"Je pense que nous pouvons défier le Bayern", a déclaré le très ambitieux entraîneur de 32 ans au Kicker il y a quelques semaines. Julian Nagelsmann vient de débarquer dans un club qui couve des ambitions nettement supérieures à celles du TSG 1899 Hoffenheim. En l'espace de sept ans, grâce aux millions de Red Bull et de son propriétaire autrichien Dietrich Mateschitz (75 ans), le RB Leipzig est passé de la cinquième division à l'élite de la Bundesliga.

Lors de son premier match, gagné 0-4 face à l'Union Berlin, promue, Nagelsmann s'est permis de ménager Emil Forsberg, Konrad Laimer, Matheus Cunha, Marcelo Saracchi, Ethan Ampadu, Yvon Mvogo, Amadou Haidara et Christopher Nkunku, légèrement blessés. Le quotidien Bild a calculé qu'ils représentaient un montant de 75 millions. En plus, il y avait deux autres absents : Dayot Upamecano et Tyler Adams.

Ça illustre la richesse sportive de Leipzig, leader avec neuf points en trois matches, qui reçoit le Bayern, deuxième, avec sept points sur neuf, comme le VfL Wolfsburg et le Bayer Leverkusen, samedi prochain. Juste avant la clôture des transferts, le RB a encore loué un joueur, l'international tchèque Patrik Schick (23 ans), vendu en 2017 pour 40 millions par la Sampdoria à l'AS Rome. L'attaquant devrait se couler aisément dans le duo d'attaque de Nagelsmann.

Leipzig a changé son fusil d'épaule sous la direction de son nouvel entraîneur. Féru de données et de formes d'entraînement alternatives (cognitives, entre autres), Nagelsmann a un maître-mot : l'efficacité. Timo Werner, son finisseur attitré, la personnifie. L'équipe a déjà progressé sur le plan de l'opportunisme mais aussi de la possession du ballon : elle effectue en moyenne 505 passes par match contre 446 la saison passée et réussit 81,9 actions contre 75,3 sous les ordres de Ralf Rangnick. Actuellement, Leipzig a besoin de 4,4 tentatives pour marquer alors qu'il lui en fallait 7,9 il y a quelques mois, quand il avait terminé troisième du championnat.