant entrevoir des perspectives plus glorieuses qu'aux Pays-Bas. Parmi cet effectif, on retrouve donc Kassie Missipo. Elle n'a pas marqué, ni délivré de passes décisives. Elle a fait ce qu'elle sait faire : arracher, s'arracher, mettre le pied, relancer. Elle a brillé, elle aussi. Décidément, juillet 2017 est bien loin...