Médailles d'or autour du cou et lunettes noires devant les yeux sous un ciel pourtant très nuageux, les championnes du monde ont foulé vers 17H00 (23 heures belges) le tapis rouge qui leur avait été déroulé sur le tarmac de l'aéroport de Newark, près de New York.

Souriantes et enjouées, elles ont entonné les incontournables morceaux du groupe Queen "We are the champions" et "We will rock you", avant de poser pour quelques photos avec leurs t-shirts noirs barrés des deux mots "World Champions" au-dessus de quatre étoiles dorées.

Megan Rapinoe et ses coéquipières se sont ensuite engouffrées avec leur trophée dans le car qui les attendait sur le tarmac.

La sélection féminine américaine est invitée mercredi à une parade à New York pour fêter son titre, comme cela avait été le cas en 2015.

En revanche, le président Donald Trump n'est plus certain de vouloir les recevoir à la Maison Blanche. "On n'y a pas vraiment pensé", a dit Trump aux journalistes dimanche. "Nous allons certainement nous pencher là-dessus." Pourtant le 26 juin, il avait publié un message sur Twitter dans lequel toute l'équipe était invitée qu'elle "gagne ou perde" le Mondial en France.

Le président des Etats-Unis avait ainsi réagi à une déclaration de la vedette de l'équipe Megan Rapinoe, qui avait fait savoir qu'elle ne se rendrait pas au 1600 Pennsylvania Avenue à Washington sous l'administration actuelle.

"La joueuse de soccer féminin, @mPinoe, vient de déclarer qu'elle n'allait pas à la Maison Blanche si nous gagnons" avait écrit Trump. "Megan devrait GAGNER en premier avant de PARLER ! Finissez le travail ! Nous n'avons pas encore invité Megan ou l'équipe, mais j'invite maintenant l'ÉQUIPE, qu'elle gagne ou perde."