Le football aux îles Féroé

53.000 personnes peuplent ces dix-huit îles isolées dans l'Atlantique-Nord, et vibrent aux abords des nombreux terrains construits à flanc de colline et au milieu des fjords. Difficile d'incarner mieux le football que sur le sol accidenté des Féroé. La preuve en images.

Le football aux îles Féroé
Eiði Ancien antre de l'EB/Streymur, le terrain d'Eiði accueille désormais les campeurs. Les vestiaires servent de douches et la buvette de salon. Un conseil: toujours se méfier des rafales dans le rond central. © belga

53.000 personnes peuplent ces dix-huit îles isolées dans l'Atlantique-Nord, et vibrent aux abords des nombreux terrains construits à flanc de colline et au milieu des fjords. Difficile d'incarner mieux le football que sur le sol accidenté des Féroé. La preuve en images.

Klaksvík © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

Capitale de la pêche et deuxième ville du pays (5.000 habitants), Klaksvík possède surtout les supporters les plus chauds. Une version féroïenne du Standard, ici lors du Clásico des Îles contre le HB Tórshavn.

Eiði © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

C'est l'une des curiosités de l'élite féroïenne: l'EB/Streymur, fruit d'une fusion, joue une année sur deux sur ce terrain flambant neuf, à Eiði. Ici, le bourgmestre tâte aussi du cuir, mais chez les concurrents de Runavík.

Fuglafjørður © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

Une tribune creusée dans le talus, bordée par la route et une vue à 360° sur les montagnes, les cascades et l'océan. Fuglafjørður - "fjord aux oiseaux" - ou le stade le plus dingue des Féroé.

Hvalba © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

Attention, espèce rare: voici le seul terrain en herbe de tout l'archipel. C'est celui du Royn Hvalba, pensionnaire de D3 et de Suðuroy, l'île du sud uniquement joignable par bateau. Bonne chance.

Miðvágur © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

Un club centenaire en D4, le dernier échelon, et un mouton qui lui tourne le dos. C'est la triste, mais néanmoins pittoresque réalité du MB Miðvágur, à cinq minutes du lac suspendu de Sørvágsvatn.

Tórshavn © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

Écran géant et nouvelles tribunes: les travaux qui le charcutent depuis 2009 permettent aujourd'hui au Tórsvøllur, dans la capitale Tórshavn, d'accueillir 12% de la population des îles pour encourager les équipes nationales masculines et féminines. Payées équitablement depuis quatre ans.

Tjørnuvík © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

D'aucuns empruntent la route escarpée qui mène au magnifique village de Tjørnuvík pour jouir de son joli spot de surf ou se promener entre les maisons en bois et les poissons séchés. D'autres viennent y jouer dans l'agora.

Tvøroyri © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

L'an prochain, le TB Tvøroyri célèbrera ses 130 ans d'existence. Avec un bilan de deux sur 45 depuis la reprise de la Premier League, il y a beaucoup de chances que le plus vieux club de l'archipel fête son anniversaire en D2.

Viðareiði © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

À la pointe nord, sur l'île de Viðoy, l'agora de Viðareiði reste l'un des seuls endroits à l'abri du vent. Derrière, la montagne abrite la plus haute falaise d'Europe: le Cap Enniberg (754 mètres). Sensations garanties.

Sørvágur © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

L'aéroport à proximité et l'île aux oiseaux de Mykines en fond: voir un match du 07 Vestur est un très bon moyen de décoller. Et c'est encore mieux quand le milieu adverse, curé dans le civil, prend une carte rouge.

Toftir © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

Alain De Nil n'a probablement pas oublié ce stade. Il y a 28 ans, l'ancien médian du Cercle y étrennait son unique cap diabolique. Depuis, le Svangaskarð a accueilli plus de 6.600 spectateurs contre Malte en 1997, avant de perdre son statut d'enceinte nationale. Trop de ballons à la mer.

Eiði © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

Ancien antre de l'EB\/Streymur, le terrain d'Eiði accueille désormais les campeurs. Les vestiaires servent de douches et la buvette de salon. Un conseil: toujours se méfier des rafales dans le rond central.

Sandvík © EMILIEN HOFMAN & NICOLAS TAIANA

Le terrain date mais a ses raisons: jusqu'en 1969 et la construction d'un tunnel, Sandvík et ses cent âmes à peine étaient complètement isolées. Du coup, au choix: les dimanches d'hiver, c'était tricot ou sixte.