1. Le mercato estival
Lorsque David Moyes se retrouve à la tête de cette puissante machine qu'est Manchester United, son premier objectif est un rajeunissement en douceur de l'effectif. Celui-ci compte en effet de nombreux joueurs en fin de cycle comme Giggs, Evra, Carrick, Ferdinand ou Vidic. Dans cette optique de renouvellement, le mercato d'été revêtait donc une importance toute particulière pour les Mancuniens. Et force est de constater que celui-ci a été loupé par le manager écossais et son club. Certains joueurs ciblés (Fabregas, Herrera et Coentrao) ont refusé de venir tandis que d'autres (Özil par exemple) ont été jugés inutiles par l'ancien coach d'Everton. Or, le jeu prôné par Moyes se base tout d'abord sur la possession du ballon (55% en moyenne cette saison) et l'occupation de la partie de terrain adverse. Pour ce faire, il lui fallait un joueur dans le milieu capable de délivrer la dernière passe. Il comptait sur Rooney pour endosser ce rôle, c'est d'ailleurs pour cela qu'il a refusé le transfert d'Özil, mais l'Anglais n'a atteint que trop rarement son rendement habituel et ne joue pas exactement dans ce registre. Il manquait donc à Moyes un médian capable d'apporter l'étincelle. United a tenté de remédier à cela en engageant Mata au mercato hivernal, mais il était déjà trop tard pour le successeur de Ferguson.



Dans l'entrejeu, l'arrivée de Fellaini n'était par contre pas indispensable. Si les qualités de Marouane ne sont pas à remettre en cause, il cherche encore sa place dans l'effectif et n'arrive pas à atteindre un rendement optimal.



Un nouveau défenseur central n'aurait pas non plus été de trop. Les deux vétérans que sont Vidic et Ferdinand s'essoufflent et n'arrivent plus à tenir le rythme des matches. Pour les suppléer, Moyes comptait sur Smalling, Evans et Jones, mais le premier est trop souvent blessé, le second n'a pas le niveau et le dernier est dans une mauvaise passe cette saison. Un renforcement du secteur défensif en général aurait été nécessaire car à gauche, Evra paraît ne plus pouvoir non plus faire illusion encore longtemps quant à son niveau de jeu réel. Leighton Baines et Coentrao avaient été évoqués pour le remplacer mais sans succès.



2. Un début de saison catastrophique
Après une victoire en déplacement à Swansea pour entamer ce nouvel exercice, Manchester United a enchaîné avec trois défaites et un match nul pour une seule victoire. Plus que les points perdus, ce sont les adversaires contre qui les Red Devils les ont gaspillés et la manière qui ont fait parler. L'équipe mancunienne a concédé le nul contre Chelsea, a été battue chez ses deux rivaux de Liverpool et de Manchester City et a terminé le mois de septembre par une défaite à domicile contre West Bromwich.


Après six journées, United occupait la 12e place avec un maigre bilan de 7/18 et huit points de retard sur le leader Arsenal. C'était déjà beaucoup trop pour espérer vivre une saison calme.





3. L'élimination en League Cup contre Sunderland
À la fin du mois de janvier, United végète à la 7e place avec 14 points de retard sur les Gunners en 22 journées. Les Red Devils viennent de se prendre une leçon dans l'antre de José Mourinho (3-1) et comptent donc sur la League Cup pour enlever un trophée dans une saison bien terne. Pour cela, les hommes de Moyes doivent venir à bout de Sunderland, alors avant-dernier du championnat. Le match aller se conclut sur un score de 2-1 pour les Black Cats et laisse donc entrevoir de bonnes chances de qualification à Old Trafford. Mais malheureusement pour eux, les joueurs de United sont éliminés après une séance de tirs au but digne du Sporting d'Anderlecht qui aura vu pas moins de quatre joueurs mancuniens (Wellbeck, Januzaj, Jones et Rafael) manquer leur tir. David Moyes manque une finale contre l'ennemi de City qui remportera finalement la finale et met fin à ses derniers espoirs de trophée pour sa première année, la Ligue des Champions paraît en effet inaccessible pour ses joueurs.



4. La défaite du match aller contre l'Olympiakos
Alors que le tirage avait été particulièrement clément avec United, en lui offrant le Petit Poucet de ces huitièmes de finale : l'Olympiakos, les Grecs vont tenir tête aux Anglais à domicile. Les joueurs d'Athènes l'emportent par le score de 2-0 (Dominguez et Campbell) face à des Red Devils apathiques. Ces derniers n'arrivent à cadrer qu'un seul tir en 90 minutes et paraissent incapables d'apporter le moindre danger devant les buts adverses. S'ils ont la possession du ballon, celle-ci ne leur sert à rien tant l'absence criante de créativité de ce collectif sans âme se fait sentir. Ce match, les supporters d'United l'ont gardé dans un coin de leur tête et ce n'est pas la remontée du match retour (3-0 à Old Trafford) qui va l'en faire sortir. Plus que l'élimination logique au tour suivant contre un Bayern intouchable, c'est ce match aller des 8es qui a révélé toute l'impuissance de Moyes à donner une forme au jeu de Manchester.



5. Les deux humiliations à domicile contre City et Liverpool
Enfin, ce qui a sûrement épuisé les dernières miettes de crédit de David Moyes aux yeux de ses dirigeants et ses supporters, ce sont les deux humiliations subies à domicile contre les grands rivaux de Liverpool et de City. Par deux fois en neuf jours, United se fait balader et prend un cinglant 0-3 sur ses propres terres. Tout d'abord face à Liverpool lors de la 30e journée et ensuite contre City en match de rattrapage de la 28e journée. Plus que la dernière défaite contre Everton, ce sont ces deux revers contre les ennemis historiques de Manchester United qui resteront dans les annales du club comme deux points noirs.

1. Le mercato estival Lorsque David Moyes se retrouve à la tête de cette puissante machine qu'est Manchester United, son premier objectif est un rajeunissement en douceur de l'effectif. Celui-ci compte en effet de nombreux joueurs en fin de cycle comme Giggs, Evra, Carrick, Ferdinand ou Vidic. Dans cette optique de renouvellement, le mercato d'été revêtait donc une importance toute particulière pour les Mancuniens. Et force est de constater que celui-ci a été loupé par le manager écossais et son club. Certains joueurs ciblés (Fabregas, Herrera et Coentrao) ont refusé de venir tandis que d'autres (Özil par exemple) ont été jugés inutiles par l'ancien coach d'Everton. Or, le jeu prôné par Moyes se base tout d'abord sur la possession du ballon (55% en moyenne cette saison) et l'occupation de la partie de terrain adverse. Pour ce faire, il lui fallait un joueur dans le milieu capable de délivrer la dernière passe. Il comptait sur Rooney pour endosser ce rôle, c'est d'ailleurs pour cela qu'il a refusé le transfert d'Özil, mais l'Anglais n'a atteint que trop rarement son rendement habituel et ne joue pas exactement dans ce registre. Il manquait donc à Moyes un médian capable d'apporter l'étincelle. United a tenté de remédier à cela en engageant Mata au mercato hivernal, mais il était déjà trop tard pour le successeur de Ferguson. Dans l'entrejeu, l'arrivée de Fellaini n'était par contre pas indispensable. Si les qualités de Marouane ne sont pas à remettre en cause, il cherche encore sa place dans l'effectif et n'arrive pas à atteindre un rendement optimal. Un nouveau défenseur central n'aurait pas non plus été de trop. Les deux vétérans que sont Vidic et Ferdinand s'essoufflent et n'arrivent plus à tenir le rythme des matches. Pour les suppléer, Moyes comptait sur Smalling, Evans et Jones, mais le premier est trop souvent blessé, le second n'a pas le niveau et le dernier est dans une mauvaise passe cette saison. Un renforcement du secteur défensif en général aurait été nécessaire car à gauche, Evra paraît ne plus pouvoir non plus faire illusion encore longtemps quant à son niveau de jeu réel. Leighton Baines et Coentrao avaient été évoqués pour le remplacer mais sans succès. 2. Un début de saison catastrophique Après une victoire en déplacement à Swansea pour entamer ce nouvel exercice, Manchester United a enchaîné avec trois défaites et un match nul pour une seule victoire. Plus que les points perdus, ce sont les adversaires contre qui les Red Devils les ont gaspillés et la manière qui ont fait parler. L'équipe mancunienne a concédé le nul contre Chelsea, a été battue chez ses deux rivaux de Liverpool et de Manchester City et a terminé le mois de septembre par une défaite à domicile contre West Bromwich. Après six journées, United occupait la 12e place avec un maigre bilan de 7/18 et huit points de retard sur le leader Arsenal. C'était déjà beaucoup trop pour espérer vivre une saison calme. 3. L'élimination en League Cup contre Sunderland À la fin du mois de janvier, United végète à la 7e place avec 14 points de retard sur les Gunners en 22 journées. Les Red Devils viennent de se prendre une leçon dans l'antre de José Mourinho (3-1) et comptent donc sur la League Cup pour enlever un trophée dans une saison bien terne. Pour cela, les hommes de Moyes doivent venir à bout de Sunderland, alors avant-dernier du championnat. Le match aller se conclut sur un score de 2-1 pour les Black Cats et laisse donc entrevoir de bonnes chances de qualification à Old Trafford. Mais malheureusement pour eux, les joueurs de United sont éliminés après une séance de tirs au but digne du Sporting d'Anderlecht qui aura vu pas moins de quatre joueurs mancuniens (Wellbeck, Januzaj, Jones et Rafael) manquer leur tir. David Moyes manque une finale contre l'ennemi de City qui remportera finalement la finale et met fin à ses derniers espoirs de trophée pour sa première année, la Ligue des Champions paraît en effet inaccessible pour ses joueurs. 4. La défaite du match aller contre l'Olympiakos Alors que le tirage avait été particulièrement clément avec United, en lui offrant le Petit Poucet de ces huitièmes de finale : l'Olympiakos, les Grecs vont tenir tête aux Anglais à domicile. Les joueurs d'Athènes l'emportent par le score de 2-0 (Dominguez et Campbell) face à des Red Devils apathiques. Ces derniers n'arrivent à cadrer qu'un seul tir en 90 minutes et paraissent incapables d'apporter le moindre danger devant les buts adverses. S'ils ont la possession du ballon, celle-ci ne leur sert à rien tant l'absence criante de créativité de ce collectif sans âme se fait sentir. Ce match, les supporters d'United l'ont gardé dans un coin de leur tête et ce n'est pas la remontée du match retour (3-0 à Old Trafford) qui va l'en faire sortir. Plus que l'élimination logique au tour suivant contre un Bayern intouchable, c'est ce match aller des 8es qui a révélé toute l'impuissance de Moyes à donner une forme au jeu de Manchester. 5. Les deux humiliations à domicile contre City et Liverpool Enfin, ce qui a sûrement épuisé les dernières miettes de crédit de David Moyes aux yeux de ses dirigeants et ses supporters, ce sont les deux humiliations subies à domicile contre les grands rivaux de Liverpool et de City. Par deux fois en neuf jours, United se fait balader et prend un cinglant 0-3 sur ses propres terres. Tout d'abord face à Liverpool lors de la 30e journée et ensuite contre City en match de rattrapage de la 28e journée. Plus que la dernière défaite contre Everton, ce sont ces deux revers contre les ennemis historiques de Manchester United qui resteront dans les annales du club comme deux points noirs.