Rurik Gislason à propos...

...de son passage chez les jeunes d'Anderlecht : "J'ai effectué un test à Anderlecht à l'automne 2003 et mon contrat a pris cours en janvier de l'année suivante. J'ai débuté en U19 et j'ai rapidement été intégré au noyau A mais j'étais très maigre et, contrairement à Vincent Kompany, qui n'avait que deux ans de plus que moi mais était déjà une machine, mon corps ne résistait pas encore aux chocs. J'ai donc souffert pour apprendre. Je ne parlais pas la langue et j'étais trop timide pour aller vers mes équipiers. J'étais un peu à l'écart du groupe. À un certain moment, j'ai commencé à avoir mal au dos. J'étais surentraîné et des disques du dos étaient abîmés. J'ai dû faire de la rééducation tout seul et je me suis encore isolé un peu plus. À la fin, j'étais complètement déprimé, j'avais le mal du pays. J'ai voulu rentrer chez moi pour bien me soigner et repartir de zéro."

...de sa popularité soudaine lors de la Coupe du Monde : "Il y a dix ans, j'aurais perdu la tête mais, à trente ans, j'ai suffisamment de maturité pour ne pas m'arrêter à cela. Je pense que je n'ai pas changé. Au début, c'était fou. Je recevais jusqu'à mille messages privés par jour - aujourd'hui, je n'en reçois plus que quelques centaines. Des mères me supplient d'épouser leur fille. Des hommes et des femmes m'envoient des photos d'eux à poil. Je suis peut-être naïf mais je n'y vois pas de mauvaise intention."

...de son engagement politique : "Je m'intéresse à la politique mais c'est pour plus tard. En ce moment, mes convictions politiques n'ont pas d'importance. Ces dernières années, je me suis juste présenté pour soutenir l'Independence Party (conservateur-libéral, ndlr) dont j'étais déjà membre et dont les idées me plaisent. Lorsque le Premier Ministre m'a approché, je me suis dit: why not?

Par Alain Eliasy

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Rurik Gislason dans votre Sport/Foot Magazine