De 2008 à 2012, Pep Guardiola a gagné 14 des 19 prix mis en jeu avec le Barça. Comme Luis Enrique, il a réussi le triplé dès sa première saison. Le compteur de Lucho en est à quatre trophées sur cinq, puisqu'il a perdu la Supercoupe d'Espagne face à l'Athletic Bilbao. Cette saison semble prometteuse aussi. En championnat, le Barça a déjà creusé un petit écart et il est premier de sa poule en Ligue des Champions, ce qui lui assure une place en huitièmes de finale. Enfin, en Copa del Rey, nul ne doute que les Catalans vont éliminer Villanovense. Le Mondial des clubs débute le 10 décembre au Japon et si la logique est respectée -la phalange européenne s'est imposée lors de sept des onze éditions-, Barcelone devrait l'emporter.

La force de ce Barça réside en attaque. Alors que le Pep Team misait surtout sur la possession du ballon et le génie de Xavi, Andres Iniesta et Lionel Messi, le jeu de Luis Enrique est moins dominant mais plus vertical, plus efficace. La saison dernière, le trio Messi-Neymar-Suarez a marqué 122 buts, un record. En 2011-2012, les Madrilènes Cristiano Ronaldo, Karim Benzema et Gonzalo Higuain avaient inscrit 118 buts. C'est également mieux que les 100 buts de Messi, Samuel Eto'o et Thierry Henry en 2008-2009 sous la férule de Guardiola. Or, la saison passée, Suarez a été suspendu jusque fin octobre. Les trois hommes s'entendent bien en dehors du terrain aussi. On en veut pour preuve que contre l'AS Rome, en Ligue des Champions, Messi a laissé le soin à Neymar de tirer un penalty. Sans succès.

Sergio Busquets orchestre l'entrejeu. Ce n'est pas pour rien que Luis Enrique dit de lui : " Il est le joueur le plus intelligent que j'aie entraîné. " Iniesta, qui a été applaudi par les supporters du Real lors de son remplacement dans le clasico, évolue à un niveau très élevé. A droite, Ivan Rakitic abat sa part défensive du travail afin que Messi ne doive pas trop surveiller ses arrières. D'ailleurs, la défense, fragile en début de saison, a retrouvé sa stabilité. En septembre, le Barça encaissait au moins un but par match. En novembre, il n'en a concédé qu'un seul en cinq rencontres. Le mérite en revient partiellement aux deux gardiens, Claudio Bravo en championnat et Marc-André ter Stegen en Ligue des Champions. Enfin, Thomas Vermaelen passe après le duo Gerard Piqué-Javier Mascherano au coeur de la défense mais il a quand même disputé l'intégralité des deux derniers matches de Ligue des Champions.

Par Steve Van Herpe

De 2008 à 2012, Pep Guardiola a gagné 14 des 19 prix mis en jeu avec le Barça. Comme Luis Enrique, il a réussi le triplé dès sa première saison. Le compteur de Lucho en est à quatre trophées sur cinq, puisqu'il a perdu la Supercoupe d'Espagne face à l'Athletic Bilbao. Cette saison semble prometteuse aussi. En championnat, le Barça a déjà creusé un petit écart et il est premier de sa poule en Ligue des Champions, ce qui lui assure une place en huitièmes de finale. Enfin, en Copa del Rey, nul ne doute que les Catalans vont éliminer Villanovense. Le Mondial des clubs débute le 10 décembre au Japon et si la logique est respectée -la phalange européenne s'est imposée lors de sept des onze éditions-, Barcelone devrait l'emporter.La force de ce Barça réside en attaque. Alors que le Pep Team misait surtout sur la possession du ballon et le génie de Xavi, Andres Iniesta et Lionel Messi, le jeu de Luis Enrique est moins dominant mais plus vertical, plus efficace. La saison dernière, le trio Messi-Neymar-Suarez a marqué 122 buts, un record. En 2011-2012, les Madrilènes Cristiano Ronaldo, Karim Benzema et Gonzalo Higuain avaient inscrit 118 buts. C'est également mieux que les 100 buts de Messi, Samuel Eto'o et Thierry Henry en 2008-2009 sous la férule de Guardiola. Or, la saison passée, Suarez a été suspendu jusque fin octobre. Les trois hommes s'entendent bien en dehors du terrain aussi. On en veut pour preuve que contre l'AS Rome, en Ligue des Champions, Messi a laissé le soin à Neymar de tirer un penalty. Sans succès. Sergio Busquets orchestre l'entrejeu. Ce n'est pas pour rien que Luis Enrique dit de lui : " Il est le joueur le plus intelligent que j'aie entraîné. " Iniesta, qui a été applaudi par les supporters du Real lors de son remplacement dans le clasico, évolue à un niveau très élevé. A droite, Ivan Rakitic abat sa part défensive du travail afin que Messi ne doive pas trop surveiller ses arrières. D'ailleurs, la défense, fragile en début de saison, a retrouvé sa stabilité. En septembre, le Barça encaissait au moins un but par match. En novembre, il n'en a concédé qu'un seul en cinq rencontres. Le mérite en revient partiellement aux deux gardiens, Claudio Bravo en championnat et Marc-André ter Stegen en Ligue des Champions. Enfin, Thomas Vermaelen passe après le duo Gerard Piqué-Javier Mascherano au coeur de la défense mais il a quand même disputé l'intégralité des deux derniers matches de Ligue des Champions.Par Steve Van Herpe