Le capitaine des Mauves vient alors de boucler sa quatorzième titularisation depuis son retour à Bruxelles, le tout en 28 journées de championnat. L'occasion de faire un bilan comptable équilibré et douloureux. Sur 42 points possibles, le RSCA en a pris 18 avec le Prince sur le terrain. Sans lui, ses coéquipiers en ont pris 22. La zone d'ombre du bilan se situe surtout dans la surface mauve : Anderlecht a encaissé 16 buts avec Kompany sur la pelouse, contre 13 quand il était hors du onze. De quoi justifier la question : les Bruxellois défendraient-ils moins bien quand celui qui est, théoriquement, l...

Le capitaine des Mauves vient alors de boucler sa quatorzième titularisation depuis son retour à Bruxelles, le tout en 28 journées de championnat. L'occasion de faire un bilan comptable équilibré et douloureux. Sur 42 points possibles, le RSCA en a pris 18 avec le Prince sur le terrain. Sans lui, ses coéquipiers en ont pris 22. La zone d'ombre du bilan se situe surtout dans la surface mauve : Anderlecht a encaissé 16 buts avec Kompany sur la pelouse, contre 13 quand il était hors du onze. De quoi justifier la question : les Bruxellois défendraient-ils moins bien quand celui qui est, théoriquement, le meilleur défenseur du championnat dirige la ligne arrière ? Les statistiques parlent pourtant en faveur du Diable Rouge. Avec lui, Anderlecht concède seulement 1,06 expected goal par match (chaque frappe au but recevant une valeur entre 0 et 1 en fonction de la probabilité qu'elle finisse au fond des filets), des chiffres semblables à ceux du Standard, de Gand ou de Charleroi. Une donnée qui grimpe à 1,76 par match quand Kompany n'est pas titulaire. Anderlecht devrait encaisser moins, mais encaisse pourtant plus. Parce que les prises de risques dans le jeu sont plus élevées ? Le football mauve est plus ambitieux quand Kompany est sur la pelouse. D'une moyenne de 541 passes par match avec lui, les Mauves chutent à 478 quand il n'est pas dans l'équipe. C'est d'ailleurs surtout ballon au pied que le Prince se distingue. Il est, derrière son coéquipier Philippe Sandler, le joueur qui fait le plus progresser le ballon sur les pelouses belges (voir premier chiffre). Défensivement, par contre, ses chiffres sont plus anonymes. Kompany est souvent positionné dans un rôle de contrôleur, presque en libero par la façon qu'il a de couvrir son bloc en disputant un minimum de duels. Là où Brandon Mechele, dernier maillon du système défensif brugeois, dispute 5,3 duels défensifs par rencontre, Kompany n'en joue que 3,6. Il n'intervient souvent qu'en dernier recours, quand il ne reste plus que lui ou Hendrik Van Crombrugge pour empêcher un but adverse. Le dernier rempart des Mauves est d'ailleurs moins sollicité quand son capitaine est sur la pelouse (5 tirs cadrés concédés par match sans Kompany, 4 avec lui). Seul le marquoir semble finalement refuser de prêter allégeance au Prince.