D'un côté, le plus vieux club de la ville, l'Atletico Mineiro, surnommé O Galo (le coq), qui s'est longtemps reposé sur sa suprématie régionale (42 titres de champion d'Etat, pour 36 à Cruzeiro) et sur son énorme base populaire. Car au niveau national, jusqu'en 2013, l'Atletico Mineiro avait l'image d'un sympathique looser dont le principal fait d'armes avait été de coiffer le premier championnat du Brésil, nouvelle formule, en 1971 au nez et à la barbe des grosses cylindrées, toutes emmenées par les champions du monde de 1970.

Les Alvinegra avaient, eux, pu s'appuyer sur le sentiment de revanche de l'éternel Dada Maravilha, suppléant à la Coupe du Monde mais extraordinaire lors de cette saison 1971. Par après, plus rien pour O Galo. Pire que cela : une descente en 2005. Mais en 2011, le club décide d'investir et s'offre le retour de Ronaldinho au Brésil. Dans le sillage de l'ancien joueur de Barcelone, l'Atletico va conquérir la dernière édition de la Copa Libertadores, son premier trophée international.

De l'autre, le Cruzeiro, longtemps confiné dans l'ombre. Ce club uniquement ouvert aux immigrés italiens, va commencer à grandir dans les années 40. En 1942, une nouvelle loi interdisant à toute institution de faire référence à l'une des trois puissances de l'axe, oblige le club de changer son nom. Il opte pour la Cruzeiro do sul, la constellation de la Croix du Sud, symbole du Brésil. La Raposa (renard), sous la conduite du génial Tostao, va devenir un grand nom du foot brésilien fin des années 60. En 1966, Cruzeiro enlève son premier titre national dans l'ancêtre de la compétition actuelle. La Copa Libertadores suivra en 1976 et 1997. Un autre championnat en 2003.

La rivalité entre l'Atletico Mineiro et la Mafia Azul trouve donc son terreau dans les sixties suite à l'érection du fabuleux stade Mineirao en 1965. Les deux clubs allaient se partager ce stade géré par l'Etat. Mais aujourd'hui, l'Atletico préfère encore son vieux stade de l'Independencia, là où le club s'est exilé suite aux travaux du Mineirao et où il est invaincu depuis 38 rencontres. Si Cruzeiro a conclu un bail de 25 ans pour occuper le Mineirao relooké, l'Atletico se tâte encore.

D'un côté, le plus vieux club de la ville, l'Atletico Mineiro, surnommé O Galo (le coq), qui s'est longtemps reposé sur sa suprématie régionale (42 titres de champion d'Etat, pour 36 à Cruzeiro) et sur son énorme base populaire. Car au niveau national, jusqu'en 2013, l'Atletico Mineiro avait l'image d'un sympathique looser dont le principal fait d'armes avait été de coiffer le premier championnat du Brésil, nouvelle formule, en 1971 au nez et à la barbe des grosses cylindrées, toutes emmenées par les champions du monde de 1970. Les Alvinegra avaient, eux, pu s'appuyer sur le sentiment de revanche de l'éternel Dada Maravilha, suppléant à la Coupe du Monde mais extraordinaire lors de cette saison 1971. Par après, plus rien pour O Galo. Pire que cela : une descente en 2005. Mais en 2011, le club décide d'investir et s'offre le retour de Ronaldinho au Brésil. Dans le sillage de l'ancien joueur de Barcelone, l'Atletico va conquérir la dernière édition de la Copa Libertadores, son premier trophée international. De l'autre, le Cruzeiro, longtemps confiné dans l'ombre. Ce club uniquement ouvert aux immigrés italiens, va commencer à grandir dans les années 40. En 1942, une nouvelle loi interdisant à toute institution de faire référence à l'une des trois puissances de l'axe, oblige le club de changer son nom. Il opte pour la Cruzeiro do sul, la constellation de la Croix du Sud, symbole du Brésil. La Raposa (renard), sous la conduite du génial Tostao, va devenir un grand nom du foot brésilien fin des années 60. En 1966, Cruzeiro enlève son premier titre national dans l'ancêtre de la compétition actuelle. La Copa Libertadores suivra en 1976 et 1997. Un autre championnat en 2003. La rivalité entre l'Atletico Mineiro et la Mafia Azul trouve donc son terreau dans les sixties suite à l'érection du fabuleux stade Mineirao en 1965. Les deux clubs allaient se partager ce stade géré par l'Etat. Mais aujourd'hui, l'Atletico préfère encore son vieux stade de l'Independencia, là où le club s'est exilé suite aux travaux du Mineirao et où il est invaincu depuis 38 rencontres. Si Cruzeiro a conclu un bail de 25 ans pour occuper le Mineirao relooké, l'Atletico se tâte encore.