Lundi dernier, nous lancions une mini-enquête à propos de la Coupe du monde au Qatar prévue fin 2022. 827 d'entre-vous ont répondu aux sept questions posées : 461 néerlandophones et 366 francophones.

Pas moins de 80 % des personnes ayant répondu au sondage ne verraient pas d'inconvénient au boycott de la Coupe du monde au Qatar. Les néerlandophones (86 %) sont légèrement plus nombreux que les francophones (73 %) à considérer une telle mesure justifiée.

À la question de savoir comment devrait se manifester ce boycott, 79 % ont coché la case : "déplacer la Coupe du monde dans un autre pays". 15% n'enverraient pas les Diables rouges au Qatar et 6% boycotteraient le tournoi en ne le regardant pas.

Il est intéressant de noter que les néerlandophones (19 %) sont beaucoup plus nombreux que les francophones (9 %) à ne pas vouloir envoyer l'équipe nationale au Qatar.

6.500 morts

Le fait qu'au moins 6.500 travailleurs soient morts au Qatar pendant la construction des stades de la Coupe du monde ne passe évidemment pas aux yeux des personnes interrogées. 74 % trouvent cela scandaleux et 20 % disent que cela ne devrait pas arriver.

Par conséquent, 94 % des sondés estiment que la situation des droits humains dans les pays candidats devrait être prise en compte lors de l'attribution d'une Coupe du monde.

Le Qatar a obtenu l'organisation de la Coupe du monde 2022 en 2010 à l'issue d'un vote au sein de la FIFA. Il est apparu par la suite qu'un certain nombre de commissaires de la FIFA avaient été soudoyés pour voter en faveur du pays asiatique. 57 % des sondés préconisent donc qu'un autre organisme, comme les Nations Unies, soit autorisé à gérer l'attribution de la Coupe du monde. 36 % se montrent plutôt résignés et estiment que la corruption a toujours existé. Les francophones en particulier - pas moins de 56 % - partagent cette opinion, alors que le chiffre pour les néerlandophones n'est que de 21 %.

Seule une petite minorité de 7 % pense que la FIFA a changé et qu'il n'y aura plus de corruption en son sein.

Pas opportun ?

La Fédération belge de football a déclaré, par l'intermédiaire de son directeur général Peter Bossaert, qu'un boycott de la Coupe du monde n'était "pas opportun", car "les travailleurs immigrés en seraient les principales victimes". 69% du public n'est pas d'accord avec cette affirmation.

Ici encore, on note une différence notable entre le nord et le sud du pays. 80% des néerlandophones ne suivent pas le raisonnement de la fédé, alors que le chiffre pour les francophones n'est que de 55%.

Mais dans les deux parties du pays, les gens s'accordent à dire que la FIFA devrait exercer davantage de pression sur le Qatar pour l'obliger à faire des changements. 93 % des néerlandophones le pensent, tout comme 95 % des francophones.

Lundi dernier, nous lancions une mini-enquête à propos de la Coupe du monde au Qatar prévue fin 2022. 827 d'entre-vous ont répondu aux sept questions posées : 461 néerlandophones et 366 francophones.Pas moins de 80 % des personnes ayant répondu au sondage ne verraient pas d'inconvénient au boycott de la Coupe du monde au Qatar. Les néerlandophones (86 %) sont légèrement plus nombreux que les francophones (73 %) à considérer une telle mesure justifiée. À la question de savoir comment devrait se manifester ce boycott, 79 % ont coché la case : "déplacer la Coupe du monde dans un autre pays". 15% n'enverraient pas les Diables rouges au Qatar et 6% boycotteraient le tournoi en ne le regardant pas. Il est intéressant de noter que les néerlandophones (19 %) sont beaucoup plus nombreux que les francophones (9 %) à ne pas vouloir envoyer l'équipe nationale au Qatar.Le fait qu'au moins 6.500 travailleurs soient morts au Qatar pendant la construction des stades de la Coupe du monde ne passe évidemment pas aux yeux des personnes interrogées. 74 % trouvent cela scandaleux et 20 % disent que cela ne devrait pas arriver. Par conséquent, 94 % des sondés estiment que la situation des droits humains dans les pays candidats devrait être prise en compte lors de l'attribution d'une Coupe du monde.Le Qatar a obtenu l'organisation de la Coupe du monde 2022 en 2010 à l'issue d'un vote au sein de la FIFA. Il est apparu par la suite qu'un certain nombre de commissaires de la FIFA avaient été soudoyés pour voter en faveur du pays asiatique. 57 % des sondés préconisent donc qu'un autre organisme, comme les Nations Unies, soit autorisé à gérer l'attribution de la Coupe du monde. 36 % se montrent plutôt résignés et estiment que la corruption a toujours existé. Les francophones en particulier - pas moins de 56 % - partagent cette opinion, alors que le chiffre pour les néerlandophones n'est que de 21 %.Seule une petite minorité de 7 % pense que la FIFA a changé et qu'il n'y aura plus de corruption en son sein.La Fédération belge de football a déclaré, par l'intermédiaire de son directeur général Peter Bossaert, qu'un boycott de la Coupe du monde n'était "pas opportun", car "les travailleurs immigrés en seraient les principales victimes". 69% du public n'est pas d'accord avec cette affirmation.Ici encore, on note une différence notable entre le nord et le sud du pays. 80% des néerlandophones ne suivent pas le raisonnement de la fédé, alors que le chiffre pour les francophones n'est que de 55%. Mais dans les deux parties du pays, les gens s'accordent à dire que la FIFA devrait exercer davantage de pression sur le Qatar pour l'obliger à faire des changements. 93 % des néerlandophones le pensent, tout comme 95 % des francophones.