La saison 2019-2020 avait démarré de façon idyllique pour le Stade Rennais de Julien Stéphan. Hormis la défaite contre l'ogre parisien lors du Trophée des champions, l'équipe bretonne avait enchaîné trois victoires d'affilée en août. Rennes avait d'ailleurs rapidement pris sa revanche contre ce même PSG, lors de la victoire (2-1) à domicile pour le compte de la deuxième journée de Ligue 1. Ce début de saison encourageant allait donner le ton pour la suite, si l'on met de côté le passage fantomatique en Europa League. Quatre petits points pris sur les 18 possibles, voilà le résultat de la traversée du désert qu'a connu Rennes en Europe cette saison. On ne retiendra qu'une seule victoire pour le club breton lors de la phase de groupes de l'Europa League : un succès (2-0) à la maison contre la Lazio, qui ne suffit pas à effacer les cinq autres piètres prestations offertes par le club.

Avant que les supporters ne soient obligés de dire kenavo au championnat français pour cause d'épidémie de coronavirus, le Stade Rennais affichait un bilan de quinze victoires, cinq nuls et huit défaites. Avec cinquante unités, l'équipe bretonne créée en 1901, réalisait un beau parcours, se plaçant juste devant le LOSC et à six points de l'Olympique de Marseille, deuxième. Le Paris Saint-Germain, quant à lui, semblait intouchable avec ses 68 points et ses 75 buts marqués.

Des buts, Rennes n'en a pas concédé pas beaucoup. Deuxième meilleure défense du championnat derrière le Stade de Reims, l'équipe du tacticien Julien Stéphan n'a encaissé que 24 pions lors des 28 matches disputés cette saison. Il faut dire que pour passer la doublette défensive, composée de l'expérimenté Franco-Portugais Benjamin Da Silva et du jeune Ivoirien Joris Gnagnon, les attaques adverses devaient se lever de bonne heure.

Faitout Maouassa, à gauche, et Hamari Traoré, à droite, complètent l'arrière-garde, juste devant les cages d'Edouard Mendy, à présent considéré comme un des meilleurs gardiens du championnat.

Retour aux fondamentaux

Dans cette formation en 4-4-2, Steven NZonzi et Léa Siliki (souvent remplacé par le jeune Camavinga), les deux numéros six, postés tels des sentinelles devant la défense, ont aussi pour rôle de ressortir proprement le ballon et d'alimenter en attaque Romain Del Castillo et M'Baye Niang, meilleur buteur du club cette saison avec dix buts. Sur les côtés, la vivacité de Raphinha, à droite, et la technicité et l'inventivité de Flavien Tait, à gauche, apportent encore plus de variété au jeu rennais. Stéphan peut également compter sur des supersubs comme Adrien Hunou (huit buts cette saison) ou Benjamin Bourigeaud.

Depuis l'arrivée de Julien Stéphan, le fils de Guy Stéphan qui n'est autre que l'adjoint de Deschamps à la tête de l'équipe de France, le jeu du Stade Rennais a considérablement évolué. Le breton, qui a Rennes dans la peau depuis le berceau, a amené dans ses valises, en décembre 2018, la recette d'une tactique bien huilée. Avec lui, pas de fioritures et retour aux fondamentaux. Un pressing en zone et une mobilisation collective en perte de la balle pour mieux attaquer ensuite. Voilà les maîtres mots du style de jeu du Français. Pour le moment, même si cette mise en place tactique est parfois décriée, on ne peut que constater son efficacité.

Le joueur-frisson : Eduardo Camavinga

Eduardo Camavinga., belga
Eduardo Camavinga. © belga

Avec 25 matchs disputés sur les 28 possibles cette saison, Stéphan a fait d'Eduardo Camavinga une pièce maitresse du jeu rennais. À seulement 17 ans, le jeune Congolais, naturalisé Français, affole la planète football. Sa justesse balle au pied, sa capacité à créer le décalage et l'incroyable maturité dont il fait preuve à son âge font de lui un joueur essentiel. Julien Stéphan sait qu'il a un diamant brut entre les mains et qu'il doit tout faire pour arriver à le polir de la meilleure des manières. Pour y arriver, il faudra tout d'abord résister aux assauts des grands clubs lors du mercato d'été. Des institutions comme le FC Barcelone ou le Real Madrid ont déjà marqué leur intérêt pour la pépite franco-congolaise et risquent fort de faire chauffer la carte pour acquérir la sensation Camavinga.

Toutes compétitions confondues, le jeune milieu a disputé 36 matchs pour presque 2.800 minutes de jeu. Des stats affolantes pour un si jeune joueur. Pour l'instant, la formule fonctionne, et ce n'est pas pour déplaire aux supporters rennais, qui espèrent pouvoir encore longtemps rugir de plaisir sur une récupération de balle hargneuse ou une percée éclair du jeune prodige, au Roazhon Park.

Par Quentin Mahoudeau (st.)

La saison 2019-2020 avait démarré de façon idyllique pour le Stade Rennais de Julien Stéphan. Hormis la défaite contre l'ogre parisien lors du Trophée des champions, l'équipe bretonne avait enchaîné trois victoires d'affilée en août. Rennes avait d'ailleurs rapidement pris sa revanche contre ce même PSG, lors de la victoire (2-1) à domicile pour le compte de la deuxième journée de Ligue 1. Ce début de saison encourageant allait donner le ton pour la suite, si l'on met de côté le passage fantomatique en Europa League. Quatre petits points pris sur les 18 possibles, voilà le résultat de la traversée du désert qu'a connu Rennes en Europe cette saison. On ne retiendra qu'une seule victoire pour le club breton lors de la phase de groupes de l'Europa League : un succès (2-0) à la maison contre la Lazio, qui ne suffit pas à effacer les cinq autres piètres prestations offertes par le club.Avant que les supporters ne soient obligés de dire kenavo au championnat français pour cause d'épidémie de coronavirus, le Stade Rennais affichait un bilan de quinze victoires, cinq nuls et huit défaites. Avec cinquante unités, l'équipe bretonne créée en 1901, réalisait un beau parcours, se plaçant juste devant le LOSC et à six points de l'Olympique de Marseille, deuxième. Le Paris Saint-Germain, quant à lui, semblait intouchable avec ses 68 points et ses 75 buts marqués. Des buts, Rennes n'en a pas concédé pas beaucoup. Deuxième meilleure défense du championnat derrière le Stade de Reims, l'équipe du tacticien Julien Stéphan n'a encaissé que 24 pions lors des 28 matches disputés cette saison. Il faut dire que pour passer la doublette défensive, composée de l'expérimenté Franco-Portugais Benjamin Da Silva et du jeune Ivoirien Joris Gnagnon, les attaques adverses devaient se lever de bonne heure. Faitout Maouassa, à gauche, et Hamari Traoré, à droite, complètent l'arrière-garde, juste devant les cages d'Edouard Mendy, à présent considéré comme un des meilleurs gardiens du championnat.Dans cette formation en 4-4-2, Steven NZonzi et Léa Siliki (souvent remplacé par le jeune Camavinga), les deux numéros six, postés tels des sentinelles devant la défense, ont aussi pour rôle de ressortir proprement le ballon et d'alimenter en attaque Romain Del Castillo et M'Baye Niang, meilleur buteur du club cette saison avec dix buts. Sur les côtés, la vivacité de Raphinha, à droite, et la technicité et l'inventivité de Flavien Tait, à gauche, apportent encore plus de variété au jeu rennais. Stéphan peut également compter sur des supersubs comme Adrien Hunou (huit buts cette saison) ou Benjamin Bourigeaud. Depuis l'arrivée de Julien Stéphan, le fils de Guy Stéphan qui n'est autre que l'adjoint de Deschamps à la tête de l'équipe de France, le jeu du Stade Rennais a considérablement évolué. Le breton, qui a Rennes dans la peau depuis le berceau, a amené dans ses valises, en décembre 2018, la recette d'une tactique bien huilée. Avec lui, pas de fioritures et retour aux fondamentaux. Un pressing en zone et une mobilisation collective en perte de la balle pour mieux attaquer ensuite. Voilà les maîtres mots du style de jeu du Français. Pour le moment, même si cette mise en place tactique est parfois décriée, on ne peut que constater son efficacité.Avec 25 matchs disputés sur les 28 possibles cette saison, Stéphan a fait d'Eduardo Camavinga une pièce maitresse du jeu rennais. À seulement 17 ans, le jeune Congolais, naturalisé Français, affole la planète football. Sa justesse balle au pied, sa capacité à créer le décalage et l'incroyable maturité dont il fait preuve à son âge font de lui un joueur essentiel. Julien Stéphan sait qu'il a un diamant brut entre les mains et qu'il doit tout faire pour arriver à le polir de la meilleure des manières. Pour y arriver, il faudra tout d'abord résister aux assauts des grands clubs lors du mercato d'été. Des institutions comme le FC Barcelone ou le Real Madrid ont déjà marqué leur intérêt pour la pépite franco-congolaise et risquent fort de faire chauffer la carte pour acquérir la sensation Camavinga.Toutes compétitions confondues, le jeune milieu a disputé 36 matchs pour presque 2.800 minutes de jeu. Des stats affolantes pour un si jeune joueur. Pour l'instant, la formule fonctionne, et ce n'est pas pour déplaire aux supporters rennais, qui espèrent pouvoir encore longtemps rugir de plaisir sur une récupération de balle hargneuse ou une percée éclair du jeune prodige, au Roazhon Park.Par Quentin Mahoudeau (st.)