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QUI POUR REMPLACER MEUNIER ET WITSEL CONTRE LE DANEMARK ?Suspendus, les deux tauliers des Diables feront l'impasse sur le dernier match décisif contre le Danemark mercredi. L'occasion pour Roberto Martinez de s'essayer à quelques variantes. Si le remplaçant naturel d'Axel Witsel dans le coeur du jeu au côté de Youri Tielemans semble être Kevin De Bruyne aux yeux du sélectionneur, avec à charge dans ce cas-là pour Dennis Praet de suppléer le joueur de Manchester City un cran plus haut, Leander Dendoncker pourrait s'avérer plus complémentaire aux côtés de son ancien coéquipier à Anderlecht. Troisième possibilité pour Martinez, aligner Dennis Praet avec Tielemans.Les interrogations sont tout aussi nombreuses sur le nom du joueur appelé à prendre la place de Thomas Meunier comme piston droit. L'occasion serait belle pour Thomas Foket de profiter de la blessure de Tim Castagne pour s'offrir une deuxième titularisation en Diable, trois ans et demi après la première lors d'un amical en Russie (3-3, le 28 mars 2017), et une semaine après sa bonne entrée contre la Suisse. Une autre alternative serait de relancer Nacer Chadli dans un match à enjeu, dans un rôle qu'il connaît bien, même si c'est de l'autre côté de l'échiquier que l'ancien Anderlechtois a livré ses meilleurs matches à cette position, notamment lors du dernier Mondial.Et puis, comme il semble gagner des points ces derniers jours et qu'on verrait bien Roberto Martinez le titulariser contre le Danemark, il y a aussi la possibilité de voir débuter Dennis Praet, encore lui, à une position inédite de piston droit. Enfin, mais c'est sans doute là l'option la moins probable, on pourrait imaginer que Thorgan Hazard, titulaire à gauche contre l'Angleterre et la Suisse, traverse le terrain pour s'installer à droite un an presque jour pour jour après avoir occupé cette même position contre Chypre en éliminatoires pour le Championnat d'Europe (6-1, le 19 novembre 2019) , et ainsi laisser une première vraie chance à Joris Kayembe sur le flanc gauche. Au jeu du foot fiction, les options sont de toutes façons toujours légions, parfois fantaisistes. Au sélectionneur de les rendre crédibles.TOBY ALDERWEIRELD EST-IL LE NOUVEAU PATRON DES DIABLES ?"Point faible", "roue de secours", on a tout dit de Toby Alderweireld, y compris qu'il personnifiait à lui seul le problème des latéraux en Belgique. C'était à ses débuts en sélection. Jamais vraiment apparenté à la génération dorée des Diables dans ses jeunes années, l'Anversois n'avait pas au départ, la polyvalence d'un Jan Vertonghen, l'élégance d'un Thomas Vermaelen et encore moins le charisme d'un Vincent Kompany. Quand il est appelé en sélection pour la première fois par Franky Vercauteren en mai 2009, à l'occasion d'une revue globale des troupes, Alderweireld est accompagné de Kevin Roelandts, Gill Swerts ou Geoffrey Mujangi Bia. Et pas plus que ces trois-là, celui qui est alors remplaçant à l'Ajax de Marco Van Basten n'est pas vu comme une solution d'avenir. C'est Georges Leekens qui en fera le premier un titulaire chez les Diables à l'arrière droit. Une position contre nature, mais un poste auquel l'Ajacide s'affirme, même si c'est l'arrivée de Roberto Martinez et le passage à une défense à trois qui fera changer le désormais Spur de dimension. Repositionné dans l'axe, son jeu long fait des merveilles. En Coupe du monde, contre la Tunisie, sa régalade offerte à Eden Hazard n'étonne d'ailleurs pas grand monde. Deux ans plus tard, l'ambiance feutrée de Den Dreef et le match compliqué des Diables contre l'Angleterre ne resteront, eux, probablement pas dans les mémoires. Mais les puristes se souviendront peut-être que ce soir-là, si la Belgique a souffert sans prendre de buts et en concédant très peu d'occasions à ses adversaires, c'est en grande partie à Toby Alderweireld et ses 102 sélections qu'elle le doit. Bonhomme.LA FINLANDE DOIT-ELLE FAIRE PEUR AUX DIABLES ?Vainqueure d'une équipe de France remaniée avec son équipe B mercredi soir au Stade de France (0-2), et vainqueure, encore, mais avec son équipe A cette fois, de la Bulgarie ce dimanche (1-2) à Sofia, la Finlande a confirmé que sa 55e place au classement Fifa, coincée entre la Grèce et le Mali, ne reflétait peut-être pas actuellement le vrai niveau de la bande à Teemu Pukki. Avec ses onze buts sur ses treize dernières titularisations, l'attaquant trentenaire de Norwich est le symbole de cette Finlande qui gagne et qui retrouvera les Diables à l'occasion du troisième match de groupes en juin prochain lors de l'EURO. Dominés contre la France, acculés contre la Bulgarie, les Hiboux Grands Ducs ne révolutionnent pas le football moderne, mais peuvent compter sur une organisation sans faille. Pile le genre de bloc bas qui a longtemps dérangé les Diables de Marc Wilmots, mais dont ceux de Martinez ont appris à se jouer sans difficulté. En attendant de découvrir l'EURO en juin prochain, après avoir méritoirement devancer la Grèce et la Bosnie-Herzégovine dans son groupe de qualifications, la Finlande s'offrira un premier match de prestige ce mercredi au Pays de Galles. En cas de victoire à Cardiff, les coéquipiers de Jere Uronen (Genk) valideraient leur billet pour les demi-finales et se rapprocheraient d'une accession en Ligue A. Une occasion de plus de se frotter à nouveau aux Diables et de confirmer qu'après la génération Litmanen et les frères Eremenko, la Finlande a encore de la ressource.