Les Etats-Unis débutaient la rencontre sans Rapinoe qui prenait place sur le banc de touche. Cela n'empêchait pas les Américaines, comme depuis le début de la compétition, de mettre d'emblée la pression sur leur adversaire. L'Angleterre résistait sur la première occasion de Lavelle (4) mais devait s'incliner sur la seconde tentative des troupes de Jillian Ellis. Press, à la réception d'un centre d'o'Hara, plaçait, en effet, parfaitement sa tête hors de portée de la gardienne anglaise Telford (10).

Malmenée, l'Angleterre parvenait tout de même à recoller au score sur sa première occasion. L'inévitable White, auteure de six buts dans la compétition, s'aidait du montant pour rétablir l'égalité (19).

Les deux équipes se rendaient coup pour coup. Les Américaines, bousculées, s'en remettaient alors à leur star Morgan, fêtant son trentième anniversaire ce mardi, qui s'élevait plus haut que tout le monde pour redonner d'un coup de casque l'avantage à son pays (31).

Les Etats-Unis géraient calmement le début de seconde période, sans véritablement être mises en danger. À la 68e, elles se faisaient tout de même une grosse frayeur lorsque White trompait la gardienne Naeher avant que l'arbitre Edina Alves Batista n'annule le but pour une position de hors jeu. La buteuse anglaise permettait toutefois à son équipe d'hériter d'une seconde chance lorsqu'elle était accrochée dans le rectangle à neuf minutes du terme. La capitaine Houghton manquait cependant de sang froid et se heurtait à la gardienne Naeher (84).

L'Angleterre venait de laisser passer sa chance puisque les troupes de Phil Neville étaient, en outre, réduites à dix pour un tacle rugueux de Bright à la 87e.

Les Etats-Unis tenteront d'obtenir un quatrième sacre mondial dimanche (17h00), soit face aux Pays-Bas, soit face à la Suède qui s'affrontent ce mercredi à Lyon (21h00).