Les supporters des Glasgow Rangers étaient plus de 10.000, en mai, à assister à la présentation de leur nouvel entraîneur. C'était un nom, évidemment : Steven Gerrard, jadis troisième au Ballon d'Or, figure emblématique de Liverpool, dont il a porté le maillot pendant 17 ans, de 1998 à 2015.

Au poste d'entraîneur, Gerrard est encore vierge. Il a bien entraîné les U18 de Liverpool mais en rejoignant Glasgow, il n'avait guère que son expérience de joueur. Son objectif : retrouver la pression inhérente au football de l'élite.

Six mois plus tard, il peut être satisfait. Son club n'a pas enrôlé de grands noms mais il s'est renouvelé : il compte quinze nouveaux visages. Parmi eux, de jeunes talents, loués par Liverpool. Gary McAllister, un ancien coéquipier, est son adjoint et l'assiste beaucoup sur le plan tactique.

Les Rangers ont repris le collier très tôt à cause de l'EL. Le 12 juillet, Ibrox a reçu les Macédoniens du FC Shkupi. 49.309 spectateurs ont applaudi la victoire 2-0. C'est dire la popularité du club, malgré tous ses ennuis.

On connaît l'histoire : en 2012, les Glasgow Rangers, en proie à des difficultés financières, ont été renvoyés en League Two, l'équivalent de la division quatre. Les formations qui ont reçu le club se sont frotté les mains car les Rangers ont toujours été escortés par des meutes de supporters. À domicile aussi, ils sont restés fidèles à leur club, qui a généralement joué devant quelque 30.000 personnes.

En 2016, les Rangers sont remontés en D1. Ils ont trouvé un repreneur qui devait leur permettre de renouer avec le succès. Cependant, il n'y a pas eu d'énormes investissements et les Rangers n'ont pas réussi à combler immédiatement le fossé qui les séparait du Celtic. Depuis leur remontée en Premiership, les Rangers n'ont pas encore occupé la première place une seule journée.

Ils y parviendront peut-être bientôt. Le Celtic a remporté 1-0 leur première confrontation. Le match retour a lieu le 29 décembre, à Ibrox. Le Celtic est moins dominant cette saison, talonné par Hearts et les Rangers. Le week-end prochain, si ceux-ci s'imposent face à Hearts, ils peuvent s'emparer provisoirement de la première place. Ça ne leur est plus arrivé depuis le 15 mai 2011 et leur dernier titre national.

La semaine à venir est donc cruciale pour Gerrard. Une qualification pour le tour suivant de l'EL ravirait les supporters et le trésorier. Placer le Celtic sous pression en championnat ferait plaisir aussi. L'équipe de Gerrard est encore jeune mais il ne pense pas que ce soit un handicap, comme il l'a confié à France Football.

"Pas tant qu'ils ont envie de se battre." Il trouve par contre plus difficile de passer de la coupe d'Europe, "où on joue beaucoup plus au sol", au jeu écossais très direct. Le Celtic, Hearts et Kilmarnock sont les seuls à jouer la possession du ballon.

Par Peter T'kint

Les supporters des Glasgow Rangers étaient plus de 10.000, en mai, à assister à la présentation de leur nouvel entraîneur. C'était un nom, évidemment : Steven Gerrard, jadis troisième au Ballon d'Or, figure emblématique de Liverpool, dont il a porté le maillot pendant 17 ans, de 1998 à 2015. Au poste d'entraîneur, Gerrard est encore vierge. Il a bien entraîné les U18 de Liverpool mais en rejoignant Glasgow, il n'avait guère que son expérience de joueur. Son objectif : retrouver la pression inhérente au football de l'élite.Six mois plus tard, il peut être satisfait. Son club n'a pas enrôlé de grands noms mais il s'est renouvelé : il compte quinze nouveaux visages. Parmi eux, de jeunes talents, loués par Liverpool. Gary McAllister, un ancien coéquipier, est son adjoint et l'assiste beaucoup sur le plan tactique.Les Rangers ont repris le collier très tôt à cause de l'EL. Le 12 juillet, Ibrox a reçu les Macédoniens du FC Shkupi. 49.309 spectateurs ont applaudi la victoire 2-0. C'est dire la popularité du club, malgré tous ses ennuis.On connaît l'histoire : en 2012, les Glasgow Rangers, en proie à des difficultés financières, ont été renvoyés en League Two, l'équivalent de la division quatre. Les formations qui ont reçu le club se sont frotté les mains car les Rangers ont toujours été escortés par des meutes de supporters. À domicile aussi, ils sont restés fidèles à leur club, qui a généralement joué devant quelque 30.000 personnes. En 2016, les Rangers sont remontés en D1. Ils ont trouvé un repreneur qui devait leur permettre de renouer avec le succès. Cependant, il n'y a pas eu d'énormes investissements et les Rangers n'ont pas réussi à combler immédiatement le fossé qui les séparait du Celtic. Depuis leur remontée en Premiership, les Rangers n'ont pas encore occupé la première place une seule journée.Ils y parviendront peut-être bientôt. Le Celtic a remporté 1-0 leur première confrontation. Le match retour a lieu le 29 décembre, à Ibrox. Le Celtic est moins dominant cette saison, talonné par Hearts et les Rangers. Le week-end prochain, si ceux-ci s'imposent face à Hearts, ils peuvent s'emparer provisoirement de la première place. Ça ne leur est plus arrivé depuis le 15 mai 2011 et leur dernier titre national.La semaine à venir est donc cruciale pour Gerrard. Une qualification pour le tour suivant de l'EL ravirait les supporters et le trésorier. Placer le Celtic sous pression en championnat ferait plaisir aussi. L'équipe de Gerrard est encore jeune mais il ne pense pas que ce soit un handicap, comme il l'a confié à France Football. "Pas tant qu'ils ont envie de se battre." Il trouve par contre plus difficile de passer de la coupe d'Europe, "où on joue beaucoup plus au sol", au jeu écossais très direct. Le Celtic, Hearts et Kilmarnock sont les seuls à jouer la possession du ballon. Par Peter T'kint