Pour la deuxième année consécutive, Benfica s'est fait coiffer sur le poteau par le FC Porto dans la lutte pour le titre de champion du Portugal. Nous utilisons volontairement cette tournure parce que même le plus ardent des supporters des Dragons est bien d'accord pour reconnaître que Benfica a perdu le titre plus que Porto ne l'a gagné. La saison dernière, l'équipe de Jorge Jesus avait laissé filer une avance de cinq points. Cette année, elle a gaspillé un bonus de quatre unités dans les dernières rencontres.

Ce 27e titre du FC Porto - le troisième consécutif- est sans doute l'un des moins glorieux de l'histoire. Certes, Porto s'est montré très régulier. Mais à l'image de son entraîneur, Vitor Pereira, il a manqué de panache. Le Colombien Jackson Martinez est le meilleur buteur du championnat mais il n'a inscrit que trois buts au cours des deux derniers mois. Une baisse de régime consécutive à la blessure de son compatriote et principal pourvoyeur, James Rodriguez, qui n'a jamais retrouvé son niveau. Dans l'entrejeu, Lucho Gonzalez (35) ne parvient plus à accélérer et João Moutinho s'est souvent senti fort seul.

Porto a également souffert de l'absence d'un banc de valeur. Steven Defour, douzième joueur, a souvent rendu des services ponctuels mais il n'a jamais réussi à menacer les titulaires. Le Russe Marat Izmailov et le Brésilien Liedson étaient pourtant arrivés à la trêve mais ils ne se sont jamais imposés non plus.

C'est donc sa solidité défensive (14 buts encaissés) qui a sauvé Porto. Dans l'entrejeu, le Brésilien Fernando a fait merveille en tant que régulateur, au point d'être convoité par la Roma. Et surtout, Eliaquim Mangala a confirmé dans l'axe tout le bien qu'on pensait de lui depuis son arrivée. Le voici d'ailleurs désormais convoqué en équipe de France. Quant au gardien brésilien Helton, pourtant souvent décrié, il en est déjà à son septième titre.

Mais le président Jorge Nuno Pinto da Costa, qui devrait être réélu pour un 13e mandat le 25 mai prochain, sait parfaitement qu'il lui faudra investir pour refaire du FC Porto un adversaire redoutable sur la scène européenne.

Par Patrice Sintzen

Pour la deuxième année consécutive, Benfica s'est fait coiffer sur le poteau par le FC Porto dans la lutte pour le titre de champion du Portugal. Nous utilisons volontairement cette tournure parce que même le plus ardent des supporters des Dragons est bien d'accord pour reconnaître que Benfica a perdu le titre plus que Porto ne l'a gagné. La saison dernière, l'équipe de Jorge Jesus avait laissé filer une avance de cinq points. Cette année, elle a gaspillé un bonus de quatre unités dans les dernières rencontres.Ce 27e titre du FC Porto - le troisième consécutif- est sans doute l'un des moins glorieux de l'histoire. Certes, Porto s'est montré très régulier. Mais à l'image de son entraîneur, Vitor Pereira, il a manqué de panache. Le Colombien Jackson Martinez est le meilleur buteur du championnat mais il n'a inscrit que trois buts au cours des deux derniers mois. Une baisse de régime consécutive à la blessure de son compatriote et principal pourvoyeur, James Rodriguez, qui n'a jamais retrouvé son niveau. Dans l'entrejeu, Lucho Gonzalez (35) ne parvient plus à accélérer et João Moutinho s'est souvent senti fort seul. Porto a également souffert de l'absence d'un banc de valeur. Steven Defour, douzième joueur, a souvent rendu des services ponctuels mais il n'a jamais réussi à menacer les titulaires. Le Russe Marat Izmailov et le Brésilien Liedson étaient pourtant arrivés à la trêve mais ils ne se sont jamais imposés non plus. C'est donc sa solidité défensive (14 buts encaissés) qui a sauvé Porto. Dans l'entrejeu, le Brésilien Fernando a fait merveille en tant que régulateur, au point d'être convoité par la Roma. Et surtout, Eliaquim Mangala a confirmé dans l'axe tout le bien qu'on pensait de lui depuis son arrivée. Le voici d'ailleurs désormais convoqué en équipe de France. Quant au gardien brésilien Helton, pourtant souvent décrié, il en est déjà à son septième titre.Mais le président Jorge Nuno Pinto da Costa, qui devrait être réélu pour un 13e mandat le 25 mai prochain, sait parfaitement qu'il lui faudra investir pour refaire du FC Porto un adversaire redoutable sur la scène européenne.Par Patrice Sintzen