La montée en première division du RB Leipzig en 2016 marque un petit évènement pour le football allemand. Depuis l'Energie Cottbus en 2008/2009, plus aucun club de l'ancienne Allemagne de l'Est n'a fait partie de l'élite. Une entrée en matière très remarquée puisque le club saxe finira deuxième de Bundesliga derrière l'ogre bavarois cette année-là. S'en suit une constance étonnante lors des éditions suivantes, le tout pour un club encore amateur il y a 10 ans. Ceci va totalement à l'encontre des clubstraditionnels allemands qui peuvent s'appuyer sur leurs riches histoires.

La popularité du RBL n'est donc pas vraiment au beau fixe au niveau national. Nombreux sont ceux qui critiquent la manière avec laquelle ils se sont imposés dans l'élite allemande. En effet, au milieu des années 2000, la marque Red Bull cherche à s'approprier un troisième club après les rachats de Salzbourg en Autriche et de New-York aux Etats-Unis. La firme se tourne vers l'Allemagne, et après un échec avec le club de la ville de Leipzig... c'est 13 kilomètres plus loin, à Markanstädt, que le RB Leipzig est né. L'objectif est simple: faire monter le club en première division en l'espace de 10 ans, avec un investissement de 100 millions d'euros.

Une identité claire

Au fur et à mesure, une politique de recrutement et un style de jeu se mettent en place. Le club se tourne vers des entraîneurs inconnus du grand public mais avec une véritable identité de jeu, comme Ralph Hasenhüttl ou Julian Nagelsmann, en poste aujourd'hui. Un temps focalisé sur les jeunes talents allemands, le club s'est peu à peu orienté vers les talents internationaux, notamment par le biais de leurs clubs satellites. De ce fait, plusieurs joueurs cadres actuels proviennent de ces clubs comme Marcel Sabitzer, le capitaine, et Dayot Upamecano, tous les deux arrivés de Salzbourg, ou encore Tyler Adams arrivé lui de New-York. Leipzig achète intelligemment mais surtout revend très bien. La plupart des joueurs vendus donne lieu à de belles plus-values. Dernier exemple en date, la vente de Timo Werner cet été à Chelsea contre 50M d'euros alors qu'il avait été acquis pour à peu près 10M d'euros en 2016. Et les dirigeants devraient normalement continuer sur cette lancée avec la probable vente du défenseur français Upamecano au prochain mercato.

Le défenseur international français devrait rejoindre le Bayer Munich cet été., belga
Le défenseur international français devrait rejoindre le Bayer Munich cet été. © belga

Mais cette ascension dépasse les limites nationales et se répand au niveau européen. En trois saisons consécutives en coupe d'Europe, le RBL s'est déjà construit un petit palmarès, avec comme point d'orgue, la demi-finale de la Ligue des Champions la saison dernière perdue contre le PSG. Une première grande déception mais qui appellera certainement d'autres grandes célébrations.

Attardo Vincent (st.)

La montée en première division du RB Leipzig en 2016 marque un petit évènement pour le football allemand. Depuis l'Energie Cottbus en 2008/2009, plus aucun club de l'ancienne Allemagne de l'Est n'a fait partie de l'élite. Une entrée en matière très remarquée puisque le club saxe finira deuxième de Bundesliga derrière l'ogre bavarois cette année-là. S'en suit une constance étonnante lors des éditions suivantes, le tout pour un club encore amateur il y a 10 ans. Ceci va totalement à l'encontre des clubstraditionnels allemands qui peuvent s'appuyer sur leurs riches histoires. La popularité du RBL n'est donc pas vraiment au beau fixe au niveau national. Nombreux sont ceux qui critiquent la manière avec laquelle ils se sont imposés dans l'élite allemande. En effet, au milieu des années 2000, la marque Red Bull cherche à s'approprier un troisième club après les rachats de Salzbourg en Autriche et de New-York aux Etats-Unis. La firme se tourne vers l'Allemagne, et après un échec avec le club de la ville de Leipzig... c'est 13 kilomètres plus loin, à Markanstädt, que le RB Leipzig est né. L'objectif est simple: faire monter le club en première division en l'espace de 10 ans, avec un investissement de 100 millions d'euros.Au fur et à mesure, une politique de recrutement et un style de jeu se mettent en place. Le club se tourne vers des entraîneurs inconnus du grand public mais avec une véritable identité de jeu, comme Ralph Hasenhüttl ou Julian Nagelsmann, en poste aujourd'hui. Un temps focalisé sur les jeunes talents allemands, le club s'est peu à peu orienté vers les talents internationaux, notamment par le biais de leurs clubs satellites. De ce fait, plusieurs joueurs cadres actuels proviennent de ces clubs comme Marcel Sabitzer, le capitaine, et Dayot Upamecano, tous les deux arrivés de Salzbourg, ou encore Tyler Adams arrivé lui de New-York. Leipzig achète intelligemment mais surtout revend très bien. La plupart des joueurs vendus donne lieu à de belles plus-values. Dernier exemple en date, la vente de Timo Werner cet été à Chelsea contre 50M d'euros alors qu'il avait été acquis pour à peu près 10M d'euros en 2016. Et les dirigeants devraient normalement continuer sur cette lancée avec la probable vente du défenseur français Upamecano au prochain mercato. Mais cette ascension dépasse les limites nationales et se répand au niveau européen. En trois saisons consécutives en coupe d'Europe, le RBL s'est déjà construit un petit palmarès, avec comme point d'orgue, la demi-finale de la Ligue des Champions la saison dernière perdue contre le PSG. Une première grande déception mais qui appellera certainement d'autres grandes célébrations. Attardo Vincent (st.)