L'image reste bien ancrée dans nos esprits : Christian Eriksen, joueur vedette et capitaine de l'équipe nationale danoise, tombe soudainement au sol à la 43e minute de la rencontre de l'Euro entre le Danemark et la Finlande. Son coeur a décidé de s'arrêter.

Tout le monde attendait avec impatience ce championnat d'Europe de football, parce que les Belges étaient les favoris, parce que le tournoi avait déjà été reporté d'un an, parce qu'il était censé être une source de joie et de divertissement en des temps de coronavirus qui avaient miné le moral de nombreuses personnes.

L'enthousiasme a toutefois cédé place à la panique et à l'horreur lors de la deuxième journée du tournoi, à cette confrontation brutale, une fois de plus, avec la fugacité de l'existence. Lorsqu' Eriksen a été réanimé sur le terrain, toutes les personnes assises devant leur poste de télévision ou dans le stade se sont regardées avec désespoir et l'angoisse de peut-être vivre la mort en direct.

Simon Kjaer, capitaine exemple, réconforte la compagne de Christian Eriksen sur le bord du terrain., iStock
Simon Kjaer, capitaine exemple, réconforte la compagne de Christian Eriksen sur le bord du terrain. © iStock

Et maintenant ? Ce match peut-il encore avoir lieu ? Les Belges, qui devaient affronter la Russie quelques heures plus tard, peuvent-ils encore jouer ? Pourra-t-on continuer cet Euro ? Mais surtout : Christian Eriksen est-il vraiment mort ?

Soudain, tout le battage médiatique autour de la compétition ou du rôle de favori des Belges qui devaient enfin gagner un trophée était devenu relatif. Heureusement, cet épisode glaçant a connu un épilogue heureux et Eriksen a pu être ramené à la vie grâce à une intervention rapide des services de secours.

Le rôle du capitaine danois Simon Kjaer, mélange de calme et d'empathie, a été exemplaire. Il a prodigué les premiers soins à son coéquipier, est allé réconforter la femme d'Eriksen sur la touche et a exhorté ses coéquipiers à former une haie de pudeur autour de leur coéquipier bien-aimé alors que le médecin tentait de le ramener à la vie.

Au final, le Danemark, sans son joueur vedette, est devenu la révélation du championnat d'Europe. Ce n'est qu'en demi-finale qu'il a été arrêté par l'Angleterre (après prolongations). C'est aussi parfois cela le sport : vivre quelque chose de fort ensemble, se souder dans les bons et les mauvais moments. Et faire preuve de résilience en tant que collectif. Le stade de football comme église du XXIe siècle.

Les joueurs danois avaient formé une haie autour de leur coéquipier qui était pris en charge par les services de secours. Leurs visages angoissés sont évidemment restés dans toutes les mémoires., iStock
Les joueurs danois avaient formé une haie autour de leur coéquipier qui était pris en charge par les services de secours. Leurs visages angoissés sont évidemment restés dans toutes les mémoires. © iStock
L'image reste bien ancrée dans nos esprits : Christian Eriksen, joueur vedette et capitaine de l'équipe nationale danoise, tombe soudainement au sol à la 43e minute de la rencontre de l'Euro entre le Danemark et la Finlande. Son coeur a décidé de s'arrêter. Tout le monde attendait avec impatience ce championnat d'Europe de football, parce que les Belges étaient les favoris, parce que le tournoi avait déjà été reporté d'un an, parce qu'il était censé être une source de joie et de divertissement en des temps de coronavirus qui avaient miné le moral de nombreuses personnes.L'enthousiasme a toutefois cédé place à la panique et à l'horreur lors de la deuxième journée du tournoi, à cette confrontation brutale, une fois de plus, avec la fugacité de l'existence. Lorsqu' Eriksen a été réanimé sur le terrain, toutes les personnes assises devant leur poste de télévision ou dans le stade se sont regardées avec désespoir et l'angoisse de peut-être vivre la mort en direct. Et maintenant ? Ce match peut-il encore avoir lieu ? Les Belges, qui devaient affronter la Russie quelques heures plus tard, peuvent-ils encore jouer ? Pourra-t-on continuer cet Euro ? Mais surtout : Christian Eriksen est-il vraiment mort ? Soudain, tout le battage médiatique autour de la compétition ou du rôle de favori des Belges qui devaient enfin gagner un trophée était devenu relatif. Heureusement, cet épisode glaçant a connu un épilogue heureux et Eriksen a pu être ramené à la vie grâce à une intervention rapide des services de secours. Le rôle du capitaine danois Simon Kjaer, mélange de calme et d'empathie, a été exemplaire. Il a prodigué les premiers soins à son coéquipier, est allé réconforter la femme d'Eriksen sur la touche et a exhorté ses coéquipiers à former une haie de pudeur autour de leur coéquipier bien-aimé alors que le médecin tentait de le ramener à la vie. Au final, le Danemark, sans son joueur vedette, est devenu la révélation du championnat d'Europe. Ce n'est qu'en demi-finale qu'il a été arrêté par l'Angleterre (après prolongations). C'est aussi parfois cela le sport : vivre quelque chose de fort ensemble, se souder dans les bons et les mauvais moments. Et faire preuve de résilience en tant que collectif. Le stade de football comme église du XXIe siècle.