Deux entretiens de deux heures avec le directeur général du Borussia Dortmund, Hans-Joachim Watzke, ont suffi à Jürgen Klopp (46 ans) pour prolonger son contrat jusqu'en 2018, de même qu'à ses adjoints Zeljko Buvac (" un partenaire et un ami ") et Peter Krawietz. Le flegmatique entraîneur a obtenu un doublement de son salaire (six millions par an contre trois) mais un contrat de très longue durée. Il présente les plus longs états de service au sein d'un club de Bundesliga, actuellement. " 100% BVB! ", a résumé Klopp. Seul Ottmar Hitzfeld le surpasse au sein du club de Rhénanie-Westphalie : l'actuel sélectionneur de la Suisse y a travaillé de 1991 à 1997.

Klopp a entamé sa mission au Borussia Dortmund le 1er juillet 2008. Le professeur de football y a appliqué ses concepts habituels : un football pied au plancher et beaucoup d'engagement. Malgré les difficultés financières que le club connaissait alors, Klopp a tenu bon. On peut considérer ces cinq ans et demi comme une époque particulière, traversée avec un noyau très jeune, faute d'argent, puisque le Borussia a enlevé deux titres, un doublé et a atteint la finale de la Ligue des Champions la saison passée contre le Bayern. Le bulletin est particulièrement brillant.

Michael Zorc, le directeur sportif, mise sur la continuité. L'ancien joueur, impliqué dans la gestion du club depuis 1998, espère aussi délivrer un signal suffisamment fort pour décourager certains grands clubs européens de s'intéresser à ses joueurs et pour convaincre ceux-ci de prolonger leur mandat. Pourtant, la saison prochaine, il devra se débrouiller sans son buteur polonais, Robert Lewandowski (25 ans), qui arrive au terme de son contrat et annoncera l'identité de son prochain employeur en janvier prochain. Ce sera sans doute, avec un an de retard, le Bayern, le principal rival de Dortmund, bien que plusieurs formations anglaises suivent de près la machine à buts.

L'atout de Klopp est simple : par son charisme et sa passion, il parvient à convaincre les joueurs de se défaire de leur égo au profit du collectif. Le dernier exemple en date est la reconversion de Kevin Grosskreutz (25 ans), un vif ailier, en arrière droit doté de profondeur et d'abattage. Le joueur a d'ailleurs été récompensé de sa bonne volonté puisque Joachim Löw l'a repris en équipe nationale. L'entraîneur a également une large part dans le développement de Marco Reus (24 ans), devenu un ténor de Bundesliga, ainsi que dans l'épanouissement de l'international arménien Henrikh Mkhitaryan (24 ans) et du Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang (24 ans). Klopp s'entend à merveille avec l'ensemble du club, de la direction aux joueurs.

Il reste une bête de football, un passionné, qui a sa propre conception du jeu. " J'apprécie le football qu'Arsène Wenger développe avec Arsenal ", a-t-il déclaré la semaine dernière avant d'affronter les Gunners en Ligue des Champions. " Son équipe conserve le ballon et a la volonté de jouer. C'est comme un orchestre mais plutôt une symphonie, un air tranquille. Ceci dit, je préfère le heavy metal. Le football typiquement anglais, fait de duels, sous la pluie, sur un terrain boueux, un football développé par des joueurs crottés. "

Par Frédéric Vanheule

Deux entretiens de deux heures avec le directeur général du Borussia Dortmund, Hans-Joachim Watzke, ont suffi à Jürgen Klopp (46 ans) pour prolonger son contrat jusqu'en 2018, de même qu'à ses adjoints Zeljko Buvac (" un partenaire et un ami ") et Peter Krawietz. Le flegmatique entraîneur a obtenu un doublement de son salaire (six millions par an contre trois) mais un contrat de très longue durée. Il présente les plus longs états de service au sein d'un club de Bundesliga, actuellement. " 100% BVB! ", a résumé Klopp. Seul Ottmar Hitzfeld le surpasse au sein du club de Rhénanie-Westphalie : l'actuel sélectionneur de la Suisse y a travaillé de 1991 à 1997.Klopp a entamé sa mission au Borussia Dortmund le 1er juillet 2008. Le professeur de football y a appliqué ses concepts habituels : un football pied au plancher et beaucoup d'engagement. Malgré les difficultés financières que le club connaissait alors, Klopp a tenu bon. On peut considérer ces cinq ans et demi comme une époque particulière, traversée avec un noyau très jeune, faute d'argent, puisque le Borussia a enlevé deux titres, un doublé et a atteint la finale de la Ligue des Champions la saison passée contre le Bayern. Le bulletin est particulièrement brillant.Michael Zorc, le directeur sportif, mise sur la continuité. L'ancien joueur, impliqué dans la gestion du club depuis 1998, espère aussi délivrer un signal suffisamment fort pour décourager certains grands clubs européens de s'intéresser à ses joueurs et pour convaincre ceux-ci de prolonger leur mandat. Pourtant, la saison prochaine, il devra se débrouiller sans son buteur polonais, Robert Lewandowski (25 ans), qui arrive au terme de son contrat et annoncera l'identité de son prochain employeur en janvier prochain. Ce sera sans doute, avec un an de retard, le Bayern, le principal rival de Dortmund, bien que plusieurs formations anglaises suivent de près la machine à buts.L'atout de Klopp est simple : par son charisme et sa passion, il parvient à convaincre les joueurs de se défaire de leur égo au profit du collectif. Le dernier exemple en date est la reconversion de Kevin Grosskreutz (25 ans), un vif ailier, en arrière droit doté de profondeur et d'abattage. Le joueur a d'ailleurs été récompensé de sa bonne volonté puisque Joachim Löw l'a repris en équipe nationale. L'entraîneur a également une large part dans le développement de Marco Reus (24 ans), devenu un ténor de Bundesliga, ainsi que dans l'épanouissement de l'international arménien Henrikh Mkhitaryan (24 ans) et du Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang (24 ans). Klopp s'entend à merveille avec l'ensemble du club, de la direction aux joueurs.Il reste une bête de football, un passionné, qui a sa propre conception du jeu. " J'apprécie le football qu'Arsène Wenger développe avec Arsenal ", a-t-il déclaré la semaine dernière avant d'affronter les Gunners en Ligue des Champions. " Son équipe conserve le ballon et a la volonté de jouer. C'est comme un orchestre mais plutôt une symphonie, un air tranquille. Ceci dit, je préfère le heavy metal. Le football typiquement anglais, fait de duels, sous la pluie, sur un terrain boueux, un football développé par des joueurs crottés. " Par Frédéric Vanheule