Il s'était déjà rendu insupportable par ses caprices auprès de Philippe Clement. La Bundesliga a elle aussi découvert l'imprévisibilité d' Emmanuel Dennis.
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Il s'était déjà rendu insupportable par ses caprices auprès de Philippe Clement. La Bundesliga a elle aussi découvert l'imprévisibilité d' Emmanuel Dennis. Ses débuts fin janvier, sous la direction de Markus Gisdol, ont pourtant été prometteurs. Cologne, qui l'a aligné au coeur de son attaque, a remporté des victoires contre l'Arminia Bielefeld (3-1) et au Borussia Mönchengladbach (1-2). Dennis a étalé son explosivité, mais son bilan s'est révélé bien maigre durant les sept premiers matches: un seul assist en 374 minutes de jeu. Le Nigérian a donc rapidement usé son crédit: trop peu d'impact sur le jeu, un langage corporel négatif et une certaine inutilité en perte de balle. L'entraîneur et ses coéquipiers se sont détournés de lui. Le défenseur central Rafael Czichos n'a pas hésité à appeler un chat un chat, après l'entrée au jeu ratée de Dennis lors de la défaite 2-1 à l'Union Berlin, dans le courant du mois de mars. Dans les arrêts de jeu, sur un coup de coin, tout le monde était massé dans le rectangle, y compris le gardien Timo Horn. Las, Dennis a décidé de dribbler, a perdu le ballon et scellé la défaite de son équipe. Le Nigérian n'a pas été sélectionné contre le Borussia Dortmund ni Mayence. Mi-avril, Friedhelm Funkel, le nouveau coach, l'a titularisé face au Bayer Leverkusen. Cologne s'est incliné 3-0. Dennis n'a pas redoré son blason à la pointe de l'attaque, dans un 4-2-3-1, puisqu'il n'a pas décollé du banc lors des matches suivants. Dimanche dernier, ça s'est confirmé: Dennis n'a même pas été repris pour le match crucial contre Fribourg, rencontre qui s'est par ailleurs achevée sur une nouvelle défaite 1-4.