Le Comité exécutif de la Fifa réuni jeudi à Zurich "a décidé que la finale aurait lieu le dimanche 18 décembre, jour de la fête nationale au Qatar, et du principe d'un tournoi de 28 jours", a déclaré Walter de Gregorio, directeur de la communication de la Fifa.

Les 23 membres du comité exécutif, qui doivent encore arrêter la date officielle du coup d'envoi du Mondial au Qatar, "se sont basés", selon M. de Gregorio, sur les recommandations du groupe de travail de la Fifa. Mais l'instance mondiale va maintenant travailler à "une adaptation du calendrier international", afin probablement de ménager les clubs et championnats européens.

Le Mondial en automne "est une bonne solution pour les joueurs", a réagi Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF), interrogé à Zurich après l'attribution à la France du Mondial féminin 2019 par la Fifa. "J'ai toujours été partisan de moins jouer en hiver (en clubs) et plus en été".

Depuis l'attribution de la Coupe du monde à l'Emirat du Golfe en décembre 2010, les controverses pleuvent entre soupçons de corruption et dénonciation des conditions de travail sur les chantiers du Mondial.

Sans oublier le casse-tête d'un calendrier qui devait obligatoirement être modifié en raison des chaleurs estivales au Qatar - parfois jusqu'à 50° - mettant en péril la santé des joueurs comme celle du public.

La Fifa devait de plus à tout prix ne pas entrer en concurrence avec les jeux Olympiques d'hiver 2022, dont le pays organisateur - Pékin et Almaty sont candidats - sera connu en juillet prochain.

Mais surtout, face à la fronde, l'objectif était de gêner le moins possible les grands championnats européens.

Les Ligues européennes grincent des dents

Les Ligues européennes grincent en effet déjà des dents (contrairement à l'UEFA, prête à moduler le calendrier de sa Ligue des champions). Au premier rang des mécontents, la richissime Premier League et son rituel du "Boxing Day" à la période de Noël, qui risquait d'être menacé par le Mondial.

"Il faut s'assurer que l'on puisse conserver intact notre programme des fêtes", avait souligné le directeur exécutif de la Premier League, Richard Scudamore. Il a été entendu avec une finale le 18 décembre. Mais il s'inquiète toujours de "l'intégrité du championnat, car une coupure de six ou sept semaines, ce n'est évidemment pas idéal". Même tonalité en Espagne, où la Ligue a estimé le mois dernier que ce calendrier "perturberait la déroulement normal des compétitions européennes et provoquerait de graves dommages".

Les Ligues européennes réclament donc toujours des "dédommagements" financiers, formulés par Karl-Heinz Rummenigge, patron de l'ECA (Association européenne des clubs). Revendication pour l'heure refusée. "Il n'y a aura pas de compensation financière, il y a sept ans pour s'organiser", assurait en février le secrétaire général de la FIFA, Jérôme Valcke.

Mais un Mondial en automne a aussi ses partisans, notamment parmi les entraîneurs anglais, qui estiment que l'absence de trêve et la répétition des matches lors de la période du Boxing Day provoque des risques accrus de blessure.

Les diffuseurs européens se réjouissent eux d'une diffusion en novembre-décembre, période préférée par les annonceurs avant les fêtes.

"Terminer le 18 décembre, cela laissera le temps de faire les achats de Noël", a conclu M. de Gregorio.

Le Comité exécutif de la Fifa réuni jeudi à Zurich "a décidé que la finale aurait lieu le dimanche 18 décembre, jour de la fête nationale au Qatar, et du principe d'un tournoi de 28 jours", a déclaré Walter de Gregorio, directeur de la communication de la Fifa. Les 23 membres du comité exécutif, qui doivent encore arrêter la date officielle du coup d'envoi du Mondial au Qatar, "se sont basés", selon M. de Gregorio, sur les recommandations du groupe de travail de la Fifa. Mais l'instance mondiale va maintenant travailler à "une adaptation du calendrier international", afin probablement de ménager les clubs et championnats européens. Le Mondial en automne "est une bonne solution pour les joueurs", a réagi Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF), interrogé à Zurich après l'attribution à la France du Mondial féminin 2019 par la Fifa. "J'ai toujours été partisan de moins jouer en hiver (en clubs) et plus en été". Depuis l'attribution de la Coupe du monde à l'Emirat du Golfe en décembre 2010, les controverses pleuvent entre soupçons de corruption et dénonciation des conditions de travail sur les chantiers du Mondial. Sans oublier le casse-tête d'un calendrier qui devait obligatoirement être modifié en raison des chaleurs estivales au Qatar - parfois jusqu'à 50° - mettant en péril la santé des joueurs comme celle du public. La Fifa devait de plus à tout prix ne pas entrer en concurrence avec les jeux Olympiques d'hiver 2022, dont le pays organisateur - Pékin et Almaty sont candidats - sera connu en juillet prochain. Mais surtout, face à la fronde, l'objectif était de gêner le moins possible les grands championnats européens. Les Ligues européennes grincent des dents Les Ligues européennes grincent en effet déjà des dents (contrairement à l'UEFA, prête à moduler le calendrier de sa Ligue des champions). Au premier rang des mécontents, la richissime Premier League et son rituel du "Boxing Day" à la période de Noël, qui risquait d'être menacé par le Mondial. "Il faut s'assurer que l'on puisse conserver intact notre programme des fêtes", avait souligné le directeur exécutif de la Premier League, Richard Scudamore. Il a été entendu avec une finale le 18 décembre. Mais il s'inquiète toujours de "l'intégrité du championnat, car une coupure de six ou sept semaines, ce n'est évidemment pas idéal". Même tonalité en Espagne, où la Ligue a estimé le mois dernier que ce calendrier "perturberait la déroulement normal des compétitions européennes et provoquerait de graves dommages". Les Ligues européennes réclament donc toujours des "dédommagements" financiers, formulés par Karl-Heinz Rummenigge, patron de l'ECA (Association européenne des clubs). Revendication pour l'heure refusée. "Il n'y a aura pas de compensation financière, il y a sept ans pour s'organiser", assurait en février le secrétaire général de la FIFA, Jérôme Valcke. Mais un Mondial en automne a aussi ses partisans, notamment parmi les entraîneurs anglais, qui estiment que l'absence de trêve et la répétition des matches lors de la période du Boxing Day provoque des risques accrus de blessure. Les diffuseurs européens se réjouissent eux d'une diffusion en novembre-décembre, période préférée par les annonceurs avant les fêtes. "Terminer le 18 décembre, cela laissera le temps de faire les achats de Noël", a conclu M. de Gregorio.