"Son pied gauche extraordinaire lui permettait de faire tout ce qu'il voulait avec le ballon. C'était exceptionnel de se rendre compte au plus près de ce qu'était le talent dans sa dimension suprême", se rappelle pour l'AFP Alain Giresse, qui a battu le FC Barcelone du "Pibe de Oro" en 1983 dans le cadre d'un tournoi amical à Bordeaux.

Maradona, ou Lionel Messi aujourd'hui, "ces gars-là sont dans certaines circonstances inarrêtables", analyse l'ancien milieu français.

"Des joueurs de cette dimension, quand ils sont en plus au meilleur de leur forme, vous n'avez pas de moyen régulier de l'empêcher de pouvoir l'exprimer. (...) C'est essayer de faire en sorte qu'il n'ait pas le ballon, couper la transmission. Mais une fois qu'il a le ballon dans les pieds, c'est imprenable. Il a une couverture de balle, et s'il attaque de front vous ne pouvez rien faire."

Même constat pour l'Allemand Lothar Matthäus, qui a affronté le "Diez" deux fois en finale de Coupe du monde avec le maillot de la RFA, pour une défaite (3-2 en 1986) et une victoire (1-0 en 1990).

"Le ballon lui obéissait"

"Le ballon lui obéissait toujours, même à vitesse maximale (...) La meilleure chose à faire était de l'empêcher d'avoir le ballon", témoigne-t-il dans les colonnes du journal Bild.

"Quand il s'entraînait, juste pour donner un exemple, il envoyait le ballon au ciel avec un effet que lui seul comprenait, et pendant que le ballon volait, Diego faisait des exercices comme s'il ne se rappelait pas l'avoir envoyé en l'air. Mais quand le ballon, retombant, arrivait à sa hauteur, il le regardait à nouveau en feignant la surprise pour la renvoyer au ciel avec un autre effet et l'oublier encore un moment", écrit dans El Pais Jorge Valdano. Lui a été à la fois son coéquipier en équipe d'Argentine et son adversaire quand Maradona évoluait à Barcelone et lui à Saragosse.

Légendaire entraîneur de l'AC Milan quand le club du Nord était le grand rival en championnat d'Italie du Napoli de Maradona, Arrigo Sacchi s'est remémoré ses confrontations avec le "Pibe de Oro": "Jouer contre Diego, c'était comme avoir une épée de Damoclès au dessus de la tête, tôt ou tard, il frappait", a-t-il témoigné dans le journal Il Giorno.

"Interdiction de faire la moindre erreur"

"Diego faisait les choses différemment des autres. Il était trapu, fort sur ses jambes, qui faisait des gestes techniques différents, qui avait une grande vivacité, qui allait au contact. Il était au-dessus. C'était un buteur mais il faisait des gestes techniques exceptionnels", s'est remémoré sur RTL Michel Platini, qui l'a affronté avec le maillot de la Juventus Turin et une fois avec l'équipe de France, lors d'un amical en 1986 soldé par une victoire française (2-0).

Un des rares défenseurs à avoir réussi à le museler, Benoît Tihy, défenseur de Toulouse le jour où le club français a éliminé le grand Napoli en Coupe UEFA 1986, s'est remémoré la confrontation: "Je me disais 'interdiction de faire la moindre erreur! Sinon, ça coûtera cher'".

Après le match, "Maradona est venu me féliciter. Peu de grands joueurs l'auraient fait", ajoute le Français. Puis "il s'est pris la tête entre les mains. L'habituel héros est retourné vers son banc comme un petit garçon perdu".

"Son pied gauche extraordinaire lui permettait de faire tout ce qu'il voulait avec le ballon. C'était exceptionnel de se rendre compte au plus près de ce qu'était le talent dans sa dimension suprême", se rappelle pour l'AFP Alain Giresse, qui a battu le FC Barcelone du "Pibe de Oro" en 1983 dans le cadre d'un tournoi amical à Bordeaux.Maradona, ou Lionel Messi aujourd'hui, "ces gars-là sont dans certaines circonstances inarrêtables", analyse l'ancien milieu français. "Des joueurs de cette dimension, quand ils sont en plus au meilleur de leur forme, vous n'avez pas de moyen régulier de l'empêcher de pouvoir l'exprimer. (...) C'est essayer de faire en sorte qu'il n'ait pas le ballon, couper la transmission. Mais une fois qu'il a le ballon dans les pieds, c'est imprenable. Il a une couverture de balle, et s'il attaque de front vous ne pouvez rien faire."Même constat pour l'Allemand Lothar Matthäus, qui a affronté le "Diez" deux fois en finale de Coupe du monde avec le maillot de la RFA, pour une défaite (3-2 en 1986) et une victoire (1-0 en 1990)."Le ballon lui obéissait""Le ballon lui obéissait toujours, même à vitesse maximale (...) La meilleure chose à faire était de l'empêcher d'avoir le ballon", témoigne-t-il dans les colonnes du journal Bild."Quand il s'entraînait, juste pour donner un exemple, il envoyait le ballon au ciel avec un effet que lui seul comprenait, et pendant que le ballon volait, Diego faisait des exercices comme s'il ne se rappelait pas l'avoir envoyé en l'air. Mais quand le ballon, retombant, arrivait à sa hauteur, il le regardait à nouveau en feignant la surprise pour la renvoyer au ciel avec un autre effet et l'oublier encore un moment", écrit dans El Pais Jorge Valdano. Lui a été à la fois son coéquipier en équipe d'Argentine et son adversaire quand Maradona évoluait à Barcelone et lui à Saragosse.Légendaire entraîneur de l'AC Milan quand le club du Nord était le grand rival en championnat d'Italie du Napoli de Maradona, Arrigo Sacchi s'est remémoré ses confrontations avec le "Pibe de Oro": "Jouer contre Diego, c'était comme avoir une épée de Damoclès au dessus de la tête, tôt ou tard, il frappait", a-t-il témoigné dans le journal Il Giorno."Interdiction de faire la moindre erreur""Diego faisait les choses différemment des autres. Il était trapu, fort sur ses jambes, qui faisait des gestes techniques différents, qui avait une grande vivacité, qui allait au contact. Il était au-dessus. C'était un buteur mais il faisait des gestes techniques exceptionnels", s'est remémoré sur RTL Michel Platini, qui l'a affronté avec le maillot de la Juventus Turin et une fois avec l'équipe de France, lors d'un amical en 1986 soldé par une victoire française (2-0).Un des rares défenseurs à avoir réussi à le museler, Benoît Tihy, défenseur de Toulouse le jour où le club français a éliminé le grand Napoli en Coupe UEFA 1986, s'est remémoré la confrontation: "Je me disais 'interdiction de faire la moindre erreur! Sinon, ça coûtera cher'".Après le match, "Maradona est venu me féliciter. Peu de grands joueurs l'auraient fait", ajoute le Français. Puis "il s'est pris la tête entre les mains. L'habituel héros est retourné vers son banc comme un petit garçon perdu".