Sept moments forts d'une année rendue exceptionnelle par la crise du coronavirus:

1. Coutinho décevant, la défense décimée

En octobre, les deux défenseurs centraux titulaires se blessent gravement: l'international Niklas Süle (ligaments croisés genou) et la nouvelle recrue Lucas Hernandez (ligaments croisés cheville), le champion du monde français débauché de l'Atletico Madrid pour 80 millions d'euros, sont indisponibles pour plusieurs mois.

L'entraîneur Niko Kovac hésite longtemps pour trouver une charnière, et c'est finalement Hansi Flick son successeur qui installera le duo David Alaba/Jérôme Boateng, extrêmement performant en 2020.

Par ailleurs, Philippe Coutinho, arrivé de Barcelone et présenté comme LA star qui va illuminer la Bundesliga, ne trouve pas sa place dans l'équipe et reste globalement très en deçà des attentes (8 buts, six passes décisives).

2. Le coup de tonnerre de Tottenham

Le 1er octobre, le Bayern va gagner 7-2 à Londres en Ligue des champions contre Tottenham, le finaliste sortant. Serge Gnabry réussit un quadruplé. La presse allemande et internationale parle d'un "signal lancé à l'Europe" par le club allemand, qui n'a plus remporté la compétition depuis 2013.

Sur sa lancée, le Bayern balaye tout en Europe. Il gagne en février son 8e de finale aller à Chelsea 3-0, mais le match retour est reporté pour cause de coronavirus. Il devrait avoir lieu en août, à Munich.

3. La chute de Kovac

L'exploit de Tottenham est l'arbre qui cache la forêt. Cinq victoires seulement pour leurs dix premiers matches de Bundesliga: jamais les champions en titre n'ont commencé une saison aussi mal depuis 2010/2011.

L'équipe joue un football stéréotypé et ennuyeux. Les leaders du vestiaires lâchent l'entraîneur.

Le coup de grâce est donné par Francfort, l'ancien club de Kovac, qui étrille le Bayern 5-1 le 2 novembre.

Le coach est remercié le lendemain et remplacé par un inconnu du grand public, son adjoint Hansi Flick.

4. "Tchüss" Uli

Après quatre décennies de règne, le légendaire Uli Hoeness quitte la présidence du club en novembre, à l'âge de 67 ans. Sous sa férule, le chiffre d'affaires a bondi de 12 millions de deutschmarks (6 millions d'euros) à 750 millions d'euros (consolidé avec les filiales)! Sur la même période, les Bavarois ont remporté 58 titres, dont 24 Bundesliga et deux Ligues des champions (2001, 2013).

Son successeur s'appelle Herbert Hainer: il est l'ancien patron du groupe Adidas.

5. L'éclosion de Flick

En quelques semaines, les résultats et les qualités humaines de Flick projettent cet homme de l'ombre de 54 ans en pleine lumière.

Depuis son arrivée, le "Rekordmeister" a remporté 26 de ses 29 matches (deux défaites, un nul) toutes compétitions confondues, avec une moyenne de plus de trois buts par rencontre.

Modeste mais déterminé, rigoureux mais très à l'écoute des joueurs, il fait l'unanimité auprès des cadres du vestiaire, qui apprécient aussi la liberté qu'il laisse à chacun sur le terrain.

6. Le coronavirus

Alors que la Bavière impose le confinement en mars, le Bayern met immédiatement en place des séances collectives d'entraînement par vidéo-conférence. Sur tapis roulants et vélos d'intérieur, les joueurs se "retrouvent" en ligne pour suer tous ensemble et surtout rester en contact.

"Nous devons tout faire pour réagir positivement à la situation", explique Flick.

Au retour sur les terrains, les ogres de Bavière n'ont rien perdu de leur appétit, ni de leur forme: huit matches, huit victoires depuis la reprise, dont un Klassiker gagné 1-0 à Dortmund le 26 mai.

7. Un triplé dans le viseur

Au Bayern, un titre de champion est le minimum attendu. Le doublé avec la coupe serait une cerise sur la gâteau. Le prochain moment fort de la saison sera donc la finale contre Leverkusen, le 4 juillet au stade olympique de Berlin.

Restera en août à finir le parcours en Ligue des champions. La génération moins de 25 ans, les Süle, Pavard, Davies, Goretzka, Kimmich, Gnabry ou Coman n'a que cela en tête: imiter leurs devanciers en soulevant à leur tour la Coupe aux grandes oreilles.

Sept moments forts d'une année rendue exceptionnelle par la crise du coronavirus:1. Coutinho décevant, la défense déciméeEn octobre, les deux défenseurs centraux titulaires se blessent gravement: l'international Niklas Süle (ligaments croisés genou) et la nouvelle recrue Lucas Hernandez (ligaments croisés cheville), le champion du monde français débauché de l'Atletico Madrid pour 80 millions d'euros, sont indisponibles pour plusieurs mois.L'entraîneur Niko Kovac hésite longtemps pour trouver une charnière, et c'est finalement Hansi Flick son successeur qui installera le duo David Alaba/Jérôme Boateng, extrêmement performant en 2020.Par ailleurs, Philippe Coutinho, arrivé de Barcelone et présenté comme LA star qui va illuminer la Bundesliga, ne trouve pas sa place dans l'équipe et reste globalement très en deçà des attentes (8 buts, six passes décisives).2. Le coup de tonnerre de TottenhamLe 1er octobre, le Bayern va gagner 7-2 à Londres en Ligue des champions contre Tottenham, le finaliste sortant. Serge Gnabry réussit un quadruplé. La presse allemande et internationale parle d'un "signal lancé à l'Europe" par le club allemand, qui n'a plus remporté la compétition depuis 2013. Sur sa lancée, le Bayern balaye tout en Europe. Il gagne en février son 8e de finale aller à Chelsea 3-0, mais le match retour est reporté pour cause de coronavirus. Il devrait avoir lieu en août, à Munich.3. La chute de KovacL'exploit de Tottenham est l'arbre qui cache la forêt. Cinq victoires seulement pour leurs dix premiers matches de Bundesliga: jamais les champions en titre n'ont commencé une saison aussi mal depuis 2010/2011. L'équipe joue un football stéréotypé et ennuyeux. Les leaders du vestiaires lâchent l'entraîneur.Le coup de grâce est donné par Francfort, l'ancien club de Kovac, qui étrille le Bayern 5-1 le 2 novembre.Le coach est remercié le lendemain et remplacé par un inconnu du grand public, son adjoint Hansi Flick.4. "Tchüss" UliAprès quatre décennies de règne, le légendaire Uli Hoeness quitte la présidence du club en novembre, à l'âge de 67 ans. Sous sa férule, le chiffre d'affaires a bondi de 12 millions de deutschmarks (6 millions d'euros) à 750 millions d'euros (consolidé avec les filiales)! Sur la même période, les Bavarois ont remporté 58 titres, dont 24 Bundesliga et deux Ligues des champions (2001, 2013).Son successeur s'appelle Herbert Hainer: il est l'ancien patron du groupe Adidas.5. L'éclosion de FlickEn quelques semaines, les résultats et les qualités humaines de Flick projettent cet homme de l'ombre de 54 ans en pleine lumière.Depuis son arrivée, le "Rekordmeister" a remporté 26 de ses 29 matches (deux défaites, un nul) toutes compétitions confondues, avec une moyenne de plus de trois buts par rencontre.Modeste mais déterminé, rigoureux mais très à l'écoute des joueurs, il fait l'unanimité auprès des cadres du vestiaire, qui apprécient aussi la liberté qu'il laisse à chacun sur le terrain.6. Le coronavirusAlors que la Bavière impose le confinement en mars, le Bayern met immédiatement en place des séances collectives d'entraînement par vidéo-conférence. Sur tapis roulants et vélos d'intérieur, les joueurs se "retrouvent" en ligne pour suer tous ensemble et surtout rester en contact."Nous devons tout faire pour réagir positivement à la situation", explique Flick.Au retour sur les terrains, les ogres de Bavière n'ont rien perdu de leur appétit, ni de leur forme: huit matches, huit victoires depuis la reprise, dont un Klassiker gagné 1-0 à Dortmund le 26 mai. 7. Un triplé dans le viseurAu Bayern, un titre de champion est le minimum attendu. Le doublé avec la coupe serait une cerise sur la gâteau. Le prochain moment fort de la saison sera donc la finale contre Leverkusen, le 4 juillet au stade olympique de Berlin. Restera en août à finir le parcours en Ligue des champions. La génération moins de 25 ans, les Süle, Pavard, Davies, Goretzka, Kimmich, Gnabry ou Coman n'a que cela en tête: imiter leurs devanciers en soulevant à leur tour la Coupe aux grandes oreilles.