A quatre journées de la fin de la saison, le Bayern, surnommé en Allemagne le "Rekordmeister" (détenteur du record de titres de champion) compte neuf points d'avance sur Dortmund. Une victoire samedi (18h30) lui offrirait le "Schale", le trophée du champion pour la 32e fois de son histoire, la dixième consécutive.

Un nul lui assurerait aussi virtuellement le titre, compte tenu d'une différence de buts impossible à combler (+60 contre +33 à Dortmund). Mais il faudrait attendre encore au moins la journée suivante pour officialiser le succès et s'offrir la traditionnelle "douche de bière".

L'histoire récente du "Klassiker" plaide en faveur du Bayern. Manuel Neuer et ses coéquipiers ont remporté les sept dernières confrontations, et ont infligé ces dernières années quelques raclées mémorables aux "Borussen": 6-0 en 2018, 5-0 et 4-0 en 2019.

Robert Lewandowski, le buteur en série, a fait de son ancien club sa victime préférée: le Polonais a marqué 26 buts en 25 matches contre Dortmund, dont deux triplés et six doublés, toutes compétitions confondues.

- Ambiance "plombée" -

Mais en ce mois d'avril, l'ogre de Bavière arrive blessé. L'élimination en quart de finale de Ligue des champions contre Villarreal a fait très mal.

"Les deux dernières semaines ont plombé l'ambiance", a reconnu l'entraîneur Julian Nagelsmann. "Personnellement, j'ai eu beaucoup de mal à gérer ça", a renchéri Joshua Kimmich, l'homme qui, avec Thomas Müller, incarne le mieux les valeurs du club.

L'orgueil est toutefois la principale vertu des Bavarois, et écraser Dortmund est l'un de leurs jeux préférés ces dernières années.

Côté Dortmund, on croise donc les doigts pour éviter une nouvelle déroute: "J'espère un meilleur match et un meilleur résultat que ces dernières années. Il est grand temps que nous fassions enfin une bonne performance à Munich", a lâché le directeur sportif du Borussia Michael Zorc.

Dortmund n'a plus pris un seul point à Munich en championnat depuis 2014, et sa dernière victoire dans le duel, à domicile, remonte à 2018.

Le championnat d'Allemagne "est une course inégale", a déploré jeudi M. Zorc: "Sur le dernier exercice comptable, nous avons un chiffre d'affaires inférieur de 285 millions d'euros à celui du Bayern. Cette différence fait que, en terme de salaires, le Bayern peut se payer à peu près dix Gnabry de plus que nous", dit-il, dans une allusion à l'international Serge Gnabry, l'une des stars munichoises.

- Valeurs -

Depuis leur confrontation en finale de Ligue des champions en 2013, remportée 2-1 par le Bayern, les deux clubs ne jouent plus dans la même catégorie: les Bavarois ont remporté un autre titre continental (2020) et disputé quatre demi-finales. Dans le même temps, Dortmund n'a atteint que trois fois les quarts de finale.

Et alors que le Bayern augmente chaque année sa puissance grâce aux revenus de la lucrative compétition européenne, le Borussia est contraint de vendre régulièrement ses meilleurs joueurs pour équilibrer ses comptes.

Depuis 2015, le club de la Ruhr a laissé filer, entre autres, Ilkay Gündogan, Ousmane Dembélé, Pierre-Emerick Aubameyang, Achraf Hakimi ou encore Jadon Sancho, tous aujourd'hui joueurs-clés dans les plus grands clubs d'Europe.

Erling Haaland et Jude Bellingham, les deux dernières pépites dénichées par le Borussia, ne devraient pas tarder non plus à partir.

Le Bayern, en revanche, a pour principe directeur d'attirer des joueurs déjà confirmés (Pavard, Hernandez, Upamecano, Sané) et de fidéliser ses cadres.

Résultat, même si les contraintes économiques n'ont pas permis de garder certaines stars (David Alaba ou Thiago Alcantara ces deux dernières saisons), l'entraîneur peut s'appuyer chaque saison sur un groupe rôdé et imprégné des valeurs du club.

Ces valeurs qu'il lui faudra convoquer, samedi, pour s'offrir un nouveau titre en tourmentant encore un peu plus son grand rival de Dortmund.

A quatre journées de la fin de la saison, le Bayern, surnommé en Allemagne le "Rekordmeister" (détenteur du record de titres de champion) compte neuf points d'avance sur Dortmund. Une victoire samedi (18h30) lui offrirait le "Schale", le trophée du champion pour la 32e fois de son histoire, la dixième consécutive. Un nul lui assurerait aussi virtuellement le titre, compte tenu d'une différence de buts impossible à combler (+60 contre +33 à Dortmund). Mais il faudrait attendre encore au moins la journée suivante pour officialiser le succès et s'offrir la traditionnelle "douche de bière".L'histoire récente du "Klassiker" plaide en faveur du Bayern. Manuel Neuer et ses coéquipiers ont remporté les sept dernières confrontations, et ont infligé ces dernières années quelques raclées mémorables aux "Borussen": 6-0 en 2018, 5-0 et 4-0 en 2019. Robert Lewandowski, le buteur en série, a fait de son ancien club sa victime préférée: le Polonais a marqué 26 buts en 25 matches contre Dortmund, dont deux triplés et six doublés, toutes compétitions confondues.- Ambiance "plombée" -Mais en ce mois d'avril, l'ogre de Bavière arrive blessé. L'élimination en quart de finale de Ligue des champions contre Villarreal a fait très mal."Les deux dernières semaines ont plombé l'ambiance", a reconnu l'entraîneur Julian Nagelsmann. "Personnellement, j'ai eu beaucoup de mal à gérer ça", a renchéri Joshua Kimmich, l'homme qui, avec Thomas Müller, incarne le mieux les valeurs du club. L'orgueil est toutefois la principale vertu des Bavarois, et écraser Dortmund est l'un de leurs jeux préférés ces dernières années.Côté Dortmund, on croise donc les doigts pour éviter une nouvelle déroute: "J'espère un meilleur match et un meilleur résultat que ces dernières années. Il est grand temps que nous fassions enfin une bonne performance à Munich", a lâché le directeur sportif du Borussia Michael Zorc.Dortmund n'a plus pris un seul point à Munich en championnat depuis 2014, et sa dernière victoire dans le duel, à domicile, remonte à 2018.Le championnat d'Allemagne "est une course inégale", a déploré jeudi M. Zorc: "Sur le dernier exercice comptable, nous avons un chiffre d'affaires inférieur de 285 millions d'euros à celui du Bayern. Cette différence fait que, en terme de salaires, le Bayern peut se payer à peu près dix Gnabry de plus que nous", dit-il, dans une allusion à l'international Serge Gnabry, l'une des stars munichoises.- Valeurs -Depuis leur confrontation en finale de Ligue des champions en 2013, remportée 2-1 par le Bayern, les deux clubs ne jouent plus dans la même catégorie: les Bavarois ont remporté un autre titre continental (2020) et disputé quatre demi-finales. Dans le même temps, Dortmund n'a atteint que trois fois les quarts de finale.Et alors que le Bayern augmente chaque année sa puissance grâce aux revenus de la lucrative compétition européenne, le Borussia est contraint de vendre régulièrement ses meilleurs joueurs pour équilibrer ses comptes.Depuis 2015, le club de la Ruhr a laissé filer, entre autres, Ilkay Gündogan, Ousmane Dembélé, Pierre-Emerick Aubameyang, Achraf Hakimi ou encore Jadon Sancho, tous aujourd'hui joueurs-clés dans les plus grands clubs d'Europe. Erling Haaland et Jude Bellingham, les deux dernières pépites dénichées par le Borussia, ne devraient pas tarder non plus à partir. Le Bayern, en revanche, a pour principe directeur d'attirer des joueurs déjà confirmés (Pavard, Hernandez, Upamecano, Sané) et de fidéliser ses cadres. Résultat, même si les contraintes économiques n'ont pas permis de garder certaines stars (David Alaba ou Thiago Alcantara ces deux dernières saisons), l'entraîneur peut s'appuyer chaque saison sur un groupe rôdé et imprégné des valeurs du club.Ces valeurs qu'il lui faudra convoquer, samedi, pour s'offrir un nouveau titre en tourmentant encore un peu plus son grand rival de Dortmund.