Cette saison, après dix-huit journées de championnat, le bilan est désastreux: sept défaites en Bundesliga, un entraîneur limogé en décembre - Lucien Favre -, et une septième position à treize points du leader, le Bayern Munich, hors des places européennes.

La réception d'Augsbourg samedi (15h30) est présentée comme un nouveau match capital après une nouvelle série négative: la semaine passée, le Borussia a concédé un nul à domicile contre l'avant-dernier Mayence (1-1) et perdu deux fois contre des concurrents directs du haut de tableau, Leverkusen (2-1) et Mönchengladbach (4-2).

Manque de caractère

Le reproche revient sans cesse depuis au moins deux ans. Après avoir accablé Lucien Favre en l'accusant d'être incapable de donner aux joueurs ce supplément d'âme qui fait la différence, la presse s'aperçoit tout à coup que l'arrivée d'un nouveau coach, Edin Terzic, rien n'a changé.

Certes la classe individuelle d'un Jadon Sancho ou d'un Erling Haaland permet souvent de faire illusion. Mais on en revient toujours à la question de l'état d'esprit pour expliquer les défaites: "La qualité est toujours le résultat du talent et de la mentalité", a lâché Terzic après la défaite à Mönchengladbach en direction de ses joueurs. "Nous nous sommes trop reposés sur notre talent".

Les plus accrocheurs sur le terrain sont souvent les plus jeunes. Haaland notamment, le buteur prodige de 20 ans, affiche le langage corporel d'un leader qui n'accepte pas la défaite. On ne peut pas toujours en dire autant de certains cadres comme le capitaine Marco Reus ou Mats Hummels.

Inconstance

En trois ans et demi, Terzic est déjà le quatrième entraîneur, et ses prédécesseurs sont tous tombés pour le même motif: aux bonnes séries, ou aux bons matches, succèdent immanquablement des passages à vide catastrophiques.

Pour sa première saison (2018-2019), Favre avait même pris neuf points d'avance sur le Bayern à la fin des matches aller, avant de perdre le titre à cause d'une série noire au printemps.

"Cette équipe donne trop rarement le meilleur d'elle-même", assène Lothar Matthäus, qui détient le record de sélections (150) en équipe d'Allemagne, "ils marquent des buts de classe mondiale, et ensuite, ils se comportent régulièrement comme une équipe amateur sur les coups de pieds arrêtés adverses. Ils piétinent Leipzig (3-1) et ils font match nul contre Mayence (1-1). Et ça dure depuis des années".

"Je ne vois aucun projet derrière les décisions sportives ces dernières semaines", insiste-t-il, "il n'y a pas d'équipe type et pas d'ossature sur laquelle s'appuyer".

Jürgen Klopp

Il est peut-être exagéré de dire que Dortmund ne s'est jamais remis du départ de Klopp en 2015. Mais il est vrai que l'actuel coach de Liverpool, avec son charisme et sa rage de vaincre, était en osmose avec cette ville de tradition ouvrière où le foot est une passion dévorante.

Dans ses mémoires, parues en 2019, le patron du Borussia Hans-Joachim Watzke l'avoue à mots couverts: "Une relation comme celle-là, comme celle que j'ai eue avec Jürgen pendant plus de sept ans au BVB, ça n'avait jamais existé auparavant. Et ça n'existera probablement jamais plus", écrit-il.

Après Klopp, Tuchel, qui a maintenu allumée la flamme du Borussia, a été écarté en 2017 pour s'être disputé avec Watzke. Ensuite, Peter Bosz, Peter Stöger et surtout Lucien Favre, un Suisse réservé et minutieux, n'ont jamais su endosser les habits de Klopp, mal taillés pour eux.

Les médias allemands citent maintenant le nom de Marco Rose, le brillant et médiatique coach de Mönchengladbach de 44 ans, pour reprendre la flambeau la saison prochaine après l'intérim de Terzic.

Cette saison, après dix-huit journées de championnat, le bilan est désastreux: sept défaites en Bundesliga, un entraîneur limogé en décembre - Lucien Favre -, et une septième position à treize points du leader, le Bayern Munich, hors des places européennes.La réception d'Augsbourg samedi (15h30) est présentée comme un nouveau match capital après une nouvelle série négative: la semaine passée, le Borussia a concédé un nul à domicile contre l'avant-dernier Mayence (1-1) et perdu deux fois contre des concurrents directs du haut de tableau, Leverkusen (2-1) et Mönchengladbach (4-2). Manque de caractèreLe reproche revient sans cesse depuis au moins deux ans. Après avoir accablé Lucien Favre en l'accusant d'être incapable de donner aux joueurs ce supplément d'âme qui fait la différence, la presse s'aperçoit tout à coup que l'arrivée d'un nouveau coach, Edin Terzic, rien n'a changé.Certes la classe individuelle d'un Jadon Sancho ou d'un Erling Haaland permet souvent de faire illusion. Mais on en revient toujours à la question de l'état d'esprit pour expliquer les défaites: "La qualité est toujours le résultat du talent et de la mentalité", a lâché Terzic après la défaite à Mönchengladbach en direction de ses joueurs. "Nous nous sommes trop reposés sur notre talent".Les plus accrocheurs sur le terrain sont souvent les plus jeunes. Haaland notamment, le buteur prodige de 20 ans, affiche le langage corporel d'un leader qui n'accepte pas la défaite. On ne peut pas toujours en dire autant de certains cadres comme le capitaine Marco Reus ou Mats Hummels.InconstanceEn trois ans et demi, Terzic est déjà le quatrième entraîneur, et ses prédécesseurs sont tous tombés pour le même motif: aux bonnes séries, ou aux bons matches, succèdent immanquablement des passages à vide catastrophiques. Pour sa première saison (2018-2019), Favre avait même pris neuf points d'avance sur le Bayern à la fin des matches aller, avant de perdre le titre à cause d'une série noire au printemps. "Cette équipe donne trop rarement le meilleur d'elle-même", assène Lothar Matthäus, qui détient le record de sélections (150) en équipe d'Allemagne, "ils marquent des buts de classe mondiale, et ensuite, ils se comportent régulièrement comme une équipe amateur sur les coups de pieds arrêtés adverses. Ils piétinent Leipzig (3-1) et ils font match nul contre Mayence (1-1). Et ça dure depuis des années"."Je ne vois aucun projet derrière les décisions sportives ces dernières semaines", insiste-t-il, "il n'y a pas d'équipe type et pas d'ossature sur laquelle s'appuyer".Jürgen KloppIl est peut-être exagéré de dire que Dortmund ne s'est jamais remis du départ de Klopp en 2015. Mais il est vrai que l'actuel coach de Liverpool, avec son charisme et sa rage de vaincre, était en osmose avec cette ville de tradition ouvrière où le foot est une passion dévorante.Dans ses mémoires, parues en 2019, le patron du Borussia Hans-Joachim Watzke l'avoue à mots couverts: "Une relation comme celle-là, comme celle que j'ai eue avec Jürgen pendant plus de sept ans au BVB, ça n'avait jamais existé auparavant. Et ça n'existera probablement jamais plus", écrit-il. Après Klopp, Tuchel, qui a maintenu allumée la flamme du Borussia, a été écarté en 2017 pour s'être disputé avec Watzke. Ensuite, Peter Bosz, Peter Stöger et surtout Lucien Favre, un Suisse réservé et minutieux, n'ont jamais su endosser les habits de Klopp, mal taillés pour eux. Les médias allemands citent maintenant le nom de Marco Rose, le brillant et médiatique coach de Mönchengladbach de 44 ans, pour reprendre la flambeau la saison prochaine après l'intérim de Terzic.