Nico Yennaris. Ce nom vous dit-il quelque chose ? Il a joué la saison passée à Brentford mais dès le 1er mars, il va entrer en action en Chine, où débute la Super League. Yennaris n'a jamais émergé à Arsenal, qui l'a loué. Brentford l'a transféré pour des cacahuètes et vient de le vendre pour 5,5 millions d'euros à Beijing Sinobo Guoan. Est-il un talent spécial ? Non mais il a des origines particulières : sa mère est Chinoise et donc, il a le statut de Chinois.

Son équipe a donc acheté un étranger de plus grâce à sa filiation. Or, le nombre d'étrangers est limité. Un club ne peut en enregistrer que six par saison mais n'en avoir que quatre en même temps et il ne peut pas en aligner plus de trois par match. Il n'y a d'ailleurs que 68 étrangers parmi les 532 footballeurs professionnels qui militent en Super League.

Ils sont majoritairement Brésiliens (23) mais on compte aussi quatre Argentins et trois Diables Rouges. Yannick Carrasco est resté à Dalian Yifang, désormais entraîné par un Coréen. Mousa Dembélé est dirigé par Dragan Stojkovic à Guangzhou R&F et Marouane Fellaini a un entraîneur chinois à Shandong Luneng Taishan. La Chine accueille d'autres grands noms : Marek Hamsik et Sandro Wagner.

Le quota d'étrangers n'est pas la seule limitation. Les clubs doivent titulariser au moins un Chinois de moins de 23 ans à chaque match et en utiliser trois. Les Chinois ne peuvent gagner que dix millions de yuans (1,31 million d'euros) par an et le budget des clubs ne peut dépasser 1,2 milliard de yuans (150 millions).

La Chine a intensifié la lutte contre la fraude fiscale. Les clubs doivent présenter au fisc les contrats des joueurs et des coaches. Les Chinois parlent de contrats yin-yang : un officiel pour le fisc et un véritable. Un dernier mot : la saison passée, en remportant le titre, Shanghai SIPG a mis un terme à l'hégémonie de Guangzhou Evergrande, champion sept saisons d'affilée.