Quel gâchis. Et en même temps, quel bonheur. Dans ce match opposant l'argent sale à l'argent pas propre, une fois de plus, c'est le facteur humain qui a livré le verdict final. Et fatal aux pleureuses parisiennes. Qui nous ont fait venir les larmes. De rire. De bon coeur, sans rancoeur, mais avec parfois des haut-le-coeur. À l'image de Neymar, qui sur la pelouse de City a joué un match de plus. Pas le match de sa vie. Son superficiel a pris le pas sur l'essentiel. Le talent ne mène à rien quand t'es pas un crève-la-faim qui ne veut se nourrir que par le triomphe collectif.
...

Quel gâchis. Et en même temps, quel bonheur. Dans ce match opposant l'argent sale à l'argent pas propre, une fois de plus, c'est le facteur humain qui a livré le verdict final. Et fatal aux pleureuses parisiennes. Qui nous ont fait venir les larmes. De rire. De bon coeur, sans rancoeur, mais avec parfois des haut-le-coeur. À l'image de Neymar, qui sur la pelouse de City a joué un match de plus. Pas le match de sa vie. Son superficiel a pris le pas sur l'essentiel. Le talent ne mène à rien quand t'es pas un crève-la-faim qui ne veut se nourrir que par le triomphe collectif. Ils n'ont pas fait honneur au symbole de leur ville, pourtant bien en vue sur leur blason. Cette tour droite pointée vers le ciel, vers le haut, vers tous les possibles. Ils ont plutôt été les ambassadeurs du logo de l'autre côté du maillot. Ce " swoosh". Ce truc courbé, tout d'un coup mou, tout d'un coup en forme de bénitier. Pour recueillir les larmes d'enfants bénis par les dieux, mais reniés par eux-mêmes. Ils auraient dû mettre l'autre version du maillot. Celui avec "Air Jordan". Là, on peut parler d'un très grand champion. De ceux dont la finalité du talent ne ressemble qu'à une seule et unique quête. La victoire. Le PSG est un vendeur de rêve, de maillots et d'image d'un État à redorer. Pas grand-chose d'autre. Face à City, on a eu droit à des starlettes d'opérette. Opérette est le mot, de la comédie (beaucoup), du chant (du cygne) et de la danse (funèbre). Style Marco Veratti, dont la vérité a claqué comme une gifle venue du plat pays. À côte de Kevin De Bruyne, c'est juste un bon footballeur qui dès la première contrariété, devient un frustré égocentrique auto-flagellé. Il se sort lui-même du match en se focalisant sur l'arbitre. Un arbitre comme on les aime. Un homme qui regarde et parle aux joueurs droit dans les yeux. Question arbitrage, les Parisiens ont la mémoire courte. Je leur propose de re-regarder le match retour face au Bayern... Moi, perso, j'ai été très perturbé par ce que j'ai vu. Contre la bande à Pep, la plus grande vérité en forme d'humiliation, c'est que les Citizens n'ont même pas eu besoin de confisquer le ballon. Tellement le PSG n'en faisait rien. Tellement vrai que le dernier tir cadré parisien de cette double confrontation remonte à la 28e minute du match... aller. À Paris, les stars tirent le collectif de temps en temps. À City, la star, c'est l'équipe qui tire les joueurs tout le temps. Même le gardien. La lecture du jeu et la qualité de l'application des gestes d' Ederson sont formidables. Formidable, comme la démonstration du lendemain. Encore plus stupéfiante parce qu'offerte par des novices. Par des nouveaux tourtereaux qui n'ont pas mis longtemps pour apprendre à voler ni même planer ensemble sous la conduite du chef d'escadrille qu'est Thomas Tuchel. Impressionnant d'avoir, en si peu de temps, fait d'une clique de basse improvisation une mécanique de très haute précision. Ce collectif de Chelsea est une sorte de carbone 14. Un révélateur d'âge. Contre eux, si t'es jeune, t'as pas l'expérience pour trouver les clés. Si t'es vieux, ton expérience ne te sert à rien pour les retrouver. Ce mercredi, les trentenaires du Real avaient quarante ans. Luka Modric, Toni Kroos isolés dans leur "peine-insule". Eden Hazard et Karim Benzema sur leur île. Chelsea, c'est l'eau et le feu. L'eau dans laquelle tu te noies, le feu sur lequel tu te brûles. Le Saint s'appelle Thomas. D'ailleurs, nous, on croit ce qu'on voit. Il est bien parti pour faire partie de la Cène. Avec Zinédine Zidane, José Mourinho, Diego Simeone, Ole Gunnar Solskjaer, Jürgen Klopp, Carlo Ancelotti, Marcelo Bielsa et bien sur Guardiola. À propos, depuis janvier, il les a tous battus. Avec seulement quelques entraînements pour enseigner son Évangile. Balaise. Et avec un soi-disant raté. Nommé Timo Werner. Vous rigolez ou quoi? Première saison en Angleterre et déjà douze buts et dix assists. Un double-double. Pas mal pour un rookie. Tiens, le dernier à avoir réalisé ça sous le maillot de Chelsea s'appelle Hazard. Vous vous rappelez, l'Eden?