Une identité de jeu à établir

La mise en scène sur les réseaux sociaux, du premier jour de l'Argentin au Camp des loges, dimanche, tranche avec le style de son prédécesseur Thomas Tuchel, plus discret: "Poche", tout sourire, est déjà chez lui dans la capitale, où il a joué entre 2001 et 2003.

"Il a un relationnel extraordinaire avec les joueurs, un échange merveilleux", se souvient auprès de l'AFP le Français Luis Fernandez, qui l'a entraîné pendant son époque parisienne.

Mais c'est sur le terrain que sa patte doit se faire sentir. Cette saison, son équipe, "seulement" troisième du championnat, a offert des prestations bien en deçà de ses standards, comme à Lille (0-0) avant les fêtes.

Si Tuchel assumait l'absence de manière, en invoquant le pragmatisme, Pochettino doit relever la soupe parfois sans goût de ses joueurs. "Ce n'est pas seulement important de gagner", il faut le faire "avec style", a-t-il déclaré aux médias du club.

Une organisation à revoir

Jamais une feuille de match n'a été autant attendue cette saison: mercredi à Saint-Etienne, elle donnera un premier indice sur ses intentions tactiques.

Tuchel était un adepte du tableau noir, faisant varier le visage de son équipe plusieurs fois durant son mandat. Du 4-3-3 au 4-4-2, le schéma de jeu s'était stabilisé autour du 3-5-2, plus défensif, ces dernières semaines.

A Tottenham, Pochettino avait fait du 4-2-3-1 son mètre-étalon. Et à Paris ? Adversaire du PSG lors du Trophée des champions le 13 janvier, l'entraîneur de Marseille André Villas-Boas a confié lundi que cette inconnue perturbait sa préparation.

"Ça change l'approche, par rapport à ce qu'on attendait. Ça va être plus dur à préparer. Je ne sais pas ce que Pochettino a dans la tête. Il y a deux matches pour eux, Saint-Etienne et Brest (le 10). On verra ce qu'il se passera", a déclaré le Portugais.

Avec neuf matches à jouer jusqu'au 8e de finale aller de Ligue des champions sur le terrain du FC Barcelone, le 16 février, chacune de ses décisions sera commentée. Mais d'ici le choc européen, son effectif risque d'être chamboulé.

Des stars à pouponner

C'est le grand problème du PSG cette saison: l'accumulation des blessures, qui prive le Paris SG de son équipe-type depuis septembre.

Dimanche à la reprise, Neymar (cheville), Juan Bernat (genou), Presnel Kimpembe (ischio-jambiers), Alessandro Florenzi (cheville) et Leandro Paredes (hanche) sont restés à l'infirmerie, en plus de Rafinha, testé positif au nouveau coronavirus selon certains médias sportifs français.

Cela fait six potentiels titulaires... A Saint-Etienne, c'est donc avec un groupe amoindri que Pochettino fera ses débuts.

"Ses débuts seront durs: tu reprends le 3, tu joues le 6... Qu'on ne commence pas à le juger tout de suite, qu'on ne s'attende pas à voir déjà +son+ équipe. Faites-moi plaisir, attendez qu'il ait travaillé avec ses joueurs et récupéré tous les blessés", plaide Fernandez.

C'est là où son staff entre en scène. De ses fidèles assistants Jésus Pérez et Miguel d'Agostino, à son fils Sebastiano, préparateur physique, "Poche" a redessiné tout l'encadrement. La gestion des blessures sera son dossier le plus chaud, avec un climat hivernal qui n'est pas le plus facile pour les organismes.

Un mercato à régler

En plus des blessés, l'effectif parisien risque d'être modifié par le mercato hivernal.

L'arrivée de Pochettino rebat les cartes. Selon la presse, le PSG pourrait se renforcer au milieu de terrain, les noms de Dele Alli (Tottenham) et Christian Eriksen (Inter), deux des anciens joueurs de l'Argentin, revenant le plus souvent.

Mais le club doit aussi vendre, ce qu'il n'a pas réussi à faire l'été dernier. Les milieux Julian Draxler (en fin de contrat en 2021), Paredes et Idrissa Gueye alimentent les rumeurs de départ... Preuve que l'arrivée de Mauricio Pochettino n'a pas tout changé au PSG.

Une identité de jeu à établirLa mise en scène sur les réseaux sociaux, du premier jour de l'Argentin au Camp des loges, dimanche, tranche avec le style de son prédécesseur Thomas Tuchel, plus discret: "Poche", tout sourire, est déjà chez lui dans la capitale, où il a joué entre 2001 et 2003."Il a un relationnel extraordinaire avec les joueurs, un échange merveilleux", se souvient auprès de l'AFP le Français Luis Fernandez, qui l'a entraîné pendant son époque parisienne.Mais c'est sur le terrain que sa patte doit se faire sentir. Cette saison, son équipe, "seulement" troisième du championnat, a offert des prestations bien en deçà de ses standards, comme à Lille (0-0) avant les fêtes. Si Tuchel assumait l'absence de manière, en invoquant le pragmatisme, Pochettino doit relever la soupe parfois sans goût de ses joueurs. "Ce n'est pas seulement important de gagner", il faut le faire "avec style", a-t-il déclaré aux médias du club.Une organisation à revoirJamais une feuille de match n'a été autant attendue cette saison: mercredi à Saint-Etienne, elle donnera un premier indice sur ses intentions tactiques.Tuchel était un adepte du tableau noir, faisant varier le visage de son équipe plusieurs fois durant son mandat. Du 4-3-3 au 4-4-2, le schéma de jeu s'était stabilisé autour du 3-5-2, plus défensif, ces dernières semaines.A Tottenham, Pochettino avait fait du 4-2-3-1 son mètre-étalon. Et à Paris ? Adversaire du PSG lors du Trophée des champions le 13 janvier, l'entraîneur de Marseille André Villas-Boas a confié lundi que cette inconnue perturbait sa préparation. "Ça change l'approche, par rapport à ce qu'on attendait. Ça va être plus dur à préparer. Je ne sais pas ce que Pochettino a dans la tête. Il y a deux matches pour eux, Saint-Etienne et Brest (le 10). On verra ce qu'il se passera", a déclaré le Portugais.Avec neuf matches à jouer jusqu'au 8e de finale aller de Ligue des champions sur le terrain du FC Barcelone, le 16 février, chacune de ses décisions sera commentée. Mais d'ici le choc européen, son effectif risque d'être chamboulé.Des stars à pouponnerC'est le grand problème du PSG cette saison: l'accumulation des blessures, qui prive le Paris SG de son équipe-type depuis septembre.Dimanche à la reprise, Neymar (cheville), Juan Bernat (genou), Presnel Kimpembe (ischio-jambiers), Alessandro Florenzi (cheville) et Leandro Paredes (hanche) sont restés à l'infirmerie, en plus de Rafinha, testé positif au nouveau coronavirus selon certains médias sportifs français.Cela fait six potentiels titulaires... A Saint-Etienne, c'est donc avec un groupe amoindri que Pochettino fera ses débuts. "Ses débuts seront durs: tu reprends le 3, tu joues le 6... Qu'on ne commence pas à le juger tout de suite, qu'on ne s'attende pas à voir déjà +son+ équipe. Faites-moi plaisir, attendez qu'il ait travaillé avec ses joueurs et récupéré tous les blessés", plaide Fernandez.C'est là où son staff entre en scène. De ses fidèles assistants Jésus Pérez et Miguel d'Agostino, à son fils Sebastiano, préparateur physique, "Poche" a redessiné tout l'encadrement. La gestion des blessures sera son dossier le plus chaud, avec un climat hivernal qui n'est pas le plus facile pour les organismes.Un mercato à réglerEn plus des blessés, l'effectif parisien risque d'être modifié par le mercato hivernal. L'arrivée de Pochettino rebat les cartes. Selon la presse, le PSG pourrait se renforcer au milieu de terrain, les noms de Dele Alli (Tottenham) et Christian Eriksen (Inter), deux des anciens joueurs de l'Argentin, revenant le plus souvent.Mais le club doit aussi vendre, ce qu'il n'a pas réussi à faire l'été dernier. Les milieux Julian Draxler (en fin de contrat en 2021), Paredes et Idrissa Gueye alimentent les rumeurs de départ... Preuve que l'arrivée de Mauricio Pochettino n'a pas tout changé au PSG.