Le président de l'UEFA Aleksander Ceferin souhaite faire aboutir d'ici la fin de l'année son projet de réforme du "fair play financier", une règle introduite en 2010 interdisant aux clubs de dépenser plus qu'ils ne gagnent.

"Je pense qu'il faut le faire cette année, on va commencer à y travailler sérieusement en septembre", a indiqué vendredi le patron du football européen lors d'un entretien accordé à l'AFP à Rome, à quelques heures de l'ouverture de l'Euro.

Ce dispositif était censé assainir la gestion des clubs, alors que leur rivalité sportive les pousse à dépenser au mépris de toute logique comptable. Il s'est cependant heurté à nombre de difficultés pratiques et a été accusé de figer les positions en Europe au bénéfice des cadors historiques assurés de recettes élevées. "Il marche très bien mais il faut maintenant s'adapter à des temps différents, le moderniser avec de nouveaux outils. L'écart entre les grands clubs et les petits clubs est de plus en plus grand. Je ne pense pas qu'on puisse complètement mettre fin à cette disparité, mais on peut au moins la réduire un peu", a estimé le président de l'UEFA.

Parmi les idées avancées, et qui devaient déjà être discutées un peu ce vendredi à Rome, un prélèvement baptisé "luxury tax" visant à contraindre les clubs dépensant au-delà d'une certaine limite à verser "une certaine somme qui va à d'autres clubs qui respectent le fair play financier", a décrit Aleksander Ceferin. Il a aussi évoqué la possibilité de limiter le nombre de joueurs dans un effectif: "On le fait en Ligue des Champions, mais les ligues ne le font pas" dans les championnats nationaux, a-t-il remarqué, en plaidant pour que "tout l'écosystème travaille ensemble pour trouver des solutions".

Cette réflexion intervient dans un contexte financièrement difficile pour les clubs européens, dont la crise sanitaire devrait amputer les revenus de 8,7 milliards d'euros sur les deux saisons 2019-2020 et 2020-2021, estimait en mai un rapport de l'UEFA. Or, il leur est d'autant plus difficile d'économiser que leurs charges salariales n'ont cessé de gonfler ces dix dernières années. Elles absorbent désormais plus de 60% des recettes, un ratio "significativement supérieur à toute autre industrie", observait l'UEFA.

"Un Euro 2021 dans un contexte inhabituel"

L'Euro de football, avec ses matches disséminés dans onze pays et des voyages rendus difficiles par la pandémie de coronavirus, "n'est pas habituel" mais on "doit tous s'adapter" pour pouvoir le mener jusqu'au terme, a souligné vendredi le président de l'UEFA Aleksander Ceferin dans un entretien à l'AFP.

À quelques heures du match d'ouverture entre l'Italie et la Turquie, à Rome, le patron du football européen est optimiste sur le bon déroulement de la compétition jusqu'au 11 juillet: "Je ne pense pas que des matches vont être reportés, les bulles sont vraiment strictes (...) Bien sûr, on ne sait jamais ce qui peut se passer, mais je suis assez confiant sur le fait que tout va bien se dérouler". "J'étais persuadé depuis le début que l'Euro aurait bien lieu cette année. Nous avions reporté (en 2020) pour que les ligues et les clubs puissent terminer la saison. On le réalise maintenant: c'est d'autant plus important qu'il ait été reporté car sinon, l'an dernier, cela aurait été un Euro sans supporter", a-t-il expliqué à l'AFP.

Du public sera admis dans les onze stades accueillant un Euro inédit joué dans onze pays différents, mais avec des jauges réduites pour la plupart, avec des protocoles sanitaires stricts. "C'est une situation particulière, on doit tous s'adapter à cette situation", a souligné Aleksander Ceferin. "On l'a fait pendant plus d'un an. Si on veut pouvoir finir cet Euro, on doit tous comprendre cela: ce n'est pas un Euro habituel, d'abord parce qu'il se déroule dans onze pays et, par-dessus cela, il y a pandémie qui rend les voyages encore plus difficiles. On doit tous s'adapter", a-t-il ajouté.

Lire aussi: La chronique de Philipp Lahm: l'EURO, un rassemblement pacifique

Le président de l'UEFA Aleksander Ceferin souhaite faire aboutir d'ici la fin de l'année son projet de réforme du "fair play financier", une règle introduite en 2010 interdisant aux clubs de dépenser plus qu'ils ne gagnent."Je pense qu'il faut le faire cette année, on va commencer à y travailler sérieusement en septembre", a indiqué vendredi le patron du football européen lors d'un entretien accordé à l'AFP à Rome, à quelques heures de l'ouverture de l'Euro. Ce dispositif était censé assainir la gestion des clubs, alors que leur rivalité sportive les pousse à dépenser au mépris de toute logique comptable. Il s'est cependant heurté à nombre de difficultés pratiques et a été accusé de figer les positions en Europe au bénéfice des cadors historiques assurés de recettes élevées. "Il marche très bien mais il faut maintenant s'adapter à des temps différents, le moderniser avec de nouveaux outils. L'écart entre les grands clubs et les petits clubs est de plus en plus grand. Je ne pense pas qu'on puisse complètement mettre fin à cette disparité, mais on peut au moins la réduire un peu", a estimé le président de l'UEFA. Parmi les idées avancées, et qui devaient déjà être discutées un peu ce vendredi à Rome, un prélèvement baptisé "luxury tax" visant à contraindre les clubs dépensant au-delà d'une certaine limite à verser "une certaine somme qui va à d'autres clubs qui respectent le fair play financier", a décrit Aleksander Ceferin. Il a aussi évoqué la possibilité de limiter le nombre de joueurs dans un effectif: "On le fait en Ligue des Champions, mais les ligues ne le font pas" dans les championnats nationaux, a-t-il remarqué, en plaidant pour que "tout l'écosystème travaille ensemble pour trouver des solutions". Cette réflexion intervient dans un contexte financièrement difficile pour les clubs européens, dont la crise sanitaire devrait amputer les revenus de 8,7 milliards d'euros sur les deux saisons 2019-2020 et 2020-2021, estimait en mai un rapport de l'UEFA. Or, il leur est d'autant plus difficile d'économiser que leurs charges salariales n'ont cessé de gonfler ces dix dernières années. Elles absorbent désormais plus de 60% des recettes, un ratio "significativement supérieur à toute autre industrie", observait l'UEFA."Un Euro 2021 dans un contexte inhabituel"L'Euro de football, avec ses matches disséminés dans onze pays et des voyages rendus difficiles par la pandémie de coronavirus, "n'est pas habituel" mais on "doit tous s'adapter" pour pouvoir le mener jusqu'au terme, a souligné vendredi le président de l'UEFA Aleksander Ceferin dans un entretien à l'AFP. À quelques heures du match d'ouverture entre l'Italie et la Turquie, à Rome, le patron du football européen est optimiste sur le bon déroulement de la compétition jusqu'au 11 juillet: "Je ne pense pas que des matches vont être reportés, les bulles sont vraiment strictes (...) Bien sûr, on ne sait jamais ce qui peut se passer, mais je suis assez confiant sur le fait que tout va bien se dérouler". "J'étais persuadé depuis le début que l'Euro aurait bien lieu cette année. Nous avions reporté (en 2020) pour que les ligues et les clubs puissent terminer la saison. On le réalise maintenant: c'est d'autant plus important qu'il ait été reporté car sinon, l'an dernier, cela aurait été un Euro sans supporter", a-t-il expliqué à l'AFP. Du public sera admis dans les onze stades accueillant un Euro inédit joué dans onze pays différents, mais avec des jauges réduites pour la plupart, avec des protocoles sanitaires stricts. "C'est une situation particulière, on doit tous s'adapter à cette situation", a souligné Aleksander Ceferin. "On l'a fait pendant plus d'un an. Si on veut pouvoir finir cet Euro, on doit tous comprendre cela: ce n'est pas un Euro habituel, d'abord parce qu'il se déroule dans onze pays et, par-dessus cela, il y a pandémie qui rend les voyages encore plus difficiles. On doit tous s'adapter", a-t-il ajouté. Lire aussi: La chronique de Philipp Lahm: l'EURO, un rassemblement pacifique