Naples n'a pas encore quitté son nuage. Malgré une saison délicate en championnat, qui les éloignera de la Ligue des Champions la saison prochaine après quatre qualifications consécutives, les Partenopei ont sauvé la face en soulevant la Coppa Italia, remportée aux tirs au but face à la Juventus. Reste donc aux Napolitains à poursuivre une sixième place qui ne sera qu'honorofique, pour éviter au club son plus mauvais classement depuis 2010.

Dans le sillage des hommes de Gennaro Gattuso, bien moins spectaculaires que lors des années passées sous la houlette de Maurizio Sarri, le classement révèle la modeste formation de Sassuolo, habituée à jouer les trouble-fêtes dans la colonne de gauche depuis plusieurs saisons, révélant par la même occasion des coaches et des joueurs prometteurs, grâce à une idée de jeu généralement tournée vers l'offensive.

Ce samedi, au San Paolo, ce sont les deux équipes les plus amoureuses du ballon dans la Botte qui s'affrontent.

À la tête des Neroverdi depuis deux saisons, Roberto De Zerbi s'ancre parfaitement dans cette tradition de football spectaculaire et audacieux.

Resté dans les mémoires italiennes comme l'homme qui avait failli réussir l'exploit de sauver le modeste club de Benevento, le coach prône un football léché, fait de jeux en triangle qu'on a plutôt l'habitude de voir de l'autre côté de la mer Tyrrhénienne, sur les pelouses espagnoles. Avec 57,1% de possession moyenne, Sassuolo est d'ailleurs la deuxième équipe la plus dominante d'Italie en la matière cette saison, juste derrière le Napoli. Ce samedi, au San Paolo, ce sont donc les deux équipes les plus amoureuses du ballon dans la Botte qui s'affrontent.

Chez les Neroverdi, la sensation de la saison est Jeremie Boga, ancien espoir de Chelsea qui n'a jamais percé chez les Blues.

Dans son 4-2-3-1, où l'éphémère Anderlechtois Filip Djuricic anime l'axe du terrain en compagnie du jeune et talentueux Itaien Manuel Locatelli, De Zerbi insiste pour que ses hommes soignent le ballon et les statistiques offensives. Avec 64 buts marqués, les Neroverdi sont ainsi la sixième meilleure attaque de la Botte, notamment en ayant marqué huit buts de plus que leur adversaire du week-end. Si c'est l'expérimenté Francesco Caputo (32 ans), meilleur buteur de Serie B il y a deux saisons, qui se taille la part du lion avec 19 buts, en compagnie de l'irrégulier mais spectaculaire Domenico Berardi (13), la sensation de la saison est l'ailier Jeremie Boga, avec onze buts et quatre passes décisives qui permettent à cet ancien de Chelsea d'entrevoir un avenir radieux, lui qui n'a jamais vraiment reçu sa chance chez les Blues.

On appelle ça un jeu, ce n'est pas un hasard.

Roberto De Zerbi

"C'est le plus beau métier du monde. Et si tu le fais, tu dois t'amuser", raconte De Zerbi dans les colonnes de Libero à l'heure d'évoquer son approche du football. "On appelle ça un jeu, ce n'est pas un hasard." Son credo, c'est de rappeler à ses joueurs leur enfance, leur premier amour pour le jeu, inévitablement lié aux contacts avec le ballon. Si on commence à jouer au football, c'est pour toucher la balle, et De Zerbi ne voit pas de raison d'arrêter de le faire parce que le temps passe.

Et la recette fonctionne. Avant de tomber face à l'irrésistible Milan, Sassuolo a enchaîné huit matches sans défaite depuis la reprise du championnat, accrochant au passage l'Inter et la Juve dans des partages spectaculaires. De quoi envisager un nouvel été rémunérateur, car les jeunes talents qui brillent à Sassuolo sont souvent immédiatement compatibles avec le football dominant des grands clubs. Après Merih Demiral à la Juve et Stefano Sensi à l'Inter voici douze mois, le prochain départ à huit chiffres pourrait être Boga, cité avec insistance... au San Paolo.

Napoli - Sassuolo, samedi 25 juillet à 21h45.

Naples n'a pas encore quitté son nuage. Malgré une saison délicate en championnat, qui les éloignera de la Ligue des Champions la saison prochaine après quatre qualifications consécutives, les Partenopei ont sauvé la face en soulevant la Coppa Italia, remportée aux tirs au but face à la Juventus. Reste donc aux Napolitains à poursuivre une sixième place qui ne sera qu'honorofique, pour éviter au club son plus mauvais classement depuis 2010.Dans le sillage des hommes de Gennaro Gattuso, bien moins spectaculaires que lors des années passées sous la houlette de Maurizio Sarri, le classement révèle la modeste formation de Sassuolo, habituée à jouer les trouble-fêtes dans la colonne de gauche depuis plusieurs saisons, révélant par la même occasion des coaches et des joueurs prometteurs, grâce à une idée de jeu généralement tournée vers l'offensive.À la tête des Neroverdi depuis deux saisons, Roberto De Zerbi s'ancre parfaitement dans cette tradition de football spectaculaire et audacieux.Resté dans les mémoires italiennes comme l'homme qui avait failli réussir l'exploit de sauver le modeste club de Benevento, le coach prône un football léché, fait de jeux en triangle qu'on a plutôt l'habitude de voir de l'autre côté de la mer Tyrrhénienne, sur les pelouses espagnoles. Avec 57,1% de possession moyenne, Sassuolo est d'ailleurs la deuxième équipe la plus dominante d'Italie en la matière cette saison, juste derrière le Napoli. Ce samedi, au San Paolo, ce sont donc les deux équipes les plus amoureuses du ballon dans la Botte qui s'affrontent.Dans son 4-2-3-1, où l'éphémère Anderlechtois Filip Djuricic anime l'axe du terrain en compagnie du jeune et talentueux Itaien Manuel Locatelli, De Zerbi insiste pour que ses hommes soignent le ballon et les statistiques offensives. Avec 64 buts marqués, les Neroverdi sont ainsi la sixième meilleure attaque de la Botte, notamment en ayant marqué huit buts de plus que leur adversaire du week-end. Si c'est l'expérimenté Francesco Caputo (32 ans), meilleur buteur de Serie B il y a deux saisons, qui se taille la part du lion avec 19 buts, en compagnie de l'irrégulier mais spectaculaire Domenico Berardi (13), la sensation de la saison est l'ailier Jeremie Boga, avec onze buts et quatre passes décisives qui permettent à cet ancien de Chelsea d'entrevoir un avenir radieux, lui qui n'a jamais vraiment reçu sa chance chez les Blues."C'est le plus beau métier du monde. Et si tu le fais, tu dois t'amuser", raconte De Zerbi dans les colonnes de Libero à l'heure d'évoquer son approche du football. "On appelle ça un jeu, ce n'est pas un hasard." Son credo, c'est de rappeler à ses joueurs leur enfance, leur premier amour pour le jeu, inévitablement lié aux contacts avec le ballon. Si on commence à jouer au football, c'est pour toucher la balle, et De Zerbi ne voit pas de raison d'arrêter de le faire parce que le temps passe.Et la recette fonctionne. Avant de tomber face à l'irrésistible Milan, Sassuolo a enchaîné huit matches sans défaite depuis la reprise du championnat, accrochant au passage l'Inter et la Juve dans des partages spectaculaires. De quoi envisager un nouvel été rémunérateur, car les jeunes talents qui brillent à Sassuolo sont souvent immédiatement compatibles avec le football dominant des grands clubs. Après Merih Demiral à la Juve et Stefano Sensi à l'Inter voici douze mois, le prochain départ à huit chiffres pourrait être Boga, cité avec insistance... au San Paolo. Napoli - Sassuolo, samedi 25 juillet à 21h45.