La haine que suscite le RB Leizig ici et là en Allemagne est étrange. On prétend que le club est trop régi par le capital, suite à son alliance avec Red Bull, la marque de boissons énergétiques, alors que l'éclosion de Leipzig est en fait une bonne chose pour le football allemand. Le club symbolise la nouvelle Allemagne, même si, du temps de la RDA, avant la Réunification, Leipzig était déjà marginal, car il s'opposait aux idéaux de la république. Il a en plus été le premier club à réussir ce dont beaucoup d'équipes de l'est ne sont pas capables : trouver leur voie dans un univers commercial.

La qualification du RB Leipzig pour les demi-finales de la Ligue des Champions va-t-elle améliorer son image de marque ? Ça reste à voir. Il n'empêche que sa prestation face à l'Atlético de Madrid est superbe. D'autant qu'il jouait sans sa figure de proue, Timo Werner, vendue pour cinquante millions d'euros à Chelsea, après avoir marqué 28 buts et délivré neuf assists en Bundesliga.

Ce transfert semblait justement remettre en question les ambitions de Leipzig, qui a connu un second tour pénible en championnat. Avant la trêve hivernale, le club était en course pour le titre, mais ensuite, il s'est désintégré. Il a concédé dix nuls en 17 rencontres. Toutefois, Leipzig est souvent revenu dans le coup, ce qui en dit long sur sa force mentale. Le RB a achevé la compétition en troisième position, arrachant une nouvelle qualification pour la Ligue des Champions, mais il n'en a pas moins laissé partir Werner. "Nous avons appris à faire à de bons achats mais un moment donné, il faut également apprendre à bien vendre", a déclaré la direction.

Un poids financier encore plus important

Sa campagne en Ligue des Champions va en tout cas augmenter son poids financier. Mardi, le RB Leipzig, qui se produisait encore en cinquième division, sous un autre nom, il y a dix ans, a ses chances face au Paris Saint-Germain. Il doit l'essentiel de son succès au travail de son jeune entraîneur, Julian Nagelsmann, qui a établi son plan de marche dès son arrivée, il y a un an : Leipzig, qui était jusqu'alors une équipe de contre, s'est transformé en onze qui cherche constamment des solutions en possession du ballon, contre des adversaires qui se replient. Nagelsmann reconnaît que l'équipe a encore une marge de progression de ce point de vue. Globalement, il a toutefois travaillé à partir des fondations posées par son prédécesseur, Ralf Rangnick, l'actuel directeur sportif, auquel l'AC Milan a songé un moment.

Âgé de 33 ans, Julian Nagelsmann possède un brillant sens tactique, que certains jugent même supérieur à celui de Pep Guardiola.

Âgé de 33 ans, Julian Nagelsmann est considéré depuis longtemps comme le prince héritier des entraîneurs allemands. Il possède un brillant sens tactique, que certains jugent même supérieur à celui de Pep Guardiola. Le jeu latéral n'a pas sa place dans sa philosophie. Il conseille à ses joueurs d'éviter les duels, préférant qu'ils récupèrent le ballon en se déplaçant intelligemment et en mettant sous pression le possesseur du ballon. Nagelsmann respecte 31 principes, qu'il se garde bien de citer. Il veut avant tout un football dominant, comme on a pu le voir par moments contre l'Atlético. Le technicien allemand travaille plusieurs aspects au quotidien : plus de vitesse et de mouvements encore, plus de solutions pour désarçonner l'adversaire grâce à des combinaisons. Il cherche à renouveler constamment ses séances et à surprendre ses joueurs. Par exemple, pendant la préparation de la saison, il les a délibérément surchargés de travail à plusieurs reprises, pour les habituer aux semaines anglaises.

Le RB Leipzig veut donner de lui une image jeune et novatrice. Mardi, il dispute un nouveau match crucial contre le PSG. C'est aussi une confrontation entre deux entraîneurs allemands, Thomas Tuchel et Julian Nagelsmann. Ironie de l'histoire, c'est Tuchel qui, il y a plus de dix ans, a encouragé Nagelsmann à se lancer dans une carrière d'entraîneur.

La haine que suscite le RB Leizig ici et là en Allemagne est étrange. On prétend que le club est trop régi par le capital, suite à son alliance avec Red Bull, la marque de boissons énergétiques, alors que l'éclosion de Leipzig est en fait une bonne chose pour le football allemand. Le club symbolise la nouvelle Allemagne, même si, du temps de la RDA, avant la Réunification, Leipzig était déjà marginal, car il s'opposait aux idéaux de la république. Il a en plus été le premier club à réussir ce dont beaucoup d'équipes de l'est ne sont pas capables : trouver leur voie dans un univers commercial. La qualification du RB Leipzig pour les demi-finales de la Ligue des Champions va-t-elle améliorer son image de marque ? Ça reste à voir. Il n'empêche que sa prestation face à l'Atlético de Madrid est superbe. D'autant qu'il jouait sans sa figure de proue, Timo Werner, vendue pour cinquante millions d'euros à Chelsea, après avoir marqué 28 buts et délivré neuf assists en Bundesliga. Ce transfert semblait justement remettre en question les ambitions de Leipzig, qui a connu un second tour pénible en championnat. Avant la trêve hivernale, le club était en course pour le titre, mais ensuite, il s'est désintégré. Il a concédé dix nuls en 17 rencontres. Toutefois, Leipzig est souvent revenu dans le coup, ce qui en dit long sur sa force mentale. Le RB a achevé la compétition en troisième position, arrachant une nouvelle qualification pour la Ligue des Champions, mais il n'en a pas moins laissé partir Werner. "Nous avons appris à faire à de bons achats mais un moment donné, il faut également apprendre à bien vendre", a déclaré la direction. Sa campagne en Ligue des Champions va en tout cas augmenter son poids financier. Mardi, le RB Leipzig, qui se produisait encore en cinquième division, sous un autre nom, il y a dix ans, a ses chances face au Paris Saint-Germain. Il doit l'essentiel de son succès au travail de son jeune entraîneur, Julian Nagelsmann, qui a établi son plan de marche dès son arrivée, il y a un an : Leipzig, qui était jusqu'alors une équipe de contre, s'est transformé en onze qui cherche constamment des solutions en possession du ballon, contre des adversaires qui se replient. Nagelsmann reconnaît que l'équipe a encore une marge de progression de ce point de vue. Globalement, il a toutefois travaillé à partir des fondations posées par son prédécesseur, Ralf Rangnick, l'actuel directeur sportif, auquel l'AC Milan a songé un moment.Âgé de 33 ans, Julian Nagelsmann est considéré depuis longtemps comme le prince héritier des entraîneurs allemands. Il possède un brillant sens tactique, que certains jugent même supérieur à celui de Pep Guardiola. Le jeu latéral n'a pas sa place dans sa philosophie. Il conseille à ses joueurs d'éviter les duels, préférant qu'ils récupèrent le ballon en se déplaçant intelligemment et en mettant sous pression le possesseur du ballon. Nagelsmann respecte 31 principes, qu'il se garde bien de citer. Il veut avant tout un football dominant, comme on a pu le voir par moments contre l'Atlético. Le technicien allemand travaille plusieurs aspects au quotidien : plus de vitesse et de mouvements encore, plus de solutions pour désarçonner l'adversaire grâce à des combinaisons. Il cherche à renouveler constamment ses séances et à surprendre ses joueurs. Par exemple, pendant la préparation de la saison, il les a délibérément surchargés de travail à plusieurs reprises, pour les habituer aux semaines anglaises. Le RB Leipzig veut donner de lui une image jeune et novatrice. Mardi, il dispute un nouveau match crucial contre le PSG. C'est aussi une confrontation entre deux entraîneurs allemands, Thomas Tuchel et Julian Nagelsmann. Ironie de l'histoire, c'est Tuchel qui, il y a plus de dix ans, a encouragé Nagelsmann à se lancer dans une carrière d'entraîneur.