"La fête de Pep" a titré The Guardian, avant de noter que "la seule star mondial de cette organisation est le manager".

"Ils n'ont pas été chercher Ronaldo ou Messi, mais ils ont investi dans de jeunes joueurs talentueux, qui ont presque tous été poussés à l'extrême limite de leur talent", salue le quotidien, alors que "City" a encore l'opportunité de réussir un triplé Coupe de la Ligue-Premier League-Coupe d'Angleterre historique s'il s'impose en finale de la FA Cup samedi à Wembley contre Watford.

"Manchester City pourrait acheter de grands joueurs, assez bons pour les emmener sur les sommets, mais ils ne pourraient jamais y rester. Parce qu'on ne peut pas acheter la faim, l'envie quotidienne qui alimente les plus grandes équipes", a estimé de son côté l'Independent, qui pointe "l'intensité et les exigences quotidiennes de son obsessionnel manager".

D'autres publications, comme le Daily Mail, s'émerveillent de la lutte avec Liverpool, jusqu'à l'ultime journée du championnat.

"L'équipe de Pep Guardiola se distingue par la présence de Liverpool, tout juste derrière elle. Liverpool est sans aucun doute l'une des meilleures équipes que la compétition ait jamais connues", écrit le tabloïd. "Cette campagne est une bataille de superlatifs. Liverpool a été extraordinairement bon. Incroyablement, City a été encore meilleur."

Un demi-milliard de livres

Les "Reds" "sont en droit de se demander ce qu'il est possible de faire de plus, étant donné qu'ils ont mené l'une des campagnes de championnat les plus spectaculaires de l'histoire", note l'Independent.

Jürgen Klopp a souligné dimanche que la puissance financière de son rival Manchester City, détenu par un membre de la famille régnante d'Abou Dhabi, rendrait les choses encore plus difficile la saison prochaine. Mais pour le Times, l'entraîneur de Liverpool n'a que partiellement raison.

Le quotidien de référence préfère saluer l'efficacité et la sagesse des investissements: "Plus d'un demi-milliard de livres a été dépensé sur l'une des escouades les plus chères et les plus brillantes jamais réunies. Mais nous n'avons qu'à regarder au bout de la rue, à Manchester United, pour constater qu'il est aussi possible de jeter les millions par les fenêtres."

"Le danger, alors que City a battu tant de records en deux ans de domination nationale (198 points en championnat sur un total possible de 228), c'est de considérer ça comme facile, normal, attendu. Ces chiffres suggèrent une machine implacable", écrit le journal. "C'est en regardant Guardiola sur la touche que l'on voit le stress, la détresse, la pression qui n'a pas cessé depuis août dernier et qui a nécessité 18 victoires sur 19 depuis Noël pour rester devant le brillant Liverpool de Jürgen Klopp."